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La responsabilité des politiques est plus importante que les défaillances des institutions

Pour moi, aucune constitution n’est mauvaise. C’est la gestion qui est faite par les gouvernants qui rend la constitution mauvaise. Ne rendons pas bouc émissaire les Institutions en oubliant l’action des gouvernants passés et présents. Trop compter sur les Institutions en omettant ou en occultant l’action des responsables politiques et sociales, et celles des cadres et intellectuels parmi où ils sont, constitue une réponse partielle et parcellaire et donc ne résout rien au final. On aura beau changer la Constitution dans un sens où l’autre mais si les nouveaux gouvernants ne sont pas à la hauteur des missions confiées et des objectifs de développement national, cela nous amènera au point de départ. Et on recommencera à nouveau. Choisissons les bons gouvernants.
Dans chaque île, il y a des compétences. Le prochain président pourra dans son programme proposer des aménagement ou un toilettage constitutionnel par référendum ou par la voix parlement aire après un débat national…. Renforcer l’unité des Comores ne signifie pas occulter nos propres responsabilités en cherchant des boucs émissaires. Au contraire, nous devons assumer nos erreurs, corriger ce qui peut l’être et aller de l’avant. Cela commence par les fondamentaux en premier lieu sortir de la culture de l’impunité et de l’injustice. L’exemplarité des dirigeants est essentielle pour redresser la situation juridique. Le jour où un président ou un dirigeant mettra en prison son propre frère ou ses amis politiques et soutiens sera un jour historique qui montrera vraiment qu’aucune malversation ne sera tolérée.
Afficher des slogans de façade comme « Tolérance zéro » sans les appliquer soi-même ou pour ses proches est un acte destructeur de la cohésion Nationale et de la crédibilité des dirigeants et de l’État. C’est un signe acceptable du caractère nuisible des gouvernants car aucune confiance ne pourra réagir des actions des dirigeants. Verser des pluies d’argent venant de l’étranger dans le pays sans engager de véritables réformes pour former les gens et instaurer une politique de mobilisation des ressources intérieures, rendre l’administration efficace , ni pour lutter contre la corruption et les fuites de recettes est criminel car un tel acte demobilise les situations en considérant que nous pourrons toujours bénéficier des aides. C’est aussi anti-national si aucune mesure forte n’est engagée pour résoudre les problèmes basiques de la population à commencer par la santé, l’électricité, l’eau, l’éducation et la justice. L’assistanat est un fléau qui détruit le pays petit à petit. 
Nous devons développer les Comores avec une politique énergique visant à réformer en profonde le pays. Pour ce faire, il convient d’avoir des dirigeants exemplaires, forts, intelligents, à l’écoute et qui savent choisir de bons collaborateurs même s’ils ne maîtrise pas tout. Il devra assumer ses responsabilités et agir avec détermination pour l’intérêt général et non pour un clan. La constitution n’a pas besoin d’être changer pour qu’un gouvernant agisse au mieux des intérêts de la Nation et de sa population. 
Développer les Comores implique une organisation, des compétences exemplaires et patriotiques, une politique Nationale de lutte contre l’impunité et en faveur d’une justice exemplaire et non corrompue avec une stratégie Nationale qui permettra à terme de donner une véritable souveraineté financière et économique au pays. Cela est parfaitement plausible et faisable. Si le Cap-Vert et les Seychelles et bien d’autres pays et États insulaires y arrivent, les Comores le peuvent aussi. 
Pour finir, il est essentiel de réfléchir à ce que l’on veut. Voulons changer la constitution pour changer sans changer les pratiques ni assumer nos propres responsabilités ou voulons nous nous hisser au même rang que les pays qui ont réussi en mettant en’ oeuvre les mesures nécessaires pour changer réellement les choses peu importe les Institutions en place?
Ceci dit, l’actuelle constitution pourrait être revue notamment au niveau de son fonctionnement avec la fusion de plusieurs fonctions politiques telles que celle des vice-présidents et des gouverneurs pour n’en faire qu’un ou bien d’autres. Bien d’autres réformes sont envisageables. Nous aurons l’occasion d’en parler. Renforcer l’unité nationale par des actions concrètes et utiles de l’Union dans les îles au service de la population car le séparatisme n’est pas mort….et nous le devons le combattre par des actions qui permettent d’améliorer la situation de la population au quotidien.
Par Darchari MIKIDACHE, président du think tank « Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC).
Source : page publique officielle de Darchari Mikidache

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