You are here: Home » Actualités » La Sagesse d'un vieux

La Sagesse d'un vieux

La Sagesse d'un vieuxUn vieux sage vous parle sans aucune prétention: pour pouvoir diriger un peuple, un pays, pour pouvoir construire la nation comorienne, dans sa réalité territoriale et culturelle, nous devons connaître son histoire.

En conséquence afin de mieux connaître les trajectoires politiques des éminents bâtisseurs de notre cher pays, je vous adresse à vous historiens, ces quelques éléments pour faciliter vos recherches et je fais appel à vous pour accomplir cette tâche, votre rôle de gardien de la mémoire est primordial pour l’éducation des futures générations, citoyens responsables de demain.

J’estime que nous avons le devoir de conduire nos enfants et les générations futures de notre peuple, dans la voie de chercher à bien connaître, l’histoire de leur pays pour pouvoir découvrir, l’œuvre de ceux qui ont établi, les bases fondamentales de la création d’une nation, forte et unie: qui sont-ils, ces bâtisseurs créateurs voulant créer et consolider l’unité de cette nation comorienne?

Nous devons comprendre qu’après, l’affaiblissement de nos petits royaumes, de cet archipel de quatre îles des Comores, et l’acharnement de l’Occident, à coloniser les autres peuples fragiles à l’époque, ces îles ont été dominées, à partir du 19è siècle par la France, comme les autres pays du Tiers-monde, et la première classe politique indigène a vu le jour tardivement, après la deuxième guerre mondiale, précisément en 1946.

Nous devons transmettre, le peu que nous connaissons sur le passé de la vie de notre pays, à nos jeunes historiens, chercheurs de notre époque, en conséquence il serait judicieux pour cela que ces derniers examinent et décortiquent attentivement la trajectoire politique, de ces quatre grands responsables Comoriens travaillant longuement, sous la direction coloniale et constituant la première classe politique autochtone, toujours sous, la gestion des dirigeants coloniaux.

Dr Saïd Mohamed Cheikh, premier député comorien, à l’Assemblée législative française, à partir de 1946, après la deuxième guerre mondiale et il a continué à représenter les Comores à l’Assemblée Nationale jusqu’en décembre 1962, le prince Saïd Ibrahim, ancien Député à l’Assemblée Nationale française, à partir de 1959, après sa participation au premier gouvernement de l’Autonomie Interne en sa qualité de Ministre des Finances.

Ahmed Abdallah, ancien Sénateur français à partir de la V ème République, après avoir été conseiller de l’Union française de la même République. Mohamed Ahmed ancien Député français à partir de 1962 après avoir dirigé, le premier gouvernement comorien, sous l’Autonomie Interne, tous ces illustres personnages constituent les icônes politiques de ce pays et toute l’évolution de notre patrie vient de ces édificateurs zélés.
L’histoire de ce pays doit leur réserver l’honorable place qu’ils méritent.

Loin de prétendre bien connaître, le passé du pays, j’ose introduire quelques actes importants, d’une étape de son histoire qui pourraient servir, comme jalons de grands travaux de nos historiens, afin que la jeunesse puisse mieux connaître l’histoire de son pays, pour cela, j’esquisse ces premières démarches de la classe politique de l’époque, vers l’indépendance du pays.

Le 23/12/1972, la Chambre des députés des Comores, en dehors de cinq députés de Mayotte, a voté une résolution sollicitant l’indépendance des Comores (4 îles), dans l’amitié et la coopération avec la France, ancienne colonisatrice.

Suite à cette résolution, M. Ahmed Abdallah, alors Président du Conseil du Gouvernement de l’Autonomie-Interne de l’archipel des Comores, a conduit une forte délégation, composée des membres de l’Assemblée territoriale pour rencontrer le Président français, Pompidou.

Cette délégation en tête, le Président Ahmed Abdallah, a été reçue par le Président Pompidou, en Janvier 1973, ensemble ils ont diffusé, un document, signé par les deux Présidents qui fixe l’indépendance des Comores (4îles), dans l’amitié et la coopération avec la France, dans un délai de cinq ans.

Cette même délégation, conduite toujours, par le Président Ahmed Abdallah rencontre, le ministre français des DOM-TOM, M. Bernard Stasi, le 15 juin 1973 et ils ont confirmé ensemble, l’entente de nos deux présidents: Pompidou et Ahmed Abdallah et un communiqué commun a officialisé la démarche des Comores de quatre îles vers leur indépendance, dans l’amitié et la coopération avec la Puissance colonisatrice, la France.

Je me réserve le devoir de communiquer le peu que je connais sur ces honorables fondateurs de la Nation comorienne, chaque fois qu’il serait utile.

S. M-SABA

Powered by Comores infos