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La souveraineté financière, une priorité pour le prochain mandat présidentiel aux Comores

Doter les Comores d’ une souveraineté financière implique d’agir sur plusieurs voler. Il ne suffira pas de se contenter de lutter contre la corruption ni contre les fuites de recettes publiques. Il faudra innover, engager un programme rigoureux et pluriannuel de hausse des recettes publiques en augmentant les taux de recouvrement et les taux de présence fiscale de l’État sur tout le territoire national avec un arsenal de mesures contraintes. 
Une action vigoureuse, pédagogique et inclusive pour réduire le secteur informel et recenser les contribuables professionnels. Une telle action peut augmenter les ressources fiscales et non fiscales sans pour autant décourager les initiatives privées. Cela suppose d’agir avec rigueur, méthode et détermination.
Il faudra également agir pour lutter contre le secteur informel organisé par certains contribuables qui utilisent cette subterfuge pour échapper à l’impôt et priver donc l’État de ressources considérables permettant de financer les infrastructures de base et honorer les engagements. Cela ne signifie pas qu’il faille augmenter les impôts nécessairement. De s méthodes éprouvées pour augmenter les recettes publiques sont facilement exploitables sans alourdir la fiscalité. 
De même, la responsabilisation des comptables dans leurs fonctions est essentielle avec une séparation avérée des fonctions d’ordonnateurs et des comptables pour éviter la confusion des actes répréhensibles. La centralisation de toutes recettes publiques dans un seul compte à la Banque centrale décidées dernièrement par le Ministère des Finances va dans le bon sens.
En contrepartie de cette mobilisation des ressources publiques, l’État devra faire preuve de transparence dans ses actions et dépenses de fonctionnement tout en réduisant les gaspillages et son train de vie.
Chaque contribuable sera en droit de pouvoir suivre l’utilisation qui est faite des ressources publiques. Des bulletins trimestriels publics pour être rendus publics à tout contribuable qui le souhaiterait.
Bien d’autres mesures sont envisageables. Cf mon article sur l’augmentation des ressources fiscales.

La volonté politique, l’implication de nouveaux cadres et des compétences avérées dans l’administration Générale des Impôts et du Domaine (AGID) et une réorganisation des services publics chargés de la collecte des Impôts sont essentielles pour réussir à redresser la situation de trésorerie de l’État sans pour autant alourdir les prélèvements fiscaux. Les réformes en cours au Ministère des Finances devront être amplifiées et étendues sur tout le territoire national avec un vaste plan de formation et de recyclage des agents publics ainsi qu’une réaffectation de ces derniers dans toutes les îles avec une rotation régulière pour éviter les tentations et les collusions. Des contrôles internes et la mise en place de formateurs fiscaux sous forme de pôle de formation continue devront faire partie de ce nouvel dispositif sans oublier des primes d’objectifs et de motivation.

Tout est question de volonté politique.

Par Darchari MIKIDACHE, président du think tank « Cercle des Economistes et des Experts Comoriens (CEEC) »
Extraits de la Page officielle de Darchari Mikidache


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