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La ville de Moroni s’oppose à la nationalisation de leurs foyers et places publiques par les autorités

La ville de Moroni s’oppose à la nationalisation de leurs foyers et places publiques par les autorités
L’avènement des communes dans nos villes et villages il plus de 10 ans se heurte à la tradition. Dans l’imaginaire commun on fait semblant d’ignorer que la tradition est à contre courant au regard du système de gestion de la collectivité importé de l’occident.

En effet, aujourd’hui une réunion s’est tenue au foyer des femmes de Moroni au sujet des ressortissants de cette ville emprisonnés sans aucun jugement. Mais au cours des échanges, les esprits se sont chauffés suite  à l’utilisation de leur foyer ; Certains parmi la population, c’est-à-dire les pro-KIKI, le ministre de l’intérieur, exigent  que  la gestion du foyer des femmes revienne à la mairie, contrairement à la majorité qui, eux ne l’entend pas de cette oreille. Selon eux, ni l’état et ni la mairie n’a investi dans la construction du de cette structure sociale. Alors ils ne comprennent pas au nom de quoi leur foyer peut être nationalisé par un maire? C’est une vraie source de conflit pour toutes les communes des Comores qu’il faut dès à présent trouver une solution  pour parer à toute situation conflictuelle qui pourrait diviser la commune.

Pour rappel souvenez-vous que la même situation s’est produite dans la ville de Hahaya cet été, lorsque les pro-AZALI ont voulu interdire le bangwé aux autres citoyens qui étaient contre le référendum, de ne pas organiser une manifestation sur cette place publique, le député de Hamanvou nord est monté au créneau pour dénoncer cette interdiction illégale. Le député Oumouri Mmadi Hassani a été un précurseur en rejetant cette décision unilatérale; personne ne peut m’interdire de manifester sur ce bangwé dont nous sommes les constructeurs et non la mairie ou l’état.
Alors qui a raison et qui a tort et au nom de quoi un l’autorité peut se permettre de spolier les citoyens ? Nous savons que le ministre de l’intérieur a dit un jour que la loi ne l’empêchera de poursuivre ses actions mais le peuple ne se laissera pas spolier aussi.

Mbadakome

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