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L’Agriculture et la Pêche aux Comores par Mohamed Abdulhamide

Aux Comores, agriculteurs et pêcheurs bénéficieront d’un nouveau programme, mené avec l’appui du FIDA, qui permettra de freiner la dégradation de l’environnement

Communiqué nº: IFAD/37/07

Aux Comores, un nouveau Programme national pour le développement humain durable d’un montant de 7,2 millions de USD aidera les agriculteurs et les pêcheurs à accroître leurs revenus et leur sécurité alimentaire. Des pratiques de gestion des ressources naturelles, dont le besoin se fait fortement sentir, seront ainsi introduites afin d’améliorer la productivité des quelque 20 000 familles vivant dans des zones pauvres et caractérisées par un environnement fragile dans les îles d’Anjouan, de Grande Comore et de Mohéli.

Le Programme national pour le développement humain durable, largement financé grâce à un don du FIDA de 4,6 millions de USD, est cofinancé par le Fonds pour l’environnement mondial et la diaspora comorienne, à hauteur de 1,0 million de USD et 1,2 million de USD respectivement. L’accord de don a été signé par Lennart Båge, Président du FIDA, et Mohamed Ali Soilihi, Ministre des finances de l’Union des Comores.

En tant que pays à haut risque de surendettement, les Comores sont admises à bénéficier de l’assistance du FIDA sous forme de don, laquelle remplace les prêts par des dons dans le cas de pays considérés dans l’incapacité de soutenir une dette. Le cadre pour la soutenabilité de la dette fait partie d’un effort conjoint des principales institutions financières multilatérales afin de garantir que l’aide financière de première nécessité ne grève financièrement les pays les plus démunis.

Dans un pays où l’incidence de la pauvreté est élevée et qui vit principalement de l’agriculture, les mesures du programme destinées à régénérer les terres et les zones côtières dégradées et à introduire des pratiques durables devraient avoir un impact de grande portée. Dans certaines zones, l’érosion des sols et l’envasement des lagons fragiles ont déjà atteint des proportions alarmantes et menacent la biodiversité exceptionnelle des îles ainsi que la productivité de l’agriculture et de la pêche.

Le programme mettra en place un système de terrasses et de «haies vives» dans les bassins versants afin de favoriser la préservation de la fertilité des sols et de prévenir l’envasement. Ces mesures permettront également la régénération progressive des ressources marines. Les interventions de remise en état des terres seront étayées par l’introduction de pratiques durables de gestion des terres au niveau local et de protection de l’environnement.

Le programme permettra en outre de dynamiser les centres de formation agricole dans le cadre d’un nouveau type de gestion participatif et plus efficace. Les agriculteurs et les pêcheurs bénéficieront d’une formation aux nouvelles techniques d’amélioration des rendements et de diversification de la production.

La diaspora comorienne et ses organisations contribueront au financement du programme, en partenariat avec les Mutuelles d’épargne et de crédit ya Komor (MECK), banque créée il y a 10 ans par un projet appuyé par le FIDA et qui occupe actuellement la deuxième place au niveau national.

Benoît Thierry, chargé de programme du FIDA pour les Comores, dit: «Ce programme est novateur. Les migrants et leurs organisations collecteront des fonds pour le développement local et participeront activement aux projets tant communautaires qu’économiques. À l’heure actuelle, un tiers environ des Comoriens travaillent à l’étranger. En 2003, les envois de fonds vers le pays ont représenté au total 36,4 millions de USD, non compris les transferts de biens. Nous encouragerons la canalisation d’une partie de ces fonds en faveur des initiatives locales de développement.»

Dans un premier temps, le programme sera mis en œuvre dans un certain nombre de zones pilotes avant d’être transposé à plus grande échelle dans d’autres zones à travers un système de gestion et de communication des savoirs.

Le FIDA a déjà financé quatre prêts aux Comores, pour un montant total de 11,8 millions de USD. Ces quatre programmes et projets sont maintenant achevés.


Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l’élimination de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Au moyen de prêts à faible taux d’intérêt et de dons, le FIDA élabore et finance des projets et programmes qui permettent aux ruraux pauvres d’échapper par eux-mêmes à la pauvreté. Le Fonds soutient actuellement 195 projets et programmes d’élimination de la pauvreté rurale représentant un montant total de 6,7 milliards de USD. Le Fonds a investi dans ces initiatives quelque 3,1 milliards de USD. Les gouvernements, les participants aux projets, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d’autres partenaires cofinancent ces activités qui, à plein régime, aideront près de 86 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leur niveau de vie et celui de leur famille. Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a investi près de 9,6 milliards de USD dans 738 projets et programmes qui ont permis d’aider plus de 307 millions de ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie. Les gouvernements et d’autres sources de financement dans les pays où sont réalisés ces projets, y compris les bénéficiaires, ont fait l’apport d’environ 9,1 milliards de USD, tandis que les donateurs multilatéraux et bilatéraux et d’autres donateurs ont fourni pour 7,1 milliards de USD de cofinancement

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