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L’arrogant Azali Assoumani rata l’occasion de se taire

L’arrogant Azali Assoumani rata l’occasion de se taire

Sa conférence de presse? Un exercice d’injures et d’insultes

Par ARM

     Si au moins il pouvait se rappeler l’essentiel, à savoir qu’il n’a pas été élu mais qu’il a été placé au pouvoir par la force, la terreur et la fraude électorale par les Mohéliens de Beït-Salam. S’il avait pu choisir une méthode autre que la crânerie, l’injure et l’insulte à l’égard de toute la nation comorienne, à qui il refuse le droit de critiquer ses méthodes qui ont déjà causé des malheurs par le passé, et qui ne feront pas le bonheur des Comoriens dans le présent. Les 10 ans qu’il a passés en train de ramper comme un serpent ne l’ont guère assagi. Bien au contraire, il est de plus en plus nul, croyant que Dieu l’a prédestiné. Ce qu’il oublie, c’est que, avant lui, d’autres avaient l’habitude de mépriser les autres avant d’être déboulonnés par le cyclone de l’Histoire. Oui, avant le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, d’autres dictateurs avaient eu la faiblesse de croire qu’ils étaient les égaux de Dieu, avant d’être jetés dans le caniveau. Le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani aurait mieux fait de se casser la jambe plutôt que de faire sa diabolique conférence de presse. Pour nous en rendre compte, il suffirait à peine de rappeler certains passages de cet exercice d’injures et insultes.

     Se croyant l’égal de Dieu, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani ne veut pas que l’opposition le critique. Il veut dicter à l’opposition les sujets qu’elle doit évoquer et ceux qu’elle doit taire. Il insulte carrément l’opposition, de la plus honteuse des façons: «Je pensais qu’ils étaient plongés dans un profond sommeil. Je suis content de constater qu’ils se sont de nouveau réveillés, même s’ils ont parlé pour ne rien dire». Et, «je respecte l’opposition, en espérant que les critiques qu’elle formulera seront mesurées et constructives». Il ne dit pas ce qu’il entend par «critiques mesurées et constructives». Et pour lui, l’opposition devait se taire pendant quelques années: «N’est-il pas un peu tôt pour qu’elle nous accuse de népotisme et de favoritisme? Ne vaudrait-il pas mieux qu’elle laisse passer un an ou deux, histoire que les Comoriens oublient leurs agissements». Un homme bien élevé ne parle pas comme ça. En plus, si l’usurpateur s’était tu de 2006 à 2016, pendant qu’il demande à l’opposition de se taire une à deux années, c’est parce qu’il estime qu’il a été 5 à 10 fois pire que l’opposition. Quant à l’accusation de favoritisme et de népotisme, il ne peut pas obliger les Comoriens à ne pas voir ces deux maux alors que partout, il a nommé les siens, et a promu son gigolo-cocu personnel et sa propre maîtresse. Comment et pour quelles raisons voudrait-il que les Comoriens n’en parlent pas?

     Il est encore plus méprisable quand il dit que ses nominations de voleurs et de bandits «ont été guidées par la compétence. J’en profite pour tordre le cou à quelques idées reçues qui disent qu’untel ne doit pas être nommé parce qu’il y aurait eu auparavant plusieurs personnes issues du même village qui l’ont été. Une personne qualifiée ne doit pas être victime du fait que son père occupe un ministère». Quelle bêtise! Qui est compétent parmi les voleurs qu’il a nommés.

     Par ailleurs, on sait que le dimanche 17 janvier 2016, le candidat génétique et généalogique d’Ahmed Sambi crânait lors d’un meeting sans utilité à Marseille, en disant notamment: «En réalité, il y a un lourd soupçon. Pourquoi existe-t-il un lourd soupçon? C’est un devoir, excusez-nous de vous le dire parce que vous vivez ici, mais devez connaître la vérité. Et la vérité, c’est que la gestion qui a eu lieu est celle-là. Et il y a une loi qui oblige à ce que chaque fois qu’il y a un marché portant sur une somme conséquente, il faut ce qu’on appelle un appel d’offres pour voir qui est le moins disant, et cet appel d’offres n’a jamais été fait. Ils voulaient enrichir leurs amis. L’argent qui était dans le compte de l’État est passé dans le compte de Colas, et nous ne savons pas ce qui s’est passé entre eux et Colas, et seul Dieu le sait. Mais, je vous laisse réfléchir sur ce qui s’est passé entre eux». Très bien. Aujourd’hui le candidat génétique et généalogique est nommé Grand Vizir en charge de Dieu, du Prophète, du Paradis, des gènes, de la Généalogie et de la Génétique. Or, il n’a pas été capable d’empêcher son maître de passer un marché de 5 milliards de francs comoriens sans appel d’offres. En plus, le partenaire des Comores sur ce dossier de l’énergie est une société pourrie. Un homme sincère et conséquent avec lui-même aurait démissionné. L’usurpateur dit des conneries en public sur le sujet: «L’appel d’offres n’est pas une obligation». Quoi? Quoi? Quoi? Et quoi? Il en rajoute: «Je l’assume», «les Comoriens veulent de l’électricité, les questions relatives à la passation des marchés ne sont pas importantes pour eux». Quel con!

     Pour se faire «élire» dans la terreur, la fraude et la honte, il a dit: «La fin justifie les moyens». Maintenant, pour pervertir les règles relatives à l’attribution des marchés publics, il répète la même connerie? Eh bien, en Droit on ne dit pas que «la fin justifie les moyens», mais «la Loi est la Loi».

     S’agissant de ses historiettes avec Ahmed Sambi et l’Iran, il est en plein délire. Il est le premier dirigeant au monde à dire que son pays est tellement riche qu’il n’a pas besoin d’aide extérieure: «Les mesures prises n’ont aucun rapport avec la politique». À d’autres! À d’autres! Et voilà qu’il s’enfonce dans des nouveaux mensonges honteux: «Le Croissant-Rouge comorien, s’il était doté de moyens substantiels, pourrait mener à bien sa mission, ce qui serait aussi une manière de valoriser notre pays et d’encourager nos médecins à y exercer. Il pourrait même faire mieux que son pendant iranien», et «nous enseignons le Droit à l’Université des Comores. Pourquoi venir dispenser des filières qui se trouvent déjà sur place? Nous attendons des étrangers des formations que nous ne sommes pas à même de prodiguer». Quelle bêtise! Et pourquoi des Comoriens sont-ils inscrits à l’étranger dans des filières qui existent déjà dans le cursus comorien? Qu’il forme en Droit ses deux serpents à lunettes, le fugitif international Hamada Madi Boléro et le mercenaire Nourdine Abodo!

     Sur la Commission de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC), objet de haine de tous les Comoriens, et institution qu’il vient de casser, il dit: «Tout ce qu’ils ont fait, c’est émettre des constats. Ce n’est pas exactement ce qu’on attendait d’eux», «il faut savoir qu’il y a une section de la Cour suprême qui s’occupe de la même chose», et «il eut peut-être fallu que la Commission anti-corruption dispose du pouvoir de mesures coercitives».

     De nouveau, avec son sens de la crânerie, il fait de la provocation, et cette fois, sur un sujet très sensible: le licenciement de milliers de Comoriens. Ce qu’il dit relève de la bêtise la plus inacceptable: «Cela étant, s’il faut en licencier encore cinq cent ou mille, je n’y vois aucun problème», et «Comores Télécom a les moyens, s’il est assisté financièrement et techniquement, de créer des emplois sûrs et pérennes». Et où sont ces moyens? Et pourquoi, pendant qu’il licencie les autres, il case les siens? Et voilà que le deuxième dirigeant le plus corrompu des Comores, l’homme qui a volé 20 milliards de francs aux Comoriens, parle de «rigueur»: «Nous devrions toujours faire preuve de rigueur. Toujours», et «je regrette ces licenciements. Mais, c’était un passage obligé. Nous ne pouvons pas avoir une Fonction publique qui serait performante avec trois mille ou quatre mille employés et nous retrouver avec dix mille». Larmes de crocodile.

     Enfin, alors que tout le monde sait qu’il se moque du dossier de Mayotte, le voilà pérorant de nouveau: «Nous nous accordons tous à revendiquer la comorienneté de Mayotte; maintenant il est temps de revoir notre stratégie». Quelle stratégie alors que les Comores n’en ont jamais eu sur Mayotte?

     C’est l’usurpateur qui a parlé pour ne rien dire. Il a raté une occasion de se taire. Il est dans ce que l’africaniste Philippe Leymarie appelle «les caprices meurtriers de brutes galonnées».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 15 septembre 2016.

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