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L’Azalimania : pourquoi Azali séduit les foules ?

Que ça soit à Ndzuani, où l’Azalimania est à son apogée. A Mwali où l’ancien Président est recu avec les honneurs de « Père de la Réconcialiation nationale » ou bien à Ngazidja, Azali Assoumani est bien au rendez-vous. Ici l’ivresse et la ferveur de l’Azalimania dépasse les cercles des campagnes. L’ensemble a porté sa marque, celle d’un homme de raison, plus que d’émotion. Celle d’un esprit analytique, en ces temps politiques où fleurit le simplisme. 

Entre des adversaires qui s’enfoncent dans l’impopularité et l’envol de leur champion, rien ne peut doucher la bonne humeur de ces sympathisants qui applaudissent l’arrivée du chouchou de la jeunesse par un sonore « On va gagner ! » ou le célèbre refrain « Azali Champion !« . Rien si ce n’est cet avertissement du candidat Azali Assoumani, toujours modeste et courtois : « On va gagner mais on n’a pas encore gagné. Y’a encore du boulot« . Azali Assoumani, un homme de raison en des temps d’anxiété. 

Ainsi va l’Azalimania. Le candidat de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) plébiscité par le peuple ne cède pas facilement à l’euphorie. Et ne suscite en retour que des passions raisonnables. Malgré l’énergie des organisateurs pour électriser l’arrivée du « Père de la Réconciliation », à la Place AJAO de Moroni, l’enthousiasme des troupes reste droit dans ses bottes. « Azali Assoumani ne nous appartient pas, il appartient au peuple comorien« , salue un sympathisant du parti FNJ. Bien résumé. 

« Azali n’est pas un Rockstar, c’est un homme d’Etat » 

Quiconque a assisté à un rassemblement autour d’un parti ou d’un mouvement d’un politicien pour écouter, soutenir ou par curiosité, histoire de témoigner de l’engouement souvent passionnel qui suscite en ces temps électorales. Soutenir Azali, c’est avant tout un mariage de raison, conviennent plusieurs de ses soutiens. 

« Azali n’a pas la même relation électrique à la foule que peuvent avoir d’autres. Chez lui, la raison occupe une place centrale. C’est une autre manière de susciter l’adhésion. Ce n’est pas une Rockstar, c’est un homme d’Etat. Il respecte les foules car il joue sans populisme. Il connait les dossiers, donc il pèse les mots. Jamais dans l’excès« , résume le Coordinateur du parti Orange à Anjouan. « On ne veut pas quelqu’un de feignant, on veut quelqu’un de capable« , renchérit un sympathisant du parti Shuma, qui voit justement Azali le seul « capable de faire les réformes nécessaires pour le pays. C’est le seul qui a la niaque« . 

Si les militants s’accommodent de cette Azalimania sans la mania; il y a un argument de taille qui fait bondir les jeunes azalistes. « On arrive à un stade de la crise politique où la niaque ne suffira pas« , s’inscrit en visionnaire Ali Baco Ahmed, cadre mohélien. « Azali Assoumani casse les codes de la politique traditionnelle, c’est pour cela qu’il dérange« , renchérit-il en saluant ses propositions qui « émanent du terrain« . Avant de se relancer, le Leader de la CRC a bien pris son temps de réflexion, consulté les barons de la place, un à un, sans faire du bruit. Une grande consultation saluée par ses Lieutenants les plus fidèles. 

Le candidat du « Front Républicain »

Il est vrai que le chemin est encore long jusqu’au soir du 10 Avril prochain. Long et tortueux, semé d’embûches. Mais le Front Républicain reste fort, uni et solidaire autour du candidat Azali Assoumani. « C’est un choix autant qu’une nature chez Azali de ne pas s’inscrire dans la politique-spectacle« , veut croire Ben Abdallah Gigi, célèbre Animateur-Radio, azaliste de première heure. Comme son champion, il pense que « le Front Républicain est nécessaire pour combattre le mal de ce pays. Il est important de s’unir et de laisser de coté nos problèmes personnels« . Vrai sur le fond et très galvanisant sur la forme.

A force de promettre tout et son contraire, le candidat du pouvoir en place a créé les conditions de son propre échec; Azali Assoumani exige de ses troupes de ne pas s’abandonner à une « campagne agressive ». Il faut parler vrai. Poser les vraies questions. De nos échanges naîtra la confiance « pas question de rentrer dans les chicayas politiciennes« , a-t-il averti. Au risque d’encaisser les coups sans riposter ? Son entourage est plus nuancé : »On se battra pour que le choix du peuple soit irréprochable le 10 Avril« , a promis Ibrahima Hissani Mfoihaya qui était allé au bras de fer contre la fameuse CENI après les bugs de la primaire. 

En attendant, si les sondages se maintiennent, la ligne sans sans coup d’éclat du candidat de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), garant du « Front Républicain » ne devrait pas bouger. Et tant pis si la passion n’est pas la plus intense. « On n’est pas dans le scénario hollywoodien, reconnait l’ancien Ministre, Mohamed Issimaila. Mais l’Union des Comores d’aujourd’hui est sérieuse et elle a besoin de quelqu’un à son image. Azali Assoumani est le parfait candidat »

HS.

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