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Le 3 août 1978, une date importante pour les Comores

Le 3 août 1978, une date importante pour les Comores
               ye tereh ndraru ya utu, ye dawula yi venuha
 I l y a 44 ans, la capitale des Comores  Moroni  s’est réveillée aux cris du peuple, aux bruits des pieds des révoltés qui marchaient sur la capitale.
En cette journée du 03 août 1975, une poignée des jeunes  civils ont attaqué la caserne de la garde Comores. Il y avait Ali, Dada, Sidi,  Algérie, Soudjayi, Ibrahim … ils ont  ramassé toutes les armes, les avaient transporté à Ikoni pour les enrôler dans la révolution.
Il y a 44 ans, un dimanche à 14h Ibrahim et Dada dans une R4, sillonnent Moroni  et annoncent  la chute du régime d’Ahmed Abdallah.
Il y a 44 ans, Ali Soilihi prend la radio  appelle le peuple à descendre place Badjanani. C’est l’insurrection. Oui une insurrection populaire.
44 ans ont passé depuis…  Aujourd’hui, chacun commémore cette date  à sa façon. Les beparés(faux bourgeois) se taisent toujours. Ce fut le moment pendant lequel, ils ont perdu leurs privilèges . Après 150 ans de domination du peuple dont elle était soutenue par les colons.  
Après le putsch d’Ahmed Abdallah le 13 mai 1978 qui a renverser le pouvoir populaire, cette bourgeoisie et les wadjizi talés n’ont toujours pas digéré Y siyasa ufwakuzi( révolutionnaire) par jaloisie.
Malheureusement, 44 ans après les mêmes personnes continuent à détruire ce projet soilihiste, cherchent à effacer dans la mémoire collective ce pouvoir du peuple qui nous a tant laissé, tant sur le plan socioéconomique et culturel.
             
Mais Quant au peuple comorien, il continue à commémorer avec fierté et dignité cette date qui nous a permis d’atteindre ces trois objectifs:
1-    Réparer l’injure perpétrée par l’alliance contre nature des partis Blanc et  vert sur l’évincement du prince Saïd Ibrahim, c’est-à-dire la motion de censure de 1972.
2-    2–  Edifier une nation comorienne unie, authentique et indépendante et rétablir l’autorité de l’état.
3–  Enfin, engager le pays vers l’axe de l’autosuffisance alimentaire.                                                                                                      
 Longtemps la propagande  de décrédibilisassions du régime soilihiste conduites par les partis verts et le font démocratique a contribué  à donner une image fausse de ce qui s’est réellement passé à Moroni le 03 /08/1975, car il s’agit uniquement d’ une insurrection populaire , derrière laquelle le princes Said Ibrahim, Mohamed Djanffar,  Ali Soilih , M. Tourqui Abasse, M. Mouzawar contre un régime féodal qui,  de toute façon,  était honni par le peuple voilà la vérité. Une révolution est toujours bien complexe et donne beaucoup d’interprétations.
Sur la question de Mayotte qu’ils imputent à tort au mongozi Ali Soilih, il comprendre que le Dr Said Mohamed Cheikh, président du conseil de l’époque avait traité Mayotte de  parent pauvre des îles. Après le transfert de la capitale vers Moroni, les maorais se sont révoltés. Sa première visite à Mayotte, les femmes l’ont reçu avec de jets de pierres. Il ne remettra jamais ses pieds de son vivant. C’est le début de l’éloignement de Mayotte qui fut devenu une prison à ciel ouvert pour les opposants du parti vert, en particulier les militants du blanc allié du mouvement maorais. Entre 1970-1972, il y a eu un accord  secret à Moroni chez le prince Said Ibrahim et les maorais. Dans cet accord les maorais étaient prêts à rentrer dans un gouvernement qui serait conduit par le prince Saïd Ibrahim, s’il accédait au pouvoir à l’indépendance, c’est-à-dire qu’ils reconsidéreraient leur position pour rester dans l’ensemble comorien malheureusement les partis blanc et vert ont renversé le prince Saïd Ibrahim et porté le coup fatal à l’unité du pays en 1972. Said Ibrahim mourra à Djedda en 1975 .La révolution a perdu un homme intègre et pondéré qui incarnait l’unité nationale. Et Ali Soilihi a perdu non seulement son bouclier, mais la figure tutélaire qui l’a protégé et favorisé toute sa vie politique. Ali était aux yeux des français un communiste. La révolution s’est alors engagée contre les fléaux qui rongeaient notre société :
        – l’occupation d’une partie du territoire, la plus lancinante et la plus difficile .Ali devait désormais agir sans  son mentor.
    – le 2ème fléau la mentalité des comoriens, qu’il fallait reformer pour une nation compatible avec l’esprit d’une véritable indépendance.      
–   enfin la lutte contre la pauvreté, la maladie, la malnutrition, et l’ignorance.
En deux ans le pays était en chantier: réforme agraire, projet habitat en dur, alphabétisation, réforme de l’enseignement (collèges ruraux, écoles coraniques) boutiques et boucheries villageoises.

Mbadakome
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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