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Le chef de la diplomatie défend la présidence tournante

Le chef de la diplomatie défend la présidence tournante

Le Docteur Abdoulkarim Mohamed ridiculise les crypto-sambistes

Par ARM

     On dirait que le Docteur Abdoulkarim Mohamed, ministre des Relations extérieures et de la Coopération chargé de la Diaspora, de la Francophonie et du Monde arabe (par pitié! Assez!), a entendu la cinglante critique faite en privé contre lui par ce grand connaisseur du marigot politique et diplomatique comorien, et veut se racheter en prouvant qu’il est bel et bien vivant et utile. Par les temps qui courent, vous savez… En effet, notre précieux expert, dont les analyses ont la précision et le tranchant du laser, estime qu’«Abdoulkarim Mohamed, le chef de la diplomatie comorienne, passe plus de temps à voyager inutilement et à se faire photographier pour publier ensuite ses photos sur le site Internet qui lui est acquis dans un but de fanfaronnade, qu’à travailler sur ses dossiers. Il faut qu’il sache que sa soif de publicité personnelle de paparazzo agace beaucoup de gens. Qu’on le lui dise. Quel beau couple il forme avec son protégé préféré, Ahamada Ahamadi, l’inimitable secrétaire général du ministère des Relations extérieures, dont on se demande quand il va songer à faire valoir ses droits à la retraite après plus de 60 ans d’activités professionnelles!». Est-ce vrai? En tout cas, l’auteur du réquisitoire est un homme d’État au sens complet du terme, même si on sait que c’est par agacement envers Ahamada Ahamadi, l’enfant chéri de Mohoro, qu’il parle de «60 ans d’activités professionnelles».

     Allons bon! Au moment où le Docteur Abdoulkarim Mohamed reçoit de son accusateur le pavé qu’on sait en pleine tête, le voilà à Erevan, capitale de l’Arménie où, du 10 au 11 octobre 2015, a eu lieu la conférence ministérielle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le chef de la diplomatie comorienne a très bien fait de participer à cette conférence internationale parce qu’il en a profité pour verser de l’huile bouillante mélangée à du kérosène et de l’ail sur la plaie encore saignante des crypto-sambistes, à un moment où ces derniers exigent des autorités comoriennes de ne plus parler, dans les conférences internationales, de l’insularité concomitante à la présidence tournante, comme si le mot «îles» ne figurait pas à l’article 13 de la Constitution, dans les termes suivants: «La présidence est tournante entre les îles». De fait, avec ses déclarations, l’homme de l’appareil diplomatique comorien vient de mettre lui-même sa tête à prix chez les crypto-sambistes, notamment quand il proclame que «je proclame ici, en écho à l’Union africaine, que rien ne doit perturber ou heurter le principe de la présidence tournante, qui est un pilier de la réconciliation nationale comorienne». Belle musique.

     Et, un tantinet perfide et sadique, en pensant aux divagations prétendument juridiques, des crypto-sambistes, il ajouta que personne «ne doit édicter de nouvelles règles non partagées, créer des conflits inutiles et des tensions sans fin». Et comme s’il n’avait pas assez dérangé la sérénité des crypto-sambistes, il pédala sur une nouvelle phrase perfide, et ce, pour marteler: «Le gouvernement comorien prendra toutes ses responsabilités pour faire respecter la Constitution et laisser organiser les élections présidentielles suivant les règles prescrites». C’est du Houmed Msaïdié sans Houmed Msaïdié, et ça donne du baume au cœur de voir que les autorités ont enfin compris qu’il était temps de mettre les choses au point afin d’en finir avec l’interprétation mafieuse et dévergondée qui est faite de l’article 13 de la Constitution par les crypto-sambistes.

     Faire ces déclarations devant les membres de l’OIF est une très bonne chose parce que l’Organisation dirigée par Mme Michaëlle Jean avait participé à l’élaboration de l’Accord-cadre de Réconciliation nationale de Fomboni en date du 17 février 2001, en prélude à l’adoption de la Constitution du 23 décembre 2001. Les crypto-sambistes pourraient toujours protester, arguant du fait que l’insularité des Comores est montée en épingle par les autorités actuelles dans les conférences internationales, et ça sera de bonne guerre.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 17 octobre 2015.

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