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Le coran et le Riyâd as-Sâlihîn désormais disponible en shikomori

«Après la traduction du Coran en comorien, j’ai jugé nécessaire de continuer avec celle du «Riyâd as-Sâlihîn» pour aider les Comoriens à comprendre, en plus du message d’Allah, celui du prophète (saw)», explique Oussouffa Ahmada, l’auteur des deux traductions. Selon lui, outre le fait de «rapprocher les Comoriens du Coran», ces traductions tendent à «rehausser notre langue».

Le «Riyâd as-Sâlihîn», ou «Les jardins des pieux» en français, est désormais disponible dans la langue de Mbae Trambwe. La traduction a été encore une fois faite par le théologien Oussouffa Ahmada, plus connu sous le nom de Amdjad, déjà auteur de la traduction des cent-quatorze sourates du Coran en shikomori. Le «Riyâd as-Sâlihîn» est un recueil d’environ mille-neuf-cent hadiths (récits) du prophète Muhammad (saw), rapportés par l’Imam Yahya Ibn Charaf An-Nawawi, et introduits pour la plupart par des versets du Coran. Ces hadiths sont censés servir de guide de conduite aux musulmans. «Après la traduction du Coran en comorien, j’ai jugé nécessaire de continuer avec celle du «Riyâd as-Sâlihîn» pour aider les Comoriens à comprendre, en plus du message d’Allah, celui du prophète (saw)», explique Oussouffa Ahmada, selon qui ce recueil de hadiths vient étayer ce qui est déjà mentionné dans le Coran. «Le Coran nous dit par exemple de prier, mais l’aspect méthodologique de la prière nous l’apprenons à travers le prophète (saw) et, donc, le «Riyâd as-Sâlihîn»», illustre-t-il.

Tout comme la version comorienne du Coran, le «Riyâd as-Sâlihîn» est écrit en caractère latin. La traduction a pris au total quinze mois. Le livre en question, après avoir été relu et validé par un ensemble d’enseignants, a été édité au Pakistan. Il est d’ores et déjà mis à la disposition du public au Centre national de documentation et de recherches scientifiques (Cndrs), à la librairie Nouveautés ainsi qu’à la librairie islamique sise à Moroni Gobadjuu. «Nous ne visons pas ceux qui maitrisent les langues arabe et française puisqu’ils peuvent se procurer le recueil dans ces deux langues, mais les Comoriens qui ne comprennent pas très bien l’Arabe et le Français, soit la majorité des Comoriens», argue notre interlocuteur.

Oussouffa Ahmada projette de réaliser une version audio de sa traduction comorienne du Riyâd as-Sâlihîn, comme il l’a déjà fait d’ailleurs avec le Coran. «Je lis le verset en arabe et l’accompagne de sa traduction en comorien», présente-t-il cette version audio du Coran disponible sur You Tube sous l’intitulé «Coran Comores». Celui-ci entrevoit également des versions sous-titrées, mais déplore un manque de moyens. Selon lui, en plus de «rapprocher les Comoriens du Coran», ces traductions tendent à «rehausser la langue comorienne» et «mettent en avant notre savoir en matière de religion».

Dayar Salim Darkaoui

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