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Le cri d’alarme de Chamsoudine contre le viol « Mwana Tsiwa Mdzima »

Pour dénoncer le viol et les agressions sexuelles, le champion national de slam, Chamsoudine Saïd, vient de sortir via les réseaux sociaux, Mwana Tsiwa Mdzima. Un texte a capella qui, en plus des violeurs, pointe un doigt accusateur également sur les autorités comoriennes et la notabilité.

Le champion comorien de slam vient de sortir Mwana Tsiwa Mdzima. Un texte poignant, slamé en shikomori et sous-titré en français qui dénonce sans langue bois, le viol et les agressions sexuelles en Union des Comores. Comme tant d’autres militants à cette cause, Chamsoudine Saïd pointe du doigt, en premier lieu, les autorités. Il estime que “nous pouvons continuer à hausser le ton mais si l’Etat n’y met pas du sien, ça restera un combat perdu d’avance”.

Cette prestation sortie en collaboration avec l’association Mwana Tsiwa Mdzima, le slameur tente tant bien que mal de bousculer les lignes en s’adressant, particulièrement, à la notabilité accusée de juger en fonction du statut social.

LA VIDÉO: https://youtu.be/RqOlMSMm940

“La notabilité exerce une autorité certaine sur de larges franges des différentes catégories sociales et même sur la justice et les pouvoirs publics. Malheureusement, elle ne l’utilise pas à bonne escient. Il est temps de dire halte à la protection de ces bêtes sanguinaires. Il faut dénoncer les coupables quelques soit leur statut dans la société”. Selon lui, la principale cause de ce fléau, résiderait dans le silence.

Dans ce slam a capella, le champion national dégage des émotions et des expressions en shikomori qui laisse sans voix. “Shababi wa yishirini hwenda djihudumu / Mzade wa kume namine yiyo sumu. Wutsambe yendrongo nde shumo ba yapvo ngo dhulumu / Hunu ziwalo kazitsuheza ngaya, na ngasina wupatufu wahuheza mwandaya / Hari yewa anda na mila, yilimu na yimbada shapvo yeroho yamshida ha gada / Hari hali ye nyama yahahe / Wola imamu hapvundzu wowudhu / naye hakimu raha yedja adhani. Na wandrwadji ndo waswali. Haswa yekana haya horenga mna ndrubo yamnwe wo mwili”, laisse entendre le texte.
Sans concession, en effet.

Mahdawi Ben Ali – Al-watwan

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