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Le développement des énergies propres, un catalyseur de la sauvegarde de la planète

Par Darchari MIKIDACHE, président du think tank « Cercle des Economistes et des Experts Comoriens (CEEC)

Plusieurs centaines de  millions de personnes sont privées d’électricité dans le monde. Rien qu’en Inde, la population concernée dépasse les 300 millions de personnes L’Afrique n’est pas en reste avec une population qui vit au rythme des délestages avec des économies handicapées  par l’absence d’énergie dans plusieurs zones rurales bien que la croissance économique du continent soit proche en moyenne de 5%. L’Utilisation du Charbon ou des énergies fossiles pour éclairer les populations ne favorise pas la préservation de la planète. La déforestation en Afriquedue notamment à la fabrication du charbon de bois  entraine également une désertification des territoires ainsi qu’une destruction de la faune et de la flore à l’exemple du Ghana qui a perdu 60% de ses forêts. Les pics de pollution réguliers dans plusieurs pays comme en Chine  ou dans d’autres grandes villes  comme à Paris sont notamment le reflet des émissions de gaz à effet de serre. Il est temps de sortir des effets d’annonce et de passer à des actes concrets  pour à la fois réduire les émissions de gaz carbonique dans les grands pays industrialisés et riches et de soutenir  les pays pauvres qui sont les plus touchés par les effets du changement climatiques. Une politique mondiale de formation dans les pays en développement afin de s’approprier et fiancer  les technologies  de maitrise et de mise en œuvre  des énergies propres  est essentielle. Les transferts des technologies  devraient pouvoir se faire à coûts faibles voire subventionnés concomitamment à la mise en place d’un plan mondial d’accompagnement des pays pauvres en particulier des pays du continent africain sans oublier le pays les moins avancés.

 

Certes, une initiative sous forme de  « mission Innovation » du milliardaire Bill Gates et d’une vingtaine de chefs d’Etat dont François Hollande est envisagée afin d’augmenter  les investissements publics et privés dans les énergies propres. Les modalités pratiques doivent être précisées avec un financement pérenne et soutenable. Une justice climatique dont le premier Ministre indien M. MODI Narendra s’est fait le chantre dans une tribune du Financial Times, devrait être au cœur  des négociations de la conférence internationale sur le changement climatique à Paris à la COP21 qui accueille 200 délégations mondiales à cet effet.

De même, il est souhaitable que  les pays producteurs du pétrole dont ceux  de l’OPEP   et les cartels  puissent réduire leurs productions en engageant des politiques solidaires de promotion des énergies propres pour eux-mêmes comme l’énergie solaire et pour les pays pauvres. Néanmoins, ces pays disposant de grandes  réserves de pétrole, il est illusoire de penser qu’ils réduiront leurs productions de manière significative. A défaut, la création d’un fonds mondial des énergies propres pour soutenir les pays pauvres utilisant peu d’énergies propres pourrait contribuer à stimuler et financer les initiatives nationales de ces pays.

Des actions de reforestation des territoires en phase de désertification  devront être engagées par les Etats du continent africain pour réduire les effets néfastes de la coupe des arbres par les populations ruralesCela devrait se faire dans le cadre d’ d’un plan panafricain concerté avec les pays concernés. Bien entendu, il conviendra de constituer à cet effet  d’un fonds vert dédié à l’Afrique. Un programme continental de plantation de moringas est  un axe de travail  à envisager dans la lutte contre la déforestation en Afrique dont la désertification  constitue l’une des conséquences. La mutualisation des pratiques en matière de mise en place des énergies propres dans le continent avec l’exploitation efficiente des ressources naturelles contribuerait  dans cette volonté de lutte contre le changement climatique.

Par ailleurs, les grandes villes mondiales contribuant à l’émission de gaz à effet de serres à hauteur de 70%, il serait souhaitable de les impliquer dans la recherche de solutions  tant en terme de financement qu’en termes de contribution solidaire  et de transfert de technologies propres  auprès des grandes  villes des pays pauvres. La crédibilité des chefs d’Etat du monde, les effets de changement climatique sur les populations mondiales en particulier les pays en développement et la volonté politique de tenir compte des erreurs des conférences climatiques passées impliquent des actions fortes avec  des financements durables et crédibles des énergies propres, du moins pour les pays les moins avancés. De même, le fonds vert de l’organisation des Nations Unies devra  bénéficier  de financements significatifs afin de pouvoir accélérer son action dans les pays les vulnérables. 

Darchari MIKIDACHE

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