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Le Directeur de la SONÉLEC fait des gâteries aux siens

Le Directeur de la SONÉLEC fait des gâteries aux siens

Il n’y a pas d’argent pour les soins, mais pour inviter toute l’île

Par ARM

       Drôle de pays, tout de même.

Des Comoriens disent avoir des sujets d’écriture à la pelle, mais ne savent pas comment en faire des livres. Pour ce Comorien qui apprend chaque jour des nouveautés sur les incongruités de son pays, les sujets littéraires foisonnent, mais ses compatriotes n’ont pas l’habitude d’écrire. Deux sujets sont particulièrement importants pour lui.

1.- Quand il est admis à l’hôpital, le patient qui se trouve être un gros bonnet ayant pignon sur rue et roulant carrosse est obligé d’appeler Mohamed Djounaïdi Soilihi, le Directeur de la Société nationale de l’Électricité (SONÉLEC), pour demander un peu d’électricité à l’Hôpital, juste pour finir ses soins en cours. Plus marrant encore, Mouigni Baraka, fils de Saïd Soilihi, et les autres boulangers téléphonent au même Mohamed Djounaïdi Soilihi pour le même motif, avant que la farine ne soit à jeter. La situation fait rire parce que, malgré le discours d’autosatisfaction et d’autoglorification prononcé du haut de la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2017 par le dictateur fou et terroriste Assoumani Azali, petit-fils de Boinaheri, pour dire qu’il a réglé les problèmes d’électricité par l’enchantement d’une baguette magique, rien n’y fait. Dès lors, à la maison, 5 bidons de carburant sont vitaux: un 1er pour pomper l’eau potable, un 2ème pour 1’eau non potable, un 3ème pour le l’essence quand elle s’épuise, un 4ème pour quand le gasoil s’épuise et quand il y a délestage, et un 5ème pour le pétrole lampant, en rupture de stock chaque mois.

2.- Restons dans le domaine médical du début, et constatons que des médecins de plus en plus nombreux ont en face d’eux des gars capables d’émouvoir Satan lui-même par leurs pleurnicheries larmoyantes au cours desquelles, la voix tremblant des tremblotements de la sincérité, les yeux baignant dans les larmes, et la main sur le cœur, disent: «Docteur, mon cher frère, je sais que je suis dans une clinique privée, que je dois payer, mais je n’ai pas les moyens de payer mes soins à 5.000 francs comoriens, soit 10 euros. Docteur, s’il-te-plaît, je te demande une réduction car je n’ai pas d’argent, mais je t’annonce quand même que demain, je dois préparer à manger pour toute la Grande-Comore, avec dîner de mariage, et tout et tout, après les autres dépenses qui incluent des achats de bijoux en or pour 1 kg et 950 grammes».

Ces incongruités donnent envie à de nombreux Comoriens de devenir écrivains. Il leur manque des habitudes d’écriture qui finiront un jour par s’installer dans leur structure mentale.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 26 mars 2021.

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