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Le Docteur Achmet Saïd Mohamed, invité de Télésud

Le Docteur Achmet Saïd Mohamed, invité de Télésud

Ce qu’il dit sur la dictature de village donne froid au dos

Par ARM

     Officiellement, il est toujours le Doyen en congé de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université des Comores. Il avait été candidat à l’élection présidentielle qui n’a pas eu lieu le dimanche 24 mars 2019. Or, le Docteur Achmet Saïd Mohamed, puisqu’il s’agit de lui, a été présenté par la propagande aux ordres de Mitsoudjé comme «le Oussama Ben Laden des Comores», le dangereux terroriste qui voulait faire sauter des ponts qui n’existent pas, faire évader des prisonniers politiques des prisons mouroirs. Une fois de plus, c’est le délire.

Le Docteur Achmet Saïd Mohamed est un patriote sincère et responsable, très éloigné de l’image sale que la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé veut lui donner. Il était l’invité de la chaîne de télévision panafricaine Télésud. Le journaliste Hamed Paraïso l’avait reçu le lundi 29 avril 2019 sur le plateau de L’Invité du jour. Voici une synthèse de ses déclarations.

Les élections du dimanche 24 mars 2019 n’ont jamais eu lieu. Le peuple comorien n’a pas eu le droit de s’exprimer. Douze des treize candidats se sont retirés de la foutaise avant la fin de la journée, après avoir constaté que le scrutin était totalement perverti. L’élection et les résultats n’existent pas. La contestation menée par les douze candidats a eu lieu avant que la Cour suprême ne se prononce en faveur de son chef, le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger».

Aux Comores, toutes les situations sont catastrophiques. Tout va à vau-l’eau. Il y a un ras-le-bol général, même à l’Université. La société civile se rassemble, conteste et réclame autre chose. Le mouvement HURY (Liberté et abréviation du comorien «Vite, lève-toi pour que nous défendions le pays») veut en finir avec la bêtise aux Comores, penser le pays autrement.

L’épouse du Docteur Achmet Saïd Mohamed a été interpellée et gardée illégalement et sans le moindre motif légal par la Police pendant 4 jours avant d’être placée en résidence surveillée sans que l’époux et le reste de l’humanité ne sachent ce qui lui est reproché. Elle ne communique pas avec le reste de l’humanité. Achmet Saïd Mohamed est recherché par les autorités, après avoir été interpellé la première fois pour une marche pacifique. Par la suite, il a été appelé au téléphone par la Gendarmerie, et avait répondu à la convocation verbale.

Il avait tout compris: il fallait fuir la chasse à l’homme aux Comores. La décision a été prise quand sa maison a été encerclée par des forces de l’ordre armées jusqu’aux dents. La maison a été fouillée de fond en comble. Il n’y a pas eu perquisitions (acte légal) mais fouilles (acte barbare). Achmet Saïd Mohamed était déjà en fuite. Les autorités commencèrent à se défouler sur les membres de sa famille et sur les militants du HURY. Les arrestations extrajudiciaires se multiplièrent. Il a fallu fuir Anjouan pour Mayotte, en changeant 5 fois d’embarcations. Il a fallu tout abandonner, tout laisser derrière, sans connaître la date du retour aux Comores. Ce qui constitue un grave traumatisme.

Mais, le combat contre la dictature mérite d’être mené, même sans moyens. La dictature de Mitsoudjé demande aux Comoriens de mourir en silence. Le combat contre la dictature est juste. Les Comores sont devenues une prison à ciel ouvert. Il n’y a pas d’armes en divagation aux Comores. L’accusation de tentative de dynamitage du pont de Bangoi est tout simplement farfelue. La «Justice» a perdu toute crédibilité. On fait dire aux prisonniers tout et n’importe quoi, avec des faux témoins sur mesure, sans la présence d’avocats. On compte des morts et des blessés. Aucune expertise balistique n’est réalisée. Aucune enquête n’est diligentée pour découvrir l’identité des assassins officiers tués le jeudi 28 mars 2019. Les faux complots se multiplient. Le HURY est prêt à affronter la Justice, mais pas celle de Moroni. Il suffit d’écrire sur Facebook qu’il y avait des tirs là où on les entendait le jeudi 28 mars 2019 pour se retrouver en prison, sans être présenté devant un juge. Les autorités ont peur même des échanges sur les réseaux sociaux.

Naturellement, pour sortir de la crise, il faut réconcilier les Comoriens, et créer de vraies institutions. Les Comoriens doivent se parler sans que les uns ne cherchent à intimider les autres.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 4 mai 2019.

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