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Le fusilleur Azali Assoumani fusille les élèves de lycée

Le fusilleur Azali Assoumani fusille les élèves de lycée

La fusillade au Lycée de Moroni, bégaiement de l’Histoire

Par ARM

      Lucide et en colère, ce cadre d’Itsandra a les mots qui se bousculent dans la bouche: «La fusillade malheureuse et honteuse qui a eu lieu au Lycée de Moroni ce lundi 20 février 2017 est un acte barbare, ignoble et indigne de notre pays, un pays de paix. Pourtant, elle ne doit pas nous étonner dans la mesure où Azali Assoumani est un homme d’une brutalité inouïe, un homme qui ne croit qu’en la violence. Il est l’homme qui a assassiné sauvagement l’officier Ahmed Abdallah dit Apache et a promené son corps sur le capot d’un véhicule militaire à travers toute la ville de Moroni. Il est l’homme qui a ordonné une fusillade à balles réelles à Itsandra lors de son premier régime politique. Comme par hasard, ce fut Boiboidi, frère de Djaanfar Ahmed Saïd Hassani et militaire formé au Maroc, tous d’Itsandra, qui dirigeait les militaires qui avaient blessé gravement des habitants d’Itsandra, dont quatre étaient dans un état critique. À Itsandra, c’était le deuil, même s’il n’y avait pas eu mort d’homme. Boiboidi s’en était donné à cœur joie parce qu’il massacrait des gens d’un quartier qui n’était pas le sien, un quartier considéré dans le sien comme manquant d’assises nobiliaires et ne présentant aucune importance sur le plan social et intellectuel.

      Nous avons fait des prières de “Hitma”, et peu de temps après, Boiboidi est mort dans des conditions ténébreuses dans un avion. Quand son frère Bahassane se présenta à une élection législative, il avait été laminé, pour rappel des actes criminels du frère assassin mort. Lors de l’élection présidentielle de 2016, l’autre frère, Djaanfar Ahmed Saïd Hamadi, avait été également laminé dans son propre foyer natal d’Itsandra, comme son chef Azali Assoumani avait été rejeté et humilié dans sa propre région du Hambou. Autre fait important: quand, sous Ikililou Dhoinine, et alors que c’était Hamada Madi Boléro qui était le Directeur de son Cabinet chargé de la Défense, des militaires dirigés par un Mohélien, ont tiré sur la foule à balles réelles à Mitsoudjé. Tout le monde se demandait quand Azali Assoumani allait réagir, puisque c’était son village qui était attaqué. Il n’en fit rien parce qu’il mendiait les grâces d’Ikililou Dhoinine pour un soutien à l’élection présidentielle et parce que lui-même a les mains nageant dans le sang. Azali Assoumani ne pouvait réagir contre ce qui était arrivé à son village alors que dans les villages des autres, il avait ordonné des massacres».

L’homme d’Itsandra est en colère. Mais, il ne fait que s’approprier une colère nationale. Oui, il y a une colère nationale aux Comores depuis que les Comoriens ont vu les images de militaires comoriens et non burundais ou zimbabwéens massacrer avec une brutalité de bêtes sauvages les élèves du Lycée de Moroni. Comble de l’ironie, les événements qui ont conduit à ces massacres à ciel ouvert ont commencé sur des histoires d’électricité, alors que le fieffé menteur répondant au nom d’Azali Assoumani, soutenu par son pote, l’Ambassadeur de Chine aux Comores, s’est répandu partout en galéjades et mystifications sur ses «solutions définitives» aux problèmes d’électricité aux Comores, «au nom de “l’émergence” à l’horizon 2030». Héroïques, les élèves du Lycée de Moroni ont affronté l’Armée voulant arrêter leur Proviseur. Et là, sur les images vidéo, on voit les militaires s’acharner sur les élèves avec une brutalité de génocidaires en plein génocide. Cette débauche de balles réelles relève de la barbarie et de la sauvagerie.

On aurait tant voulu entendre la brave crypto-sambiste Anziza Mchangama, correspondante de Radio France Internationale (RFI) à Moroni et représentante personnelle de ses maîtres Ahmed Sambi et le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani à RFI, parler de cette tentative d’assassinat d’élèves par l’Armée, surtout quand dans la matinée de ce mardi 21 février 2017, RFI a fait état d’exactions au Congo Démocratique et en Guinée-Conakry, étant entendu que dans les deux pays, des élèves ont fait les frais de la violence d’une soldatesque débauchée. Cela veut dire que dans la représentation mentale que se fait Anziza Mchangama du sang comorien qui coule, celui-ci n’est pas un fait sur lequel il faut s’attarder, un fait devant prêter à conséquence. Pour elle, il n’est pas nécessaire d’en parler parce qu’on ne parle pas d’une mouche qui change de sexe dans le Mato Grosso. Tout au plus, pour elle, on ne ressent que de l’indifférence face à un Comorien battu à mort et à qui sont destinées des balles réelles. Irremplaçable, Anziza Mchangama! Admirable professionnelle! Si Dieu dotait les Comores d’une deuxième Anziza Mchangama, le pays serait sauvé. Hourra!

En même temps, ceux qui dansaient le «Bumping» de rue avec le «concubinocrate» Azali Assoumani en avril 2016 doivent assumer leurs responsabilités. Ils savaient deux choses très graves: d’une part, cet homme est un poison, sans la moindre vision d’État et avait ruiné les Comores, qu’il laissa exsangues et complètement ruinées avant de les livrer pieds et mains à un bouffon spécialisé dans la fonction tribunitienne, mais incapable de la moindre solution face à un problème concret: Ahmed Sambi, le radoteur impénitent brutalement devenu taiseux. Cela explique les insultes, malédictions, injures et huées sur le «saigneur» Azali Assoumani le 26 mai 2006, quand il quittait le pouvoir. D’autre part, les danseurs de «Bumping» de rue avec le «ventriote» Azali Assoumani savaient que leur idole n’aurait jamais été élu lors d’un scrutin libre, transparent et démocratique. Aujourd’hui, ce sont les enfants des complices d’un usurpateur et ceux des autres qui paient les frais de la folie d’un homme qu’il faudra destituer pour son manque total de lucidité dans la conduite des affaires de l’État.

Cette idée de destitution pourrait étonner. Pourtant, ceux qui fréquentent le tyran de Beït-Salam savent: le «concubinocrate» Azali Assoumani, détruit par la maladie, n’a pas toute sa tête. Il divague. Il radote. Il bafouille. Il est incapable de prononcer les mots entièrement. Il est incapable de finir ses phrases. Il prend des décisions sans queue, ni tête. Pendant qu’il se dit très déçu par un entourage médiocre qu’il a lui-même nommé, ce même entourage daube sur ses insuffisances et déficiences mentales. Mais, ne nous étonnons de rien parce que le pâtissier devenu dictateur aux Comores a un modèle, aux côtés duquel il aime faire des photos, que Msa Ali Djamal, Mohamed Abdou Mbéchezi et Saïd-Ahmed Saïd-Ali postent sur Facebook comme des abrutis, et ce modèle «salutaire» n’est autre que Robert Gabriel Mugabe, 93 ans, au pouvoir au Zimbabwe depuis 1981, et qui vient de déclarer de la manière la plus bouffonne qui soit: «La majorité des gens pensent qu’il n’y a personne pour me remplacer, aucun successeur […] qui leur serait acceptable, aussi acceptable que je le suis». Le «concubinocrate» Azali Assoumani est dans le même état d’esprit.

L’erreur la plus grave aurait consisté à traiter les fusillades du Lycée de Moroni de manière isolée et marginale, alors qu’il s’agit d’une tragédie nationale en harmonie avec un régime politique lui-même tragique. L’usurpateur à la tête des Comores ment là où il peut mentir comme dans le cas d’une électricité que personne n’a vue, et tire à balles réelles là où il ne peut pas proférer ses mensonges indigestes. On comprend tout quand on voit sur une chaîne de télévision panafricaine cet individu se targuer d’avoir licencié des milliers de cadres comoriens et se vanter de se préparer à en licencier d’autres. Sans doute, le putschiste Azali Assoumani veut tuer ceux qu’il ne veut pas voir grossir les rangs des chômeurs au détriment de sa fameuse «émergence émergente d’État émergent à l’horizon 2030». En d’autres termes, il veut «régler» les problèmes démographiques du pays et les problèmes sociaux qui en résultent en tentant de tuer toute la jeunesse comorienne. Le brave homme!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 21 février 2017.

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