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Le gardien de la prison de Moroni veut tuer Idi Boina

Le gardien de la prison de Moroni veut tuer Idi Boina

Même mortellement malade, Idi Boina est interdit d’hôpital

Par ARM

     Une triste affaire. Une affaire macabre. Une affaire qui tourne au drame et à la tragédie. Cette tragédie concerne Idi Boina, qui avait été membre de la Confrérie des Renégats et des Criminels (CRC), le parti politique du mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Seulement, Idi Boina a tourné le dos à la CRC. Pour se venger, la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé a tout fait pour l’impliquer dans l’affaire du gendarme à la main coupée, un acte perpétré par Kiki et ses miliciens, à la demande de leur chef, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri. Comme dans le cas d’Ahmed Hassane El-Barwane et des autres opposants, la «Justice» de Papa n’a trouvé aucun chef d’accusation contre lui. Le dossier est vide. Mais, Idi Boina est gardé en prison, en toute illégalité.

Idi Boina est mortellement malade. Il a de graves problèmes de cœur. Il a de problèmes d’hypertension artérielle: il fait du 22. Or, la tension est normale quand elle est à 12/8. Le chiffre 22 signifie qu’il va mourir à tout moment s’il ne bénéficie pas des soins appropriés. Voilà le juge d’instruction qui ordonne l’hospitalisation d’Idi Boina. Muni de l’autorisation d’hospitalisation signée par le juge, Maître Abdillah Mmadi Saïd, avocat d’Idi Boina, se rend à la prison de Moroni. Mais, le gardien chef de la prison de Moroni refuse cette sortie pour hospitalisation alors qu’il n’a aucun pouvoir en la matière. Il ne décide de la liberté de circulation de personne. Il est un simple exécutant. Il est juste chargé de surveiller les malheureux qui lui sont expédiés par une «Justice» politisée, incompétente, corrompue et aux ordres. Il n’a aucun pouvoir pour s’opposer aux décisions du juge. Il ne juge personne. Mais, si ce gardien chef de prison se permet de s’opposer aux décisions d’un juge, c’est parce qu’il obéit à des décisions politiciennes, venant de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé.

Tout ceci est très triste. Tout ceci est triste parce que cette grande voix de la cause du Droit et de la liberté aux Comores perd espoir, après avoir constaté que pour la première fois aux Comores, un régime politique, enfermé dans l’autisme et la dictature la plus barbare, reste sourd à tous les appels et ne veut entendre que le son de sa propre voix. Quand tel militant dit à cette grande voix du Droit et de la liberté qu’il faut continuer à lutter contre la dictature villageoise, celle-ci dit, fataliste: «Je me demande si tout ça sert à quelque chose. Est-ce que ça sert à quelque chose?». Une seule réponse: la lutte est à armes inégales, mais personne n’a le droit de baisser les bras. Le plus faible va triompher parce qu’il ne compte que sur le Droit.

En tout état de cause, si demain Idi Boina meurt en prison à cause d’un manque de soins, il n’y aura qu’un seul responsable devant Dieu, l’Histoire et les hommes: le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri. Qu’on se le dise!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 13 mars 2019.

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