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Le Général Salimou Mohamed Amiri témoigne et rappelle

Le Général Salimou Mohamed Amiri témoigne et rappelle

Hakim Bakari dit «Bapalé», nous ne devons jamais l’oublier

Par le Général Salimou Mohamed Amiri

«Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: “Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons”. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés» (II, La Vache, 155-157).

Sans rien préjuger au sujet des allégations et enquêtes en cours relatives à une prétendue tentative de déstabilisation, je me permets de témoigner que l’adjudant-chef Hakim Bakari dit Bapalé a été, dans l’Armée comme dans sa vie civile, ce qu’on peut appeler un homme sans problème. Les conditions de sa mort et de son enterrement dépassent toute expression humaine par leur barbarie. Elles constituent à mon humble entendement des faits constitutifs de crimes contre l’humanité (enlèvement de personnes suivi de leur disparition, de la torture ou d’actes inhumains, inspirés par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux et organisés en exécution d’un plan concerté…).

Les proches du martyr Hakim Bakari protestent

Je voudrais également, en ces temps de confusion et d’interrogations, rappeler la substance de l’article 33 alinéa 2 de la loi comorienne n°14-035/AU du 22 décembre 2014 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n°97-006/AF du 21 juillet 1997. Elle précise, s’agissant de l’obéissance des militaires comoriens vis à vis de leurs chefs: «[…]. Il ne peut leur être ordonné et ils ne peuvent accomplir des actes qui sont contraires aux lois, aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales ou qui constituent des crimes ou des délits notamment contre la sûreté et l’intégrité de l’État. La responsabilité propre des subordonnés ne dégage les supérieurs d’aucune de leurs responsabilités».

Sans commentaires.

J’adresse mes sincères condoléances à la famille de Bapalé (comme nous l’appelions affectueusement) et à tous ceux qui lui sont chers.

Qu’Allah le Tout-Puissant l’agrée dans son vaste Paradis et apporte patience et réconfort à ses proches.

«Très certainement, Nous vous éprouverons par un peu de peur, de faim et de diminution de biens, de personnes et de fruits. Et fais la bonne annonce aux endurants, qui disent, quand un malheur les atteint: “Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons”. Ceux-là reçoivent des bénédictions de leur Seigneur, ainsi que la miséricorde; et ceux-là sont les biens guidés» (II, La Vache, 155-157).

Nous nous en remettons à Dieu.

Par le Général Salimou Mohamed Amiri,

     Ancien chef d’État-major de l’Armée nationale de Développement (AND)

Général Salimou Mohamed Amiri

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© www.lemohelien.com – Lundi 12 avril 2021.

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