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Le gloubi-boulga «juridique» du satrape Ahmed Sambi

Le gloubi-boulga «juridique» du satrape Ahmed Sambi

Il exige d’autrui une preuve qu’il doit lui-même apporter au peuple

Par ARM

   L’ancien satrape Ahmed Sambi, à qui personne dans ce monde ne reconnaît une quelconque expertise juridique et une quelconque compétence constitutionnelle, vient de rater une nouvelle occasion de se taire. Il est incapable d’adopter un profil bas face à des sujets techniques qu’il ne maîtrise pas, et refuse de consulter des vrais juristes qui pourraient le sauver de ses divagations ridicules. Comme un âne rouge, il a fait de l’entêtement sa seule façon d’exister sur une scène politique qui le regarde avec condescendance et mépris. C’est quand même pitoyable de voir un homme se convaincre lui-même qu’il a été tellement bon Président de la République de 2006 à 2011 qu’il faut changer toutes les normes juridiques du pays pour lui permettre de devenir Président ad vitam æternam, Président à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive. Les Comoriens auraient pu faire l’effort de l’écouter si au moins l’ancien satrape avait pu expliquer en quoi il a été bon Président de la République, et s’il avait pu réaliser la plus simple de ses promesses électorales de 2006. Or, à ce jour, en dehors de son immense et incommensurable enrichissement personnel, personne n’a vu la moindre de ses réalisations au profit des Comoriens. Quand on a vraiment envie de rire, il faut se rendre près du Conseil de l’Île de la Grande-Comore et du Foyer des Femmes de Moroni, et examiner le panneau de la seule infrastructure du monde qui a été inaugurée sans avoir été construite, «le Terminal Ahmed Mohamed Sambi», la plus grande escroquerie infrastructurelle du monde, pour laquelle, le destructeur pathologique voulait raser le Foyer des Femmes de Moroni comme il l’a fait de l’Hôtel Galawa Beach, pour donner libre cours à des pulsions maladives et destructrices. Son «Terminal Ahmed Mohamed Sambi» ne comporte que ce malheureux panneau. Pourtant, son bilan entièrement et définitivement négatif n’a pas empêché son cousin Ahmed Hassan El-Barwane de sortir le plus éhonté des mensonges, ce mardi 3 novembre 2015, lors du 2ème Congrès inutile du Parti Bidoche, propriété personnelle d’Ahmed Sambi: «Nous avons fait un long chemin et posé beaucoup d’actes en si peu de temps». Et quels sont ces «actes» et ce «long chemin»? Le boxeur de mosquée crypto-sambiste ne le dit pas, alors que les Comoriens sont en droit de savoir ce qui est censé avoir été fait chez eux et pour eux mais qu’ils ne voient toujours pas.

   Blanc comme Nègre, Ahmed Sambi s’échine à expliquer aux Comoriens qu’il a le droit de se présenter à l’élection présidentielle de 2016 et qu’il appartient aux Comoriens aimant leur pays d’apporter la preuve de son impossibilité de se présenter à ce scrutin majeur, poussant la mégalomanie jusqu’à parler de lui-même à la troisième personne du singulier, comme tout individu qui se prend au sérieux alors que sa chute définitive est proche: «Sambi est candidat à l’élection de 2016», étant entendu que, selon lui-même, «aucun texte ne le lui interdit. Que ceux qui sont contre le prouvent par ne serait-ce qu’une ligne dans les textes de loi et on s’y soumettra». Le pauvre chéri… N’y a-t-il personne parmi ses «juristes» attitrés pour lui dire qu’il lui appartient de prouver son gloubi-boulga par le texte qui lui permettrait de dire aux Comoriens qu’il pourrait être candidat à toutes les élections présidentielles. Les pouvoirs publics n’ont aucune preuve à lui soumettre puisque l’article 13 de la Constitution est rédigé de manière à éviter toute équivoque: «La présidence est tournante entre les îles», et quand on parle des «îles», il n’est pas fait référence aux choses et aux animaux, mais au substrat humain, à l’homme comorien de la Grande-Comore, Anjouan et Mohéli. C’est en application de cet article 13 de la Constitution que le plus grand démagogue comorien de tous les temps a été élu chef d’État en 2006. Donc, Ahmed Sambi doit placer sous le regard des Comoriens le texte juridique qui pourrait lui permettre de se présenter à l’élection présidentielle de son choix. Il n’a rien à demander à l’État, qui ne se base que sur la Constitution. Point à la ligne. C’est à lui de prouver ses prétentions «juridiques» et «constitutionnelles». Où sont donc ses preuves juridiques? Personne ne les a vues, et ce, parce qu’elles n’existent nulle part.

   Ahmed Sambi ne se contente pas d’être fâché contre le Droit; il est très remonté contre les mathématiques et la logique, allant jusqu’à prétendre que «nous avons trouvé une solution que nous pensons salvatrice. La Loi peut être modifiée par référendum ou amendement par le Congrès». D’abord, ce «nous» concerne qui? Et puis, il a vu comment les 150 millions de francs comoriens qu’il faisait miroiter aux membres de la Cour constitutionnelle pour essayer d’obtenir d’eux un avis juridique favorable à sa candidature scélérate à l’élection présidentielle de 2016 n’ont servi à rien. Ce n’est pas parce qu’on a de l’argent par cartons qu’on peut tout obtenir des institutions publiques nationales. Pourquoi «modifier» ou «amender» la Loi? Pourquoi personne ne dit à cet individu de se montrer moins arrogant et moins prétentieux? Pourquoi «modifier» ou «amender» la Loi comorienne pour son bon plaisir? Et là, on est obligé de rire parce qu’Ahmed Sambi sort la plus grosse des sottises, en affirmant que «nous avons plus de onze Députés à l’Assemblée nationale sur trente-trois et le Congrès peut être saisi par un tiers des élus sinon par le Président de la République». Comment cet homme qui se prend pour Dieu peut-il demander la réunion d’un Congrès qu’il ne contrôle pas, étant entendu qu’au niveau de la seule Assemblée de l’Union des Comores, composée de 33 Députés, ses «12» Députés ne font pas le poids? Ne sait-il pas que s’il obtient le quorum pour la réunion du Congrès sans obtenir «la modification» et «l’amendement» qui l’obsèdent, il se suicide politiquement? Et puis, croit-il que le Président Ikililou Dhoinine va réunir le Congrès pour satisfaire les caprices mégalomaniaques et narcissiques d’un être inconscient et entêté?

   On va rire parce que c’est en public que l’ancien satrape exhorte ses redevables à «sauver le pays» «dans les plus brefs délais», en demandant la réunion du Congrès. Une fois de plus, ces gens haineux vont se fourvoyer en public. En tout cas, il y a quelque chose de franchement malsain quand on entend de la bouche de cet homme qui n’a aucune expertise dans un domaine donné prétendre que «n’ouvrir la primaire qu’aux enfants de l’île à laquelle échoit le tour» «va entériner le séparatisme». Quand Ahmed Sambi parle de «séparatisme», il est en terrain connu, lui qui faisait partie des Anjouanais chargés par «la Vice-présidente» de «la République indépendante d’Anjouan» de la rédaction de la «Constitution» de «la République d’Anjouan», au plus fort de son séparatisme (1997-2008). N’est-ce pas lui qui, en personnalisant les haines et le jeu politique sur l’île d’Anjouan n’a fait que faire perdurer les passions politiciennes avant de se poser en garant de l’unité nationale? Quelle inversion hypocrite des rôles? Ahmed Sambi est également dans son élément quand, avec la même hypocrisie, il invoque «la menace» des pouvoirs publics, qui «souhaitent lui barrer la route», alors que c’est lui qui menace les Comores de «chaos» en cas d’invalidation de sa candidature douteuse. Ce ne sont pas les pouvoirs publics qui souhaitent lui «barrer la route», mais la Loi, et celle-ci est générale et impersonnelle. Une fois de plus, il faudra avoir la générosité de demander à Ahmed Sambi de recourir à l’expertise de vrais juristes au lieu de continuer à s’entourer de gens qui ne savent que lui dire ce qu’il a envie d’entendre.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 5 novembre 2015.

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