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Le Gouvernement AZALI II est-il un gouvernement monacal ?

Le Gouvernement AZALI II est-il un gouvernement monacal ?
C’est avec une grande stupéfaction que les comoriens ont appris hier la formation du gouvernement AZALI II dans lequel le président n’a pas hésité à s’en défaire de ses alliés du parti JUWA. Décidément dans ce pays il subsiste au sein de la société une crise morale qui continue à aggraver la misère socioéconomique et politique. En claire le président vient de former un gouvernement anti JUWA, en se recentrant sur son village et son parti.

Wunu tsi msadjadja ! A-t-il lancé le mongozi Ali SOILIH les premiers  jours de son arrestation en mai 1978,  en réponse à l’attitude belliqueuse que Ms. Abass DJOUSSOUF, A.MROUDJAE et TAKI ont fait preuve devant lui.

Ces derniers temps les médias comoriens n’ont cessé de dénoncer le système autocratique que le président AZALI II a mis en place. Même si la participation du parti JUWA, laissait entrevoir l’illusion d’un gouvernement de large ouverture. Eh bien, tous ces faux semblants ont volé en éclat avec la formation du gouvernement AZALI II aux allures d’une équipe monastique appelée CRC.  Disons le clairement que l’Abbaye AZALI a décidé de n’accepter dans son monastère que les moines les plus proches. C’est un seigneur féodal qui a l’habitude de fonctionner en autarcie dont laquelle la famille, le village et le parti constituent l’ossature.

Comment comprendre cette décision du président de s’affranchir de ses alliés ?
 Soutenu par l’Arabie Saoudite , il se sent pousser des ailes au point que ces derniers temps ses choix et ses décisions créent polémique au sein de la société. Souvenez-vous de la rupture diplomatique avec l’Iran, le Qatar, le rejet de la participation à la fête de l’indépendance de son ancien allié SAMBI et bien d’autres décisions controversées.
Au regard d’un tel constat, nous nous demandons si le chef de l’état consulte ses conseillers avant de prendre ses décisions, à partir du moment où celui-ci ne s’embarrasse pas du protocole et de surcroît ne prend pas des gants pour afficher ses positions, ce qui semble être dangereux pour un chef d’état.

Avec ce nouveau gouvernement, il vient de se créer une vraie opposition contre le parti JUWA. Sachant que c’est le seul parti qui respecte de manière discutable les fondements d’un parti républicain. Force est d’admettre que les autres à commencer par le parti RADHI jusqu’UPEDC et le RIDJA sont des partis de survie. Un moyen par lequel permet  leurs leaders de faire la transhumance politique.

Deuxième élément, la dangerosité de ce gouvernement exclusivement contre SAMBI et de son parti, ce que le président vient de faire le choix de l’instabilité, de l’isolement politique, voire en toile de fond le séparatisme dont il lui-même l’artisan.

Sur le plan des affaires extérieures que peut-on attendre des nouveaux ministres? Pour M.SOEFOU AMINE , il est le cousin proche du colonel, issu du même village Mitsoudjé et ancien ministère au même poste sous le règne AZALI I et pour couronner le tout les comoriens se souviennent qu’il a été, le ministre qui a retiré la question de Mayotte à l’ordre du jour des nations unies. Mais que va-t-il apporter à la diplomatie comorienne hormis que de servir les intérêts du chef et du village.

Ce que l’on peut retenir, le pays rentre dans une crise politique sans précédant qui, déjà, est entrain de tuer la démocratie, les institutions, les libertés individuelles, publiques et de la presse. Quotidiennement elles sont hélas violées dans l’intérêt du clan et de la famille. AZALI marche-t-il vers le despotisme narcissique ou la dictature démocratique?
Mbadakome
 

Remix de mbadakome

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