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Le Gouverneur Mohamed Ali Saïd, gaga de la République

Le Gouverneur Mohamed Ali Saïd, gaga de la République

De nouveau, le Gouverneur sénile et gnangnan de Mohéli pète un câble

Par ARM

     Quand les Mohéliens rient de cette façon, il faut avoir peur. Et de nouveau, les Mohéliens ont affiché leur rictus le plus méprisant depuis la matinée de ce mercredi 18 novembre 2015. Même de loin, ce ricanement se voit. Et qu’est-ce qui se passe encore? Ne riez surtout pas. Voici la petite affaire qui a provoqué l’hilarité dans le Tout-Mohéli et au-delà. Le Docteur Abdoul-Anziz Hassanaly, jeune et brillant médecin qu’on ne présente plus, est proche du Président Ikililou Dhoinine, dont il est le médecin personnel. Une petite musique venant de Mohéli fait de lui l’un des promoteurs de la candidature de la Première Dame dite Maman à l’élection gubernatoriale de Mohéli en 2016. Dès lors, dès qu’il dit un mot, même sur la bonne santé de l’un de ses anciens patients, on fait tout pour mettre cela sur le dos du Président de la République ou de la Première Dame. Or, dans la matinée de ce mercredi 18 novembre 2015, alors qu’il se trouvait à Mférédjini, haut-lieu des intrigues sociales et politiques à Fomboni, le Docteur Abdoul-Anziz Hassanaly a été l’auteur d’une petite phrase assassine qui a pris des allures politiques incroyables: «Mohamed Ali Saïd, actuel Gouverneur de Mohéli, ne pourra pas se représenter en 2016 pour un troisième mandat parce qu’il en a déjà fait deux, alors qu’on n’a pas le droit d’en faire plus de deux». Si Mohamed Ali Saïd, qualifié de «dictateur africain peu fréquentable» par un journal des Pyrénées-Orientales, était un homme instruit, il aurait entendu parler un jour du principe de la non-rétroactivité de la Loi, principe en vertu duquel une loi ne s’applique que sur les situations nées après son entrée en vigueur. La limitation des deux mandats étant décidée après le premier mandat du «dictateur africain peu fréquentable», une stricte application du Droit nous oblige à reconnaître, la mort dans l’âme, qu’il pourra se représenter de nouveau en 2016.

     Seulement, le «dictateur africain peu fréquentable», qui a été surnommé «Djoudja», la version comorienne des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, n’est pas homme à perdre son temps dans des arguties juridiques, mais à agir en soudard habitué à tripoter les fesses complaisantes des filles aux mœurs légères. Et le soudard de bouiboui a agi en soudard de bouiboui. Tout de suite après avoir appris le contenu de la phrase assassine du Docteur Abdoul-Anziz Hassanaly, il a réuni des Chorfas (descendants du Prophète) et a égorgé un gros bœuf pour une séance de Badri. Devant l’hôpital de Fomboni, il a fait manger de la viande et du riz à des Mohéliens se moquant de ses états d’âme, a fait réciter on ne sait trop quoi aux Chorfas et a incité ces derniers à demander à Dieu de mettre à mort tous les gens qui disent que la Loi lui interdit une troisième candidature. Facétieux, sarcastiques et mordants, cette fois, les Mohéliens sont pourtant restés bouche bée depuis la découverte de cette affaire, se demandant comment le Gouverneur Mohamed Ali Saïd, qui n’a même pas 60 ans, est déjà devenu sénile et gaga. Car le Gouverneur de Mohéli a bel et bien pété un câble. Cette histoire d’égorgement de bœuf et de lecture d’on ne sait même pas quoi a achevé de convaincre les Mohéliens que leur Gouverneur est un gnangnan devenu gaga et sénile prématurément. L’affaire fait rire le Tout-Mohéli, et après les affaires de mœurs et les scandales de toutes sortes, voilà le ridicule le plus pathétique.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 19 novembre 2015.

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