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Le «Grand Bond en avant» et l’«émergence émergente»

Le «Grand Bond en avant» et l’«émergence émergente»

Azali Assoumani s’inspire de bruyants échecs pour échouer

Par ARM

     Vue avant tout comme un exercice de communication sur le modèle «que la lumière soit et la lumière fut», «l’émergence émergente du pays émergent» risque de tourner à la fameuse «industrie industrialisante» à l’algérienne du Front de Libération nationale (FLN) et Houari Boumediene ou du tout aussi fameux «Grand Bond en avant» du Parti communiste chinois (PCC) sous le Grand Timonier Mao Tsé Toung. Il s’agit d’échecs monumentaux marqués par la dilapidation des ressources naturelles ou humaines, selon le cas, mais toujours et surtout selon la volonté d’un homme qui se croit au-dessus des lois économiques. Ce que, dans sa diplomatie orientale consistant à «faire sauver la face», l’Ambassadeur de Chine à Moroni évitera de rappeler à son «ami» bien-aimé à Beït-Salam, qui se complaît à être perçu comme un «ami» et même s’en inventer avec tout dirigeant qui le reçoit avec un minimum d’égards protocolaires. Si tant que «l’amitié» entre des États puisse déborder les intérêts, fondements de toute coopération, il suffirait de se référer au Saint Coran et à la Sunna du Prophète Mohammed pour que tous les pays musulmans interagissent en protestations et profusions de fraternité et d’amitié au sein de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI). Rions!

On en est bien loin! Par ailleurs, un homme d’État, résistant, militaire et visionnaire politique ne s’était pas gêné pour proclamer que «la France n’a pas d’amis, mais des intérêts». Dès lors, les «communicants» de Beït-Salam feraient mieux de cesser ramages, bavardages, flaflas et artifices, pour mieux interroger «l’ami» chinois sur l’expérience de son pays et ses intérêts réels aux Comores, en ce moment de commémoration des 20 ans de la disparition du Petit Timonier Deng Xiaoping, qui avait mis en pratique sa formule selon laquelle «peu importe que le chat soit noir ou gris, pourvu qu’il attrape la souris». Avec le double résultat d’une extraordinaire croissance économique à deux chiffres pendant au moins trois décennies, d’un côté, et une explosion généralisée de la corruption et des inégalités sociales inégalées, basées sur la toute-puissance des cadres du parti au pouvoir, de l’autre.

En effet et malgré tout, dans cette mise en valeur de la compétence et de l’efficience, la Chine a aussi des îles aux températures tropicales, dédiées au tourisme, avec des plages de sable blanc et même des populations musulmanes qui pourraient mieux coopérer avec les nôtres que les mégapoles de Shanghai, Guangzhou ou Beijing. À une condition. Oui, tout est faisable à condition de savoir mettre à profit ce qui nous différencie aussi de «l’ami», à savoir: le pluralisme politique, la dimension démographique et la croyance profonde en un Dieu de Miséricorde. Cela devrait intéresser davantage le grand maoïste et polpotiste français Idriss Mohamed Chanfi national, qui applaudit hypocritement des mains et des pieds «la prouesse énergétique» de l’obscène MAMWÉ, sans rien comprendre à «la petitesse radiophonique» contre la prestigieuse Radio Baraka FM du frère Abdallah Agwa, prête à éclairer les chaumières au sujet des turpitudes de Salama Blablas et bientôt à propos de l’Hôtel Itsandra. «Oui, oui, soyons patients et les promesses seront tenues»!

En effet, tout à son nombrilisme, au «rattrapage ethnico-villageois» et à sa CRC, dont les caciques voudraient tout autant se repaître entre copains et coquins qui se détestent et se méprisent cordialement, le «saigneur» hirsute Azali Assoumani va aller de déconvenues en désillusions. L’esprit vers le fugitif international Hamada Madi Boléro, exilé volontaire à l’île Maurice, d’où il ne ramènera rien de créatif en raison de son penchant pour le mal absolu et jamais rien de bien pour son pays, le chefaillon installé par la fraude et la terreur à Beït-Salam par les Mohéliens de Beït-Salam lorgne en même temps sur le modèle rwandais. Mais, là aussi, il oublie que le respect envers de l’homme de Kigali dans son pays et sur le continent se fonde sur sa volonté et sa capacité à la réconciliation des cœurs meurtris avant, pendant et après l’effroyable génocide de 1994, pour ériger sa capitale en «Genève de l’Afrique», ou chacun balaie devant sa porte, au sens propre comme au figuré, y compris le maître des lieux, soit dit en passant, un résistant lui aussi et non un fuyard en slip cherchant à se mettre sous une table de l’Ambassade de France la plus proche. Suivez le regard de ceux qui savent.

Le résultat spectaculaire est que, par-delà la propagande et le discours implacable d’un pouvoir qui s’accroche à tout prix, le Rwanda est bel et bien reconnu comme étant quasiment le seul pays à avoir atteint les Objectifs du Millénaire pour le Développement mis en œuvre par le Sud-Coréen Ban Ki Moon, lui-même produit d’un authentique pays émergent, capable de mettre en prison un géant comme le patron de Samsung et non pas l’animateur-vedette d’une radio locale qui dérange. Là-bas, on a pensé à créer une usine de cartons et de sachets en papiers avant d’interdire l’usage du plastique, et on installe des vrais marchés avant de se débarrasser violemment du marché ambulant, n’est-ce pas Kiki? On songe à la formation professionnelle avant de vider les administrations publiques des ressources humaines, qui ne sont ni des mouchoirs à jeter, ni des œufs à casser pour les omelettes.

Messieurs les «communicants» en charge des grands voyages interplanétaires et intergalactiques et aux délégations kilométriques, votre chefaillon va aller écouter les exploits d’autrui à Abidjan. Évidemment, on ne vous avait point entendus après le sommet d’Addis-Abeba, qui recommande de «mettre en valeur les dividendes démographiques en investissant sur la jeunesse», ce qui fut une belle gifle au seul dirigeant au monde qui peut se targuer devant les médias de licenciements à tour de bras. Alors, un petit conseil dont je vous sais inaptes à intégrer dans vos calepins à deux kopecks de per diem: arrêtez de penser à mettre plein la vue aux fan-clubs sur Facebook pour vous inspirer de ce qui permettrait de réussir un tant soit peu à sortir ce pauvre petit archipel de sa misère et des échecs à répétition, si vous voulez vraiment qu’on oublie les huées, insultes et injures proférées par le peuple, un certain 26 mai 2006, pour l’immense plaisir sadique, gratuit et mégalomaniaque de l’enturbanné grand bavard devant l’Éternel, mais devenu taiseux parce qu’étant désormais devenu votre frère-ennemi intime. Ces derniers temps, il est vu à Paris et a été rappelé à l’ordre par cette sœur de Foumbouni, qui lui a vertement posé la question de savoir pourquoi, après avoir été un Président médiocre, il se pose en donneur de leçons depuis le 26 mai 2011. Ollé, ollé!

Naturellement, il feint d’avoir zappé le discours de campagne fait à Mohéli et évoquant en termes si peu élogieux le débarquement à Anjouan ayant flatté son nombrilisme aux grands frais du pauvre Mouammar Kadhafi, qui connut la fin toute aussi peu glorieuse qu’on connaît. Mais, il n’ignore pas que les sieurs Maoulana Charif surnommé «Robo-kilo-ya-oubou» («un quart de kilo de bouillie de riz») et le Grandissime Docteur Abdou Ousseine, le beau gosse du perchoir, s’agitent en larrons pour se prémunir de tout éventuel retour d’un Mollah qui sut s’enrichir plus vite qu’eux et à la vitesse supersonique, par la vente honteuse, scandaleuse et mafieuse des passeports, opération odieusement qualifiée de «citoyenneté économique».

En attendant, doit-on vous rappeler aussi que la formule «Que la lumière soit!» est une expression réservée à Dieu, Créateur des deux mondes? Et, Il ne pardonne guère aux hâbleurs et orgueilleux osant prétendre se parer de Ses attributs. Avec les 7 milliards de francs comoriens empruntés dans les banques locales et présentés comme «des fonds propres» et autres rétro-commissions à 270 millions de francs comoriens de Salama Blablas pour produire de la lumière qu’il va falloir subventionner encore à hauteur de presque 500 millions de francs comoriens par mois, au prix de près de 10.000 licenciements abusifs et de baisses de salaires, y compris au sein des Forces de l’ordre, ça ne va pas tarder à retomber comme une foudre sur le toit de Beït-Salam, sur les bureaux de Bellou, Mohamed Abdou Mbéchezi et Saïd-Ahmed Saïd-Ali. Et alors là, comme les mouches autour d’un cadavre en décomposition, les remords poursuivent leur victime même après que mort s’ensuive. Qu’Allah veuille bien en préserver Ses serviteurs aptes à l’humilité et au repentir!

Pour autant, les caisses sont vidées à la vitesse de la lumière. Cette histoire d’acquisition précipitée de moteurs n’a pas fini d’entraîner Beït-Salam dans un cercle vicieux, vers une course infernale, pour un budget impossible à réaliser, toujours malgré les milliers de licenciements. Il faudrait demander au sieur Idriss Mohamed Chanfi ce qu’il dirait si ces 10.000 licenciés allaient se jeter à la mer comme leurs frères et sœurs sur le bras de mer entre Anjouan et Mayotte. Sans oublier ceux qui ne croient plus à l’utilité de rentrer aux Comores et se jettent dans la Méditerranée. Quant à Msa Ali Djamal, il a pris la grosse tête tout simplement parce que le chauffeur de service lui a appris à conduire une voiture jusqu’à Chezani-Mboinkou. Or, à Moroni des sourires hypocrites masquent des rires sous cape qui l’accueillent au restaurant Le Select, avec sa veste de bledard achetée devant la station de métro Porte de Montreuil. On va donc continuer sur «l’émergence» pour enfoncer le clou sur ce navire sans boussole et dirigé par des rats qui grattent jusqu’aux crottes tout en soufflant sur la plaie pour endormir un chefaillon imbu de lui-même.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 19 février 2017.

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