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Le journalisme des réseaux sociaux conduit la plus part du temps à l’obscurantisme

    Le journalisme des réseaux sociaux conduit la plus part du temps à l’obscurantisme
Le métier de journaliste à l’ère de la désinformation et des « fakenews » conduit forcément au drame et au dérapage. Samedi dernier, Ortega Hassani, connu sous le sobriquet de Ortega-Live sur Facebook, a publié une vidéo en live dans laquelle il mettait en scène une jeune fille mineure avec un homme, accusés de fornication, au mépris de la loi et de la présomption d’innocence.

Le code civil dans son chapitre premier stipule que toute personne est innocente et bénéficie de la « la sacro-sainte » de présomption d’innocence, jusqu’à preuve du contraire. Or, Ortega a publié cette vidéo au moment de leur arrestation, accompagnée d’un commentaire d’un policier qui ne savait même pas les tenant et les aboutissants de l’histoire. La police de Moroni reproche aux jeunes d’avoir eu une relation sexuelle pendant le mois de ramadan. Or, le coran est clair : « il faut avoir quatre témoins oculaires qui peuvent affirmer en jurant sur le saint Coran » d’avoir été témoin. Or, ce n’était pas le cas. Le policier lui-même a reconnu qu’il était difficile d’établir si l’acte sexuel a eu lieu ou pas. Car personne n’a été témoin.

Dans ce contexte, Monsieur Ortega, un pédant grand journaliste de facebook ne s’est, en aucun moment posé la question de savoir qu’en publiant des images dégradantes et humiliantes, il portait atteinte à l’image de cette jeune mineure et de sa famille, voire toute une ville. Sachant que cela s’est fait au mépris de la présomption d’innocence. Mais surtout il a oublié que de telles affaires sont récurrentes dans le pays et pourtant cela n’a jamais atteint des proportions médiatiques comme c’est le cas aujourd’hui. Il a également oublié que cela peut arriver à tout le monde, même à ses proches. En tout cas , ce journaliste de face book n’a pas fait preuve d’humanisme encore moins du professionnalisme. Disons qu’à force de vouloir faire coute que coute du sensationnel, il a pris le risque de franchir une ligne rouge sachant que ci cela se passait dans un pays de droit, ce Monsieur serait traduit au tribunal pour répondre de son acte, sur cette publicité diffamante.
La question que ce pose les comoriens est de comprendre et de savoir pourquoi les autorités ont favorisé la médiatisation, alors qu’aucun jugement n’a été rendu, bien que des affaires de meurtres sont restées jusqu’ici inexpliquées par le pouvoir judiciaire ? Chercheraient-elles à montrer que la situation du pays est sous control?
D’ailleurs pour son intérêt, nous conseillons à M.Ortega de retourner dans une école du journalisme pour acquérir les fondamentaux et la déontologie et de l’éthique de ce métier. La 1ere des règles pour un journaliste, c’est de savoir faire son métier sans se mettre en danger et prendre des risques.

Mbadakome

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