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Le Mufti-Cardinal dit «Chioui Mboundouo» est indigne

Le Mufti-Cardinal dit «Chioui Mboundouo» est indigne

«Chioui Mboundouo» signifie «La Louche qui remue». Sale!

Par ARM

     L’expression mohélienne «Chioui Mboundouo» signifie littéralement «La Louche qui remue». Ce langage culinaire a un sens: plongée dans la marmite, la louche a le pouvoir de ramener la nourriture qui est au fond de l’ustensile de cuisine vers le haut, et celle qui est en haut vers le bas. Toujours caustiques et en restant dans le domaine culinaire, les Mohéliens font également des tartines sur celui qui met de la viande dans la marmite et qui en fait sortir du poisson. Quand une personne se voit attribuer le surnom de «Chioui Mboundouo» ou de propension à servir du poisson à table après avoir préparé de la viande, cela veut dire que ladite personne a dépassé les limites du mensonge, de la duplicité, du double langage, de l’hypocrisie, de la zizanie et de la tartufferie. Une «Chioui Mboundouo» est toujours une personne méprisable et méprisée.

     Et voilà qu’au sein de l’appareil de l’État comorien, on découvre la plus grande «Chioui Mboundouo», qui n’est autre que Saïd Toihir Ben Saïd Ahmed Maoulana, le Mufti-Cardinal de Ntsoudjini, l’individu censé être la plus haute autorité religieuse et morale du pays. Tu parles… Une question: par quel coup de force le Mufti des Comores est toujours un Grand-Comorien, à l’exclusion des Anjouanais et des Mohéliens? Est-ce à dire que les Anjouanais et les Mohéliens sont des ignorants et des tarés, et qu’ils n’ont pas de théologiens capables d’occuper des fonctions religieuses d’ailleurs dévoyées et souillées par des «Oulémas» défroqués et par des trafiquants d’alcool? Qu’on le dise aux Mohéliens et aux Anjouanais pour que la chose soit claire dans les esprits!

Toujours est-il que les Comoriens aimant sincèrement leur pays félicitent et remercient le blog Mbadakome pour l’article de haute facture intitulé «Obsèques du regretté M. Bazi Selim: Quand le grand moufti confond obsèques et meeting politique». Cet article, bien rédigé et très révélateur des pratiques obscènes du Mufti-Cardinal, se répand comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, suscitant partout l’indignation et la réprobation de l’acte malheureux, indigne et indécent commis dans la honte et le scandale odieux par le Tartuffe de Ntsoudjini lors des funérailles de l’ancien ministre Ali Bazi Selim, justement à Ntsoudjini.

     Voici le bel article de Mbadakome: «Aujourd’hui, à Ntsoudjini, lors des funérailles du grand notable et homme d’affaires M. [Ali] Bazi Selim, qui nous a quittés hier, le grand mufti a surpris toute l’assistance, en transformant ce moment de recueillement pour la mémoire d’un homme en meeting politique: “Azali a reçu une bonne éducation, il tient cela de son père Foundhi Hamadi, qui est issu d’une grande famille parmi les grandes familles de la Grande-Comores. Si le président Azali est sage, c’est uniquement parce que cela est héréditaire. Il tient ça de son père et c’est pourquoi il a aidé la famille Bazi à rapatrier le corpsˮ.

Voilà en substance comment le premier des croyants comoriens transforme des funérailles en campagne électorale. Ce discours a choqué les Comoriens car il était là en tant que chef religieux pour parler de bien du défunt Bazi et non comme griot du Colonel Azali. Le grand Mufti a oublié qu’il occupe une fonction de guide spirituel et non de directeur de compagne d’Azali. De plus, la fonction est spirituellement apolitique et par cette conduite, on comprend que la fonction de guide est devenue politique et cela laisse la possibilité au futur tombeur d’Azali de le remercier.

     Le respect de la fonction de mufti est parmi les voies qui conduiront le pays à la stabilité».

Le frère Toihir a toutes les raisons du monde d’être indigné, et son indignation est devenue nationale, comme on peut le constater à la lumière de la vitesse avec laquelle circule l’article précité sur les réseaux sociaux. Cela fait un bon moment que ce Mufti-Cardinal est devenu un criminel qui cautionne toutes les saletés, immondices et crapuleries de son complice qu’est le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Il pousse la saleté morale jusqu’à voler l’argent des pèlerins comoriens, avec la complicité du dictateur fou de Mitsoudjé, lui qui devait aider les Comoriens à accomplir le cinquième pilier de l’Islam dans les meilleures conditions qui soient.

Le Mufti-Cardinal n’avait même pas de la compassion pour Ali Bazi Selim – dont le corps n’avait même pas eu le temps de refroidir – et sa famille. Tout ce qui l’intéressait, c’était faire la campagne électorale d’un dictateur fou doublé d’un voleur en plein enterrement. Car, il s’agissait d’enterrement. On enterrait un homme mort. Dans un enterrement, on ne parle pas chiffons. Qu’on se le dise!

Qui plus est, l’Islam recommande la pudeur et la discrétion quand on aide quelqu’un: «La main gauche ne doit pas savoir ce qu’offre la main droite». Le Mufti-Cardinal n’avait pas besoin de crier sur les toits le fait que l’État comorien avait pris en charge le rapatriement du corps sans vie d’Ali Bazi Selim. Le Roi du Maroc rend les plus grands services à ses opposants, et pendant qu’ils sont encore vivants et non après leur mort, et ces actes d’humanité ne sont jamais cités dans les discours officiels. Et qu’il soit dit en passant que la famille d’Ali Bazi Selim aurait pu se charger elle-même du rapatriement du corps du patriarche. Alors, pourquoi toute cette propagande malsaine? Trop, c’est trop!

En plus, on croyait que le père du dictateur fou s’appelait Azali Boinaheri. Aujourd’hui, on découvre qu’il s’appelait Hamadi. La question que tous les Comoriens se posent est: par Dieu, comment s’appelait le père du dictateur fou de Mitsoudjé? Autre chose: dans l’oraison funèbre, on est censé parler du mort, Ali Bazi Selim, en l’occurrence. Or, le Mufti-Cardinal parle d’un mort-vivant et l’encense au-delà de la raison et de la décence: le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri. Les Comoriens doivent-ils comprendre qu’il s’agit d’une oraison funèbre par anticipation, compte tenu de l’état de santé déplorable du fou de Mitsoudjé? Une clarification sur ce sujet ne serait pas de trop. Elle est même entendue.

Mais, sur quelle planète de singes vit le Mufti-Cardinal pour ne pas constater qu’en fait de «sagesse», son fou préféré a détruit tout un pays et emprisonné la plupart des grands leaders de l’opposition?

Ah bon? Le «saigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri serait né dans «une grande famille parmi les grandes familles de la Grande-Comores»? Alors, pourquoi on entend un autre son de cloche chez les Grands-Comoriens à ce sujet? Quelle est la «grande famille» qui a été fondée par le sieur Boinaheri? Boinaheri? Boinaheri? Boinaheri fondant une grande famille? Allons bon! Pourquoi le Mufti-Cardinal ne dit-il pas aux Comoriens que son putschiste n’est même pas considéré à Mitsoudjé comme de Mitsoudjé, puisque sa mère est venue d’ailleurs? Pourquoi cet homme ment-il avec autant d’aplomb, sans avoir peur de Dieu?

Le Mufti-Cardinal ne mérite qu’une seule chose: le mépris des Comoriens.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 11 janvier 2019.

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