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Le Mufti Catholique des Comores fait sa fête le jeudi

Le Mufti Catholique des Comores fait sa fête le jeudi

Le représentant du Pape ne veut pas de l’Aïd un vendredi

Par ARM

     Nous sommes le mercredi 13 juin 2018. Depuis le lundi 11 juin 2018, les Comoriens, bien ancrés dans la foi sincère et la pure piété, s’envoient par les réseaux sociaux la sourate Al Qadr, La Destinée:

«Nous l’avons certes, fait descendre [le Coran] pendant la nuit d’Al-Qadr. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr? La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois. Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit [l’Ange Gabriel], par permission de leur Seigneur pour tout ordre. Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube» (XCVII, Al-Qadr, La Destinée, 1-5).

     La nuit du mardi 12 au mercredi 13 juin 2018 a été considérée comme celle de la Destinée, et les Comoriens, pieux comme d’habitude, ont redoublé de ferveur religieuse, les uns appelant les autres pour leur recommander prières, lecture du Coran et recueillement durant cette nuit. Ils sont convaincus que l’Aïd ou fête marquant la fin du Ramadan devra avoir lieu le vendredi 15 juin 2018. Seulement, le Mufti Catholique des Comores en a décidé autrement, croit-il pour protéger son «Imam» «Mabaoi» («Ailes de poulets», pour les grillades), le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger».

Pourquoi? Parce que ces deux hurluberlus sont dans la superstition jusqu’au cou. Ils se fient à une certaine croyance populaire qui suggère que, quand l’Aïd coïncide avec un vendredi, cela signifie que le dirigeant en place va mourir. Qu’il meure! Or, aux Comores, les signes avant-coureurs de la chute brutale et sans gloire ou de la mort naturelle par maladie incurable du «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri se multiplient chaque jour.

Ces deux rigolos sans foi, ni Loi ont déjà donné la mesure de leur impiété en 2018, lors de la célébration de la Fête du Sacrifice, marquant la fin du Pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Comme on sait, cette fête s’appelle aux Comores «La Fête du Pèlerinage à La Mecque». À La Mecque, le rituel du pèlerinage ne se fait pas par nationalité, mais à la même date et selon le même rituel pour tout le monde, et cela, le lendemain du rassemblement à Arafat. Ce rassemblement se fait à la même date pour tous les Musulmans du monde. Les deux copains et coquins se trouvaient en Arabie Saoudite et avaient célébré cette fête le vendredi, comme les vrais Musulmans, mais avaient imposé aux Comoriens vivant aux Comores la date du samedi.

Nullement impressionnés par les oukases et fatwas des deux bandits, des Comoriens avaient tenu à célébrer la fête à la bonne date: le vendredi. Ils furent jetés dans les Commissariats de police, dans les Tribunaux et dans les prisons, juste pour avoir respecté une norme de l’Islam contrariant les croyances superstitieuses d’un Mufti défroqué converti au Catholicisme et d’un criminel fornicateur fou qu’il a nommé «Imam Azali», en référence blasphématoire et désobligeante au grand érudit et théologien sincère Imam Ghazali.

Donc, que personne ne s’étonne en apprenant de «Son Éminence» le Mufti converti au Catholicisme et devenu le Mufti-Cardinal, représentant du Pape aux Comores, la décision de célébrer abusivement et faussement l’Aïd le jeudi 14 juin au lieu du vendredi 15 juin 2018.

Je conclus par ceci: alors que je vivais au Maroc, pays dont le Roi est Commandeur des Croyants, cette fête avait été célébrée un vendredi, et le Souverain n’en est nullement mort!

Par ARM                               

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© www.lemohelien.com – Mercredi 13 juin 2018.

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