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Le Mufti réconcilie Azali Assoumani et le Parti RADHI

Le Mufti réconcilie Azali Assoumani et le Parti RADHI

Azali Assoumani a déjà rencontré Abodo Soefo à 2 reprises

Par ARM

     Étrange assemblage tout de même, le régime politique du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani: un Président de la République, trois Vice-présidents, un Grand Vizir officiel et un Premier ministre officieux. Le Premier ministre officieux n’est autre que l’ouléma défroqué portant le titre de Mufti de la République. Cet homme s’est signalé dès le 26 mai 2016 par une gourmandise qui l’a conduit à faire main basse sur le juteux marché du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, en Arabie Saoudite, avec la complicité d’autres voyous au cœur noyé dans la cupidité, la rapacité, la kleptomanie et la kleptocratie. Il fallait le voir pendant la période électorale, quand il allait à Beït-Salam endormir la Belle au Bois dormant, Ikililou Dhoinine, en lui racontant les pires fadaises comme quoi l’équipe de Mohamed Ali Soilihi était celle des polythéistes de la Jahiliya («Obscurantisme», la période d’avant l’Islam), mais que celle des voleurs comprenant le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et ses voyous était celle des «vrais Musulmans». Le Mohélien de Beït-Salam était sensible à ce charabia. L’ouléma défroqué de Ntsoudjini est l’un des pires voyous que comptent les Comores actuellement, et il est temps d’étudier la possibilité pour les Comores de faire du Mufti une institution pouvant s’ouvrir aux Mohéliens et aux Anjouanais puisque, à ce jour, tous les Muftis des Comores ont été des Grands-Comoriens. Les Mohéliens et les Anjouanais auraient pu fermer les yeux si le Mufti était honnête et compétent, se limitant à son rôle de guide religieux, mais tel n’est pas le cas.

     Actuellement, le Mufti, au lieu de s’occuper de la chose religieuse, en se limitant à la sphère spirituelle, s’agite pour régenter et investir complètement le domaine temporel, au gré de ses intérêts et de ceux de son ami d’enfance, le putschiste Azali Assoumani. Sa mission actuelle est simple: ressouder la CRC, le parti politique du «pouvoiriste» Azali Assoumani à la tête duquel a été chassé, à la suite d’une mascarade judiciaire organisée par une juge mohélienne inexpérimentée et vénale, le secrétaire général légitime du parti, Houmed Msaïdié, qui fonda son RADHI le 24 mai 2014. Il s’est passé des choses très graves lors de l’éjection de Houmed Msaïdié du secrétariat général de la CRC. Houmed Msaïdié et ses hommes sont partis. Et aujourd’hui, le Mufti est en train de les faire retourner à la CRC. Ces hommes-là ont le droit d’aller où bon leur semble, de pactiser avec qui ils veulent, de coucher avec qui ils veulent, de boire ce qu’ils veulent, de revenir à leur hermaphrodisme politique des années 2014-2015, mais quel message vont-ils envoyer aux Comoriens, qui ont suivi avec une délectation sadique leurs déchirements et déchirures? Un mauvais message. À l’heure qu’il est, le Mufti a organisé deux rencontres de secret de Polichinelle entre l’usurpateur Azali Assoumani et Abodo Soefo, le bras droit de Houmed Msaïdié.

     Oui, deux rencontres, en attendant le ralliement officiel de l’enfant de Ntsini Moichongo à son ancien chef. Pendant ce temps, le Mufti travaille au corps Houmed Msaïdié, et tout le monde dit ce que dernier rejoindra son pire ennemi de ces dernières années, «par calcul et opportunisme». Après le 26 mai 2016, l’usurpateur a fait sa première «prière du vendredi» à Ntsini Moichongo, s’entretenant avec Abodo Soefo avant et après «la prière».

     Ces tribulations n’étonnent guère ce parfait connaisseur des arcanes politiciennes du pays, pour qui, «rien ne doit nous surprendre. Rien. Quand, début août 2015, Ikililou Dhoinine fit savoir aux représentants des partis politiques de la Mouvance présidentielle qu’il avait choisi Mohamed Ali Soilihi dit Mamadou comme candidat à l’élection présidentielle de 2016, Abodo Soefo n’avait pas sauté de joie au plafond. Il n’avait qu’un seul rêve: la réconciliation au sein de la CRC, pour que lui et les autres chefs et membres du RADHI rejoignent leur formation partisane d’origine, la CRC. Durant toute la période électorale, il est resté accroché à ce rêve, et rien ne m’étonnera le jour où j’apprendrai qu’il s’est rallié à Azali Assoumani. Ça sera pareil pour Houmed Msaïdié qui, dans un premier temps va essayer de jouer les durs avant d’être gagné par la realpolitik alimentaire. Ces gens-là ne vont pas rejoindre leur ennemi Azali Assoumani par conviction, puisqu’ils le savent incompétent et corrompu, mais par soucis alimentaires. Attendons la suite pour constater que les acteurs politiques comoriens ne sont faits que pour mortifier et meurtrir chaque jour les Comoriens».

     En effet, les jours à venir vont être décisifs pour prouver aux Comoriens qu’un acteur politique comorien n’est pas nécessairement un homme fait de vertus, mais un opportuniste capable des pires contorsions politiciennes, rien que pour arriver à manger.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 21 septembre 2016.

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