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Le parquet de Moroni lève l'ordre d'empêchement émis contre Ikililou et Dossar

Selon le procureur de la République, Ikililou Dhoinine et Mohamed Bacar Dossar ne sont pas pour l’instant inculpés d’une quelconque infraction. «Ils sont donc sous mon autorité car ils ont seulement été entendus dans le cadre de l’enquête préliminaire», clarifie Mohamed Abdou. Pour la partie civile, il s’agit d’un coup terrible donné à ce dossier. «Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures dans le traitement de cette procédure», s’indignera Saïd Larifou demandant «plus de fermeté dans le traitement de cette affaire».

Après Abou Achirafi Ali, ancien directeur de la police, le procureur de la République, Mohamed Abdou vient à nouveau, de donner à l’ancien chef de l’Etat, Ikililou Dhoinine, et au député Mohamed Bacar Dossar l’autorisation de quitter les îles où ils se trouvent. Décidée par le parquet de la République de Moroni, cette mesure permet également à l’ancien chef de l’Etat de se rendre à Maurice pour des contrôles médicaux et à Mohamed Bacar Dossar de se rendre dans les îles. Selon Mohamed Abdou, «Ikililou Dhoinine et Mohamed Bacar Dossar ne sont pas pour l’instant inculpés d’une quelconque infraction, ils sont donc sous mon autorité car ils ont seulement été entendus dans le cadre de l’enquête préliminaire».

Au sujet de l’émission de cet ordre d’empêchement de quitter le territoire, le parquetier a ajouté qu’en sa qualité d’ancien ministre des Finances de Sambi, le député a beaucoup de choses à dire au juge. «Après la levée de son immunité parlementaire, Mohamed Bacar Dossar a à plusieurs reprise été entendu pas le juge. Nous creusons pour savoir ce qui s’est passé, il n’y a pas lieu de précipiter», a-t-il fait savoir. Interrogé sur cette mesure prise au profit de ces deux hommes, l’avocat de la partie civile, Me Saïd Larifou, a déclaré que cela constitue «un coup terrible» apporté à ce dossier. «Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures dans le traitement de cette procédure. En ma qualité d’avocat du collectif des citoyens ayant déposé plainte suite à ce détournement, j’exprime toute mon indignation».

Me Saïd Larifou a ajouté que «dès le début de procédure, j’ai tenu à appeler les Comoriens, premières victimes de ce détournement, à plus de vigilance et de mobilisation. Nous demandons plus de fermeté dans le traitement de cette affaire. Je ne tolérerais aucune forme de complaisance ou acte même judiciaire de nature à compromettre la crédibilité de la procédure». Au terme de son intervention, Me Saïd Larifou a ajouté que «les Comoriens et nos partenaires, nous observent et l’histoire de notre pays retiendra la lourde responsabilité de ceux qui par manœuvre tentent d’empêcher la justice de travailler». Pour l’avocat de la partie civile, il est temps que «la sérénité» revienne dans le dossier.

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