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Le pet dans l’eau du gabelou Saïd Ali Saïd Chayhane

Le pet dans l’eau du gabelou Saïd Ali Saïd Chayhane

Gloubi-boulga, prêchi-prêcha, fautes de français sur 2 lignes

Par ARM

     «Ses fautes de français ne datent pas d’aujourd’hui. Il a toujours été nul en français». Le mot, volontairement méchant, est de l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro. Et «il» n’est autre que son maître Azali Assoumani, qui venait de débiter des bêtises crasses dans un français de manioc sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). Et, comme tel maître, tel serviteur, éberlués et médusés, les Comoriens et la communauté internationale découvrent aujourd’hui qu’Azali Assoumani est entouré de gens comme lui, de piètres locuteurs de la vraie langue officielle des Comores, le français. Il ne s’agit pas de reproduire ce qui s’était passé à Paris, en plein conseil des ministres, le mercredi 3 avril 1991. Ce jour-là, le ministre Alain Decaux avait délicieusement lancé: «Le maréchal Mobutu ne semble pas très conscient des problèmes de son pays, mais s’intéresse beaucoup à l’évolution de l’accent circonflexe dans la langue française». Ce à quoi, sarcastique, le Président François Mitterrand avait répondu: «Ah bon! Il n’y a pas d’accent circonflexe sur maréchal». Ne soyons pas des persifleurs, mais tout de même! Azali Assoumani parle le français qu’on connaît. Kiki est le porte-parole du gouvernement et ne parle pas français. Que fera-t-il le jour où il sera obligé d’être en présence de personnalités étrangères? Les ministres qui ont eu à s’exprimer en français ces derniers temps ont brillé par leur médiocrité, exactement à la lumière de leur maître.

     Et comme si cela ne suffisait pas, voilà Saïd Ali Saïd Chayhane, le gabelou promu ministre pour les raisons détestables et méprisables que tout le monde connaît, qui en rajoute. Méconnaissant toutes les règles qui régissent les recrutements à la Fonction publique, il a pondu un arrêté ministériel dont l’article 1er dispose stupidement: «Sont nuls et de nuls effets tout contrat de recrutement et à tous les niveaux signés à compter du 1er janvier 2016». C’est donc, ça? Ah oui? À quel mot se rapporte l’expression «nuls et de nuls effets»? La question ne se pose pas: «Tout contrat». Or, en réinventant la langue française et ses délicieuses subtilités, l’enfant Saïd Ali Saïd Chayhane mélange dangereusement le singulier et le pluriel. L’expression «Sont de nuls effets» (au pluriel) aurait dû être suivie de «tous les contrats» (au pluriel) et non «tout contrat» (au singulier). L’enfant Saïd Ali Saïd Chayhane se tue lui-même dans la suite de sa phrase car il emploie du pluriel après, dans «signés», qui relève du masculin pluriel. Et puis, sur le plan de l’esthétique, il faut dire que l’expression «et à tous les niveaux» produit le désagréable effet d’un cheveu sur la soupe. Pas bon du tout! Honteux!

     Soyons bons Princes. En même temps, serait-il possible que l’homme qui se noie dans 1.000 fautes de français sur deux lignes soit convaincant et crédible quand il sera devant les partenaires financiers internationaux des Comores pour parler de récession, inflation, stagflation, rigueur, assainissement, rationalisation des choix budgétaires, etc. Il va avoir la honte de sa vie et y entraîner toutes les Comores. Sur le plan juridique, cet enfant vient de piétiner ce qu’on appelle communément «la continuité de l’État», en supprimant d’un trait de plume des milliers de décisions d’embauche prises avant sa promotion ministérielle de gabelou. En réalité, il ne fait que donner corps au mot bien connu: «Tel maître, tel chien».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 16 juin 2016.

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