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Le petit épicier aigri de Mohoro a bien raté le coche

Le petit épicier aigri de Mohoro a bien raté le coche

«L’Ambassadeur» Ahamada Hamadi aurait dû se taire!

Par ARM

     Les dictatures africaines tuent, endeuillent, affament, emprisonnent et torturent leurs peuples en toute impunité, se croyant à l’abri de tout. Dès qu’un média international s’en fait l’écho, ces dictatures ruent aux brancards et poussent des cris de vierges effarouchées. Elles demandent des droits de réponse infantiles, et accusent les médias et parfois même les États où ils sont installés. Là où les dirigeants des grandes puissances se taisent, ceux des dictatures africaines en font des tonnes contre la vérité, et se ridiculisent.

On se souvient de l’affaire Benoît Ruelle: «Quelques heures avant l’arrivée de François Mitterrand au Togo, sur l’antenne de RFI (dont la direction avait été confiée après mai 1981 à Hervé Bourges), le journaliste chargé de la revue de la presse, Benoît Ruelle, mentionne un article du Canard enchaîné exposant le triste état de l’économie togolaise et le rôle néfaste joué par le conseiller économique d’Eyadema, Maurice Assor: le lendemain, le journaliste en question se voit retirer la revue de la presse, malgré les protestations des syndicats»: Claude Wauthier: Quatre présidents et l’Afrique. De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand, Le Seuil, Collection «L’Histoire immédiate», Paris, 1995, p. 456.

En mai 2002, j’avais accordé à Radio France Internationale (RFI) une interview qui avait été diffusée lors d’une émission dominicale, le jour même de l’investiture, après une honte électorale, du «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Ce dernier avait fait envoyer à la Direction de RFI une lettre de protestation d’une stupidité affligeante juste pour une interview, criant au «complot» et au «dénigrement des institutions comoriennes». C’était d’une bêtise crasse.

En janvier 2016, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri se ridiculisa gravement sur le plateau de la chaîne Télésud, dont la journaliste Patricia Drailline, lui avait dit sans la moindre complaisance: «Concrètement, parce que vous ne dites pas votre programme», avant de couper le tyran par une remarque assassine: «Je ne vous cache pas que pour moi, c’est flou. Je n’arrive pas à comprendre votre programme, je vous le dis honnêtement». C’est le jour où le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri avait piteusement dit qu’en 2002, «je n’ai pas été élu pour appliquer un programme». Msa Ali Djamal et sa petite bande avaient tout fait pour retirer d’Internet l’immense fiasco qu’avait été cette interview «inamicale». Aberrant!

Cela fait deux ans que personne n’entend parler d’Ahamada Hamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, qui avait tué l’appareil diplomatique comorien aux temps des Mohéliens de Bête-Salam. Il est revenu sur le devant de la scène par un papier qu’il fit publier sur le journal étatique Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui pique», «fait gratter» ou fait démanger»), devenu une usine de propagande et de fautes de français que je ne lis plus depuis le limogeage d’Ahmed Ali Amir et Faïza Soulé Youssouf.

«L’Ambassadeur» Ahamada Hamadi a choisi un langage ordurier pour nier à la chaîne de télévision France 24 le droit d’organiser un débat sur les Comores et d’y inviter qui elle veut. Il insulte la chaîne et sa journaliste, s’en prend aux invités mahorais et comoriens parce que la vérité a été dite au cours de ce débat. La vérité sur la dictature de Mitsoudjé a été décortiquée. Le petit épicier aigri de Mohoro trouve que la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé est une riante démocratie dans laquelle il fait bon vivre. Il trouve que le «saigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri est un bon démocrate que les invités de France 24 dénigrent par jalousie et aigreur. Il trouve que les Comores sont dénigrées par des méchants. Il insulte le Député Mansour Kamardine, qui n’a proféré aucun mensonge, notamment quand il dit qu’il n’y a pas d’État aux Comores. Moi-même ai intitulé mon premier livre «Comores. Les Institutions d’un État mort-né» (L’Harmattan, Paris, 2001), après avoir constaté que le pays ne remplit pas les conditions pratiques d’un vrai État. Aujourd’hui, la chose est encore plus visible: l’État comorien est dépouillé de tous ses attributs et donc de sa crédibilité et viabilité.

Ahamada Hamadi, le petit épicier de Mohoro, veut refaire son retour au sein de l’appareil diplomatique comorien, et n’a pas cessé de faire des salamalecs pour ce faire. Pendant que les Comores sont plongées dans la plus effroyable des dictatures, il ne défend pas les valeurs de l’État, de la République et de la démocratie, mais l’image désastreuse d’un tyran borné et sans la moindre intelligence. Une fois de plus, les Comoriens sont dégoûtés en découvrant que certains sont indifférents aux malheurs qui leur arrivent du fait d’une dictature barbare.

Les Comoriens sont médusés en voyant la dictature se ridiculiser pour une dépêche de presse dénonçant les pratiques liberticides d’un régime politique de deuil. Un gouvernement qui sait communiquer ne publie pas des communiqués pour des articles et dépêches. Il les ignore et, en les ignorant, il les dégonfle. En la matière, personne ne fait mieux que la Reine d’Angleterre. Mais, aux Comores et dans les autres dictatures africaines, on ne connaît pas ces subtilités. Citons un exemple, celui d’un livre: Nicolas Beau et Jean-Pierre Tuquoi: Notre ami Ben Ali. L’envers du «miracle tunisien», La Découverte, Paris, 1999 (227 p.).

L’Ambassade de Tunisie en France se rendait dans les librairies françaises pour acheter en grandes quantités ce livre afin de le retirer de la circulation, pendant que l’éditeur remplaçait les ouvrages achetés par de nouveaux. Qui a perdu la bataille? La Tunisie du dictateur Zine El Abidine Ben Ali. Rappelons ce mot de Victor Hugo: «On résiste à l’invasion des armées; on ne résiste pas à l’invasion des idées». Rappelons ce mot de Voltaire: «Le seul moyen d’obliger les hommes à dire du bien de nous, c’est d’en faire».

Et puis, il y a l’art et la manière. Ahamada Hamadi, le petit épicier de Mohoro, se présente comme «Ambassadeur». Un Ambassadeur est un diplomate, et il est attendu d’un diplomate un langage approprié, au-delà de la mendicité et de l’hypocrisie de l’homme de Mohoro. Il lui est interdit le langage de la rue, fruit de l’inculture, de l’ignorance et de la colère. À cet individu baignant dans la mendicité, il faut rappeler que «si un homme coléreux est une menace pour la société, un diplomate coléreux est un désastre national»: Afzal Iqbal: Diplomacy in early Islam, 4ème édition, Institute of Islamic Culture, Lahore, 1988, p. 118.

Ahamada Hamadi a raté le coche. Son silence aurait mieux valu que son tissu d’insanités et de débilités. Il a vraiment desservi la cause qu’il voulait défendre par pure mendicité. Il aurait dû choisir la démonstration, l’explication et l’argumentation, en rejetant la polémique. Il a été très mal inspiré. Il a écrit un texte insalubre qui va plaire aux arsouilles Saïd Ahmed Saïd Ali et Mohamed Abdou Mbechezi, mais qui va réveiller toute personnalité sensée.

À «l’Ambassadeur» Ahamada Hamadi, le petit épicier aigri de Mohoro, il faudra rappeler ce mot de Dominique de Villepin: «À force de scruter les visages, le diplomate connaît toutes les ruses de l’âme humaine. Dans le Dictionnaire des synonymes, Condillac entendait le réduire au statut d’espion “autorisé par le droit des gens”. Or le diplomate est savant, archéologue ou grammairien quand il déchiffre l’énigme des motivations politiques. Il s’improvise géographe pour dessiner des cartes et décider du sort de populations entières. Il devient parfois prophète lorsqu’il ne s’accommode pas des injustices faites à une nation. Il est l’éternel écrivain du roman national et de l’épopée internationale. Il défend avec passion les idées et les convictions qui ont fait battre son cœur. À commencer par l’obsession de l’équilibre contre le chaos, identitaire ou mondial, et, si celui-ci advient, l’acharnement à trouver le salut dans le mouvement», in Dominique de Villepin: Présentation, in Françoise Autrand, Lucien Bély, Philippe Contamine et Thierry Lentz: Histoire de la diplomatie française. Tome I. Du Moyen-âge à l’Empire, Éditions Perrin, Collection «Tempus», 2ème édition, Paris, 2007, p. 9.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 4 novembre 2018.

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