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Le polpotiste Idriss Mohamed Chanfi: «Signaux négatifs»

Le polpotiste Idriss Mohamed Chanfi: «Signaux négatifs»

L’enragé-aigri des Comores, déçu par Azali Assoumani Baba

Par ARM

     Il y a une grande différence entre entendre et voir. Ce qu’on a vu de ses propres yeux n’est jamais l’égal de ce qu’on a entendu des autres. Et dans le cas du polpotiste Idriss Mohamed Chanfi, je ne rapporte pas les dires des autres, mais les scènes grandguignolesques de branquignol de dimanche auxquelles j’ai personnellement assisté. Décor. La Cour constitutionnelle venait de se déshabiller en proclamant «la victoire» d’Azali Assoumani. J’ai vu de mes propres yeux Idriss Mohamed Chanfi, l’enragé-aigri des Comores, entre le Foyer des Femmes de Moroni et le Conseil de l’Île de la Grande-Comore, hagard, s’agiter devant des caméras et des micros de complaisance comme si on venait de lui dire que son idole le génocidaire Pol Pot (1,7 million de morts, soit 21% de la population du «Kampuchéa “démocratique”») venait de sortir de sa tombe pour le proclamer «vainqueur» de l’élection présidentielle à laquelle il n’était pas candidat. Coiffure en bataille, hirsute, le regard vide, il débitait bêtise sur bêtise à la gloire de son «pouvoiriste» Azali Assoumani Baba. On dirait que c’était lui-même qui venait de remporter une élection truquée jusqu’aux yeux par Pol Pot.

     Eh bien! Il doute. Il tire à tout berzingue sur son Azali Assoumani, et le vocabulaire auquel il a recours est d’une incroyable verdeur et d’un pessimisme de condamné à mort: «Mais à mon corps défendant, les signaux négatifs pèsent plus lourds [Sic: «Lourd»], laissent à penser que les règles de management restent inchangées et plombent l’espoir d’une amélioration réelle des conditions de vie des simples citoyens», «Malheureusement les signaux négatifs sont plus significatifs. Ils résident en premier dans le silence», «Il va de soi que le nouveau pouvoir devait s’installer, placer ceux et celles qui portent ses orientations politiques dans les principaux postes. Les mauvais signaux viennent d’où ? En premier de l’augmentation insensée de la superstructure politicienne. Existerait-il deux exécutifs une Présidence et un Gouvernement? Une telle architecture correspond à des pays bicéphale [Sic: «Bicéphales», et ce n’est pas un pays qui est bicéphale, mais un exécutif] comme la France où le Président (majorité présidentielle [Hum!]) et le Premier Ministre (majorité parlementaire) peuvent ne pas être du même bord politique. Notre régime est présidentiel, quasi monarchique. En deuxième lieu de ces innombrables conseillers, parfois spéciaux, dont tout le monde imagine le rapport qualité/prix en termes de services rendus/salaires. D’ailleurs les attributions sont loin des compétences des uns et des autres. En somme la gabegie continue. Enfin la nomination abusive des DG des sociétés d’Etat, abusive parce qu’elle ne respecte pas les statuts de ces sociétés, lesquels exigent l’implication des Conseils d’administration, des procédures réglementaires de recrutement. Le management de ces sociétés reste donc uniquement politicien. Le jeune DG d’ONICOR qui semble avoir réussi à sortir sa société du gouffre, qui avait initié la construction de nouveaux sièges, est éjecté. Pourquoi voudriez-vous qu’un DG travaille bien puisque son sort est uniquement lié à son positionnement politicien, une dynamique qui se trouve à la base de la gestion calamiteuse des sociétés d’État. Azali II va-t-il suivre les ornières d’Azali I ? On espère que non, on formule des vœux. En tout cas la vigilance est de mise».

     Ce qui est dit est vrai, mais celui qui le dit n’a aucune légitimité pour le dire parce qu’il est complice d’une immense forfaiture. C’est lui qui maudissait tous ceux qui ne voulaient pas soutenir la candidature d’Azali Assoumani, dont il connaît pourtant l’incompétence criminelle, l’inacceptable corruptibilité, l’indécente corruption, le malsain népotisme et l’attrait exercé sur lui par le «bumping» de rue et les strings. Il sait qu’Azali Assoumani n’aura jamais la moindre qualité d’homme d’État, sinon l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro ne l’aurait jamais soutenu. Il connaît la médiocrité et le côté j’en-foutre d’Azali Assoumani, et pourtant, il a tout fait pour faire croire aux Comoriens qu’on pouvait transformer une nullité nullissime en homme d’État. Azali Assoumani lui-même, répondant à la question d’une fille de Mitsoudjé, qui ne comprenait pas son obsession maladive et criminelle à revenir au pouvoir, avait dit: «Tu ne connais pas le prestige qui s’attache à la fonction de chef de l’État». Le prestige même dans la honte et le déshonneur.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 18 juin 2016.

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