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Le Président Ikililou Dhoinine: un discours pour l’Histoire

Par son discours d’adieu à l’ONU, le chef de l’État prend date

Par ARM

   Les crypto-sambistes les plus haineux doivent bien savoir que le discours que le Président Ikililou Dhoinine vient de prononcer à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, où s’était complètement fourvoyé Ahmed Sambi le 24 septembre 2010, est le discours de la conscience tranquille et qu’il est estampillé «Hamada Madi Boléro», leur ennemi héréditaire, l’homme qu’ils aiment le plus détester au monde. Et, dans leur réflexe pavlovien, ils n’ont guère démenti leur réputation de haine morbide et de détestation. Et, une fois de plus, ils sont très forts les haineux les plus acharnés des Comoriens. Ils ont prouvé qu’ils sont vraiment forts jusqu’à trouver une critique sur ce que tous les spécialistes en Relations internationales ne manqueront pas de qualifier de discours très correct et surtout, un discours qui a su se frayer une place et marquer les esprits dans une Assemblée générale dominée par la guerre de la coalition entre la France et les États-Unis contre la Russie sur la Syrie. Cette appréciation n’est pas une affaire de profanes, mais une affaire qui doit être laissée aux spécialistes des Relations internationales que nous sommes. Comment voulez-vous que les Comores avancent quand ceux qui critiquent un discours écrit de la main de Hamada Madi Boléro, spécialiste des Relations internationales connu et respecté dans les chancelleries, est critiqué par des gus qui ne connaissent même pas les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, et qui ne savent pas que la République populaire de Chine en fait partie?

   Détester le Président Ikililou Dhoinine et Hamada Madi Boléro ne suffit plus. D’ailleurs, il fallait être astucieux, d’entrée en jeu, pour pouvoir attirer l’attention de tout le monde sur ce qui se passe loin du Proche-Orient et du Moyen-Orient, et cela, en Afrique, dans l’océan Indien occidental, où se trouve un petit pays insulaire, très insignifiant sur le plan démographique et économique, même si certains Comoriens, dont les illuminés crypto-sambistes, les hurluberlus du prétendu «Comité Maoré» et les «Comoricains» croient toujours au centre du monde. Au moment où en Afrique, les démons des coups d’État se réveillent et reviennent pour revisiter le continent, notamment l’Afrique de l’Ouest, et où pratiquement après le Président Pierre Nkurunziza du Burundi, beaucoup de chefs d’État «mandat finissant» (Rwanda, «Congo fois 2», etc.) s’apprêtent à modifier les règles du jeu démocratique chez eux pour se maintenir au pouvoir à mort, le Président Ikililou Dhoinine, en débutant son allocution, a tenu à rappeler que c’était son dernier discours à l’ONU en tant que chef de l’État après seulement cinq ans d’exercice. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, une chose est certaine: cette émouvante annonce a forcément obligé tout le monde dans la salle à écouter ce jeune Président qui dit au revoir sans être poussé, et sans être tiré par les pans du boubou. Nous devons donc nous rendre à l’évidence: c’est une très belle leçon de démocratie venant d’un petit Président d’une petite île, comme disait le «Professeur» donneur de cours magistraux insipides, le seul et unique Aboubacar Ben Saïd Salim (au fait, où en est-il avec ses lettres ouvertes? Il n’en fait plus depuis un certain temps).

   Ensuite, le Président Ikililou Dhoinine, comme un grand professionnel des Relations internationales et leur Droit, a compris que le monde entier a les yeux rivés sur la COP21 sur le climat à Paris. En la matière, en homme habitué aux discours à l’Assemblée générale de l’ONU, Hamada Madi Boléro a fait vraiment fort dans ses conseils au Président de la République. C’est ainsi qu’il a eu l’ingénieuse idée de comparer la situation à laquelle le monde moderne fait face aujourd’hui à celle des deux après-guerres (1918 et 1945), en remontant à la guerre froide et à la période de l’esclavagisme. Cette tactique lui a permis justement d’entrer sur ce qu’il voulait, c’est-à-dire la situation dramatique de Mayotte, pour évoquer la pratique du Droit international par un membre permanent du Conseil de Sécurité: la France! Pour les initiés, c’est un vrai chef-d’œuvre, que nous recommandons, bien évidemment. Et, la merveille des merveilles, le Président Ikililou Dhoinine l’a offerte au monde par cette phrase d’anthologie, que j’ai personnellement beaucoup aimée: «Les Comores sont le seul pays au monde qui n’a pas eu droit au Droit» lors de sa décolonisation.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 1er octobre 2015.

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