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Le Président Ikililou Dhoinine, un patriote à l’ONU

Son discours est un modèle de patriotisme et nous rend fiers

Saïd Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah

   «Les hommes ne sauraient jouir de la liberté politique sans l’acheter par quelques sacrifices, et ils ne s’en emparent jamais qu’avec beaucoup d’efforts»: Alexis de Tocqueville: Œuvres complètes, 1864. Ceci étant dit, remarquons que chaque homme politique comorien, plus particulièrement, chacun de nos Présidents, laisse une trace indélébile de leur mandat. Au cours des élections présidentielles organisées dans le cadre de la présidence tournante, on a remarqué celui qui favorise le meilleur traitement du dossier relatif à l’île comorienne de Mayotte dans le sens des intérêts des Comores: c’est le Président Ikililou Dhoinine, et on connaît celui qui était au pouvoir pendant que Mayotte était en pleine départementalisation, et qui n’a géré que ses propres intérêts, oubliant les Comores, à savoir Ahmed Sambi, sans oublier Azali Assoumani, qui reconnaissait Mayotte comme une entité française, en acceptant sa participation aux Jeux des îles de l’océan Indien. Ahmed Sambi et Azali Assoumani sont des traîtres à la patrie comorienne. Par contre, l’actuel Président de l’Union des Comores, Son Excellence le Docteur Ikililou Dhoinine, a marqué sa différence au cours des sommets de la Commission de l’océan Indien (COI), de l’Union africaine et de l’ONU. Lors des derniers Jeux des îles de l’océan Indien à la Réunion, il a montré sa détermination sincère sur la question de Mayotte. Aujourd’hui, il marque sa Grande différence par rapport à ces deux prédécesseurs, non seulement par son patriotisme, mais aussi par sa lucidité et son sens de la démocratie. Le Président Ikililou Dhoinine annonce la fin de son mandat et la couleur de son successeur à la tribune de l’ONU: un homme qui doit être à la hauteur de la mission et non un champion des zigzags politiques et diplomatiques, et de l’irresponsabilité.

   Dans le Comte de Monte Cristo, Alexandre Dumas fait dire à l’un de ses personnages: «En politique, mon cher, vous le savez comme moi, il n’y a pas d’hommes, mais des idées pas de sentiments, mais des intérêts. En politique, on ne tue pas un homme: on supprime un obstacle, voilà tout». La politique est un domaine où le pragmatisme et le courage sont salués et surtout pour et par les hommes d’État. Mais, ce courage et ce pragmatisme manquent à beaucoup de ceux qui se considèrent des hommes politiques dans notre pays et qui peuvent garder le silence en regardant une tierce personne la piétiner. Or, nous savons tous qu’en politique, le silence est une complicité grave, qui rime parfois avec la trahison. Le Président de l’Union des Comores, Son Excellence le Docteur Ikililou Dhoinine annonce que c’est son dernier discours à l’ONU, en tant que chef de l’État, et déclare que son successeur sera un Grand-Comorien. Le message est clair, même pour celui qui veut comprendre, et tant pis pour le camp de ceux qui ne veulent pas comprendre mais qui comprendront un jour. Au cours de son intervention à l’ONU, le Président Ikililou Dhoinine a marqué sa volonté de ne rien faire pour rester au pouvoir comme ont essayé de le faire ses deux prédécesseurs, les traîtres que tout le monde connaît.

   Le Président Ikililou Dhoinine condamne l’occupation française de notre île et la complicité de l’Union européenne: «Contrairement à toutes les anciennes colonies, l’Archipel des Comores, composé des îles de Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comore, et qui fut admis à l’ONU comme État indépendant, sujet de Droit international, est amputé d’une partie de son territoire par l’ancienne puissance coloniale, la France, au mépris de tous les normes et principes qui régissent les relations internationales». Cette déclaration figure dans le discours du Président Ikililou Dhoinine à l’ONU. La France donne des leçons à la Russie, qui a occupé le Crimée, en oubliant sa contradiction, en occupant une partie du territoire comorien, Mayotte, en violation du Droit international. Le Président de l’Union des Comores ne se limite pas uniquement à la France, qui a piétiné dès l’indépendance le droit des Comoriens de gouverner une partie de leur territorial, mais aussi l’Union européenne, qui a validé le fait colonial, en rendant notre île une zone ultrapériphérique européenne.

   Nous félicitons cette détermination sans faille du Président de l’Union des Comores sur la question de l’intégrité territoriale des Comores. Nous appelons tous les hommes et femmes politiques comoriens à saluer et encourager cette position afin de dire à l’occupant que sur ce point, nous n’avons aucune tendance, ni parti politique. Notre parti politique, le Parti Comores Alternatives (PCA), demande, par conséquent, d’oser aller en pratique en abrogeant le visa Balladur. En cette période préélectorale, les Comoriens doivent ouvrir les yeux et ne doivent pas perdre l’occasion de faire la différence entre ceux qui ont toujours été au service du colonialisme au détriment de notre pays, et les autres acteurs politiques, animés d’un sincère sentiment patriotique.

Par Saïd Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah

Animateur principal du Parti Comores Alternatives (PCA)

Candidat à l’élection présidentielle de l’Union des Comores de 2016

saidabdillah@yahoo.fr

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