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Le «Président» Moustoifa Saïd Cheikh peut être poursuivi

Le «Président» Moustoifa Saïd Cheikh peut être poursuivi

Le faux et usage de faux des sceaux d’un État sont un crime

Par ARM

       Nous sommes certains Comoriens à nous féliciter aujourd’hui de la sagesse qui nous a conduits loin des prétendus opposants qui, incohérents, irresponsables et vénaux, en sont réduits à s’autoproclamer Présidents, Vice-présidents, ministres, secrétaires d’État, dans des «gouvernements» inexistants et en exil, sans le moindre contact avec la réalité comorienne. Si ces «gouvernements» étaient aux Comores, ils auraient constitué un acte de courage, auraient été soutenus par la population et auraient été légitimes. Mais, leur autocélébration, leur auto-proclamation et leur autoglorification se font à l’étranger, sous les lazzis, les quolibets et le scepticisme le plus méprisant du peuple. Quel gâchis!

Politiquement, c’est un désastre total. Juridiquement, c’est une catastrophe entière. L’oncle Moustoifa Saïd Cheikh, qui aurait dû tirer les leçons d’un long passé de militant, s’est laissé emporter par une folie indescriptible au point de plonger dans le banditisme international.

Triste!

Pour que la chose soit claire dans les esprits, il faut dire que le dictateur Assoumani Azali Boinaheri n’a jamais eu une once de légitimité un jour. Du 30 avril 1999 au 26 mai 2006, et du 26 mai 2016 à ce 12 juin 2021, il est dans l’illégitimité, dans l’inconstitutionnalité et dans l’illicéité ou illégalité. Il a toujours exercé le pouvoir dans l’illégitimité. Mais, ce que fait l’oncle Moustoifa Saïd Cheikh, en faisant fabriquer des cachets de la Présidence de la République et en faisant usage d’un papier à en-tête de la Présidence de la République de ce qui est supposé être un État souverain, est un acte grave, faisant de lui un acteur du banditisme international. Des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre lui.

Pour rappel, l’article 126 du vrai Code pénal des Comores dispose: «Seront punis d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 25.000 à 2 500.000 francs comoriens: […]. 2.- Ceux qui auront contrefait les sceaux, timbres ou marques d’une autorité quelconque ou qui auront fait usage du sceau, timbre ou marque contrefait. 3.- Ceux qui auront contrefait les papiers à en-tête ou imprimés officiels en usage dans les assemblées instituées par la Constitution, les administrations publiques ou les différentes juridictions, qui les auront vendus, colportés ou distribués, ou qui auront fait usage des papiers ou imprimés ainsi contrefaits […]».

Donc, ce que fait l’oncle Moustoifa Saïd Cheikh est particulièrement grave.

À plus de 99,99%, les Comoriens souhaitent la fin de la dictature d’Assoumani Azali Boinaheri. En même temps, on ne pourrait approuver les actes de politiciens reproduisant les sceaux et cachets de l’État, notamment à l’étranger. Si aujourd’hui, des poursuites judiciaires étaient valablement engagées contre Moustoifa Saïd Cheikh et ses complices, elles auraient inclus la personne physique ou morale qui a fabriqué les cachets. Qu’on se le dise!

La cause du peuple comorien pour se débarrasser du dictateur Assoumani Azali Boinaheri est juste. Malheureusement, elle est horriblement appropriée, accaparée et instrumentalisée par des politiciens irresponsables et assoiffés de pouvoir. Si l’oncle Moustoifa Saïd Cheikh agissait aux Comores, son engagement politique n’aurait souffert d’aucune contestation. Mais, ce qu’il fait actuellement, à l’étranger, le rend ridicule aux yeux du monde entier.

Triste…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 12 juin 2021.

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