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Le Proconsul du Hedjaz à Moroni dirige la CRC

Le Proconsul du Hedjaz à Moroni dirige la CRC

Hamad Muhamad Al-Hadjiri réconcilie le parti voyou

Par ARM

     De nouveau, convoquons le Droit international public. De nouveau, convoquons la Charte de l’ONU, dont l’article 1er alinéa 2 dispose que l’un des buts de l’Organisation est de «développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde» et dont l’article 2 alinéa 7 rejette toute ingérence dans les affaires nationales des États membres: «Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII».

De nouveau, convoquons la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, en insistant sur son article 41 alinéa 1er: «Sans préjudice de leurs privilèges et immunités, toutes les personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’État accréditaire. Elles ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet État».

Or, Hamad Muhamad Al-Hadjiri, Ambassadeur d’Arabie Saoudite aux Comores, Proconsul du Hedjaz à Moroni et Préfet d’Al-Houdoud Ach-Chamaliya à Hamramba, se moque de tout ça. Il vient de se faire élire secrétaire général de la Confrérie des Renégats et des Criminels (CRC), le parti politique du «pouvoiriste» polygame Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger».

Dirigeant désormais la CRC, le Proconsul et chef de canton Hamad Muhamad Al-Hadjiri a réconcilié son parti politique. Oui, Mesdames et Messieurs, la CRC est réconciliée par le Préfet d’Arabie Saoudite à Moroni. En effet, par pur mépris pour les Comoriens, le chef de canton Hamad Muhamad Al-Hadjiri s’implique activement pour imposer une réconciliation au sein de la CRC. Cela était manifeste à l’occasion d’une réunion du parti des vautours qui a eu lieu à Mitsamiouli. Les ténors de la CRC de la région avaient invité le voleur notoire Maoulana Charif, le baby-sitter Saïd-Ali Saïd-Cheyhane, Mohamed Chatur Al Badaoui, l’ancien gardien de parkings à Paris, dont les étages de l’immeuble à Moroni poussent comme jardin au printemps, et tant d’autres pour parler de réconciliation et d’avenir.

C’est à cette occasion que l’aile dure du parti des voyous a fait savoir qu’elle ne voulait pas de fusion avec «les traîtres». Il faut entendre par «traîtres», les Houmed Msaïdié Mdahoma, Abdou Soefo et consorts, donc les fondateurs du RADHI.

Un autre problème a été posé: le conflit génocidaire opposant les enfants terribles de Mbéni au bandit de grands chemins Maoulana Charif, le descendant tropical maudit dont se serait bien passé le Prophète Mohammed. Les Mbéniens font bloc pour faire face au satanique Maoulana Charif (dont les courses et lubies dépensières dominicales de Madame ont conduit à ce qu’on sait à la Caisse des Retraites) qui claironne, crie, vocifère et dit perfidement à qui veut l’entendre que Mohamed Chatur Al Badaoui, l’ancien gardien de parkings à Paris, et Ali Karani doivent rendre le tablier parce que vaincus par l’opposition chez eux.

Quant au vieux crocodile et soutier de tous les marigots qu’est Oumara Mgomri, l’homme fort de la CRC au Nord de la Grande-Comore, il ne manque pas une occasion pour verser de l’acide et de la chaux vive sur les plaies, en rappelant perfidement qu’Ali Nassor a trahi en se portant candidat en 2016, ricanant sur son dos comme une hyène du désert du Ferlo. Il est vrai qu’Ali Nassor, bien que très fatigué et usé par des problèmes cardiaques récurrents, a réussi à réunir autour de lui tous les vautours et charognards de la région du Lac salé.

Le premier à boire l’eau des slips et des chaussettes d’Ali Nassor n’est autre que l’épouvantable, détestable et détesté Abbas Mhadjou, personne grossier et rustre. Il n’a aucune éducation. Il est dépourvu de finesse et de bon sens. Il n’a pas de cœur. Il n’est pas humain. Il est formé chez les génocidaires Janjawids, les assassins du Darfour, Soudan. Il a, en réalité, été déformé au Soudan. Personne ne reconnaît en lui un quelconque savoir-faire. Son savoir-vivre relève du savoir-mourir. Toutefois, il a un «atout»: sa grande gueule et sa maîtrise de la rhétorique des «Araboricains», frères aînés des «Comoricains». Très faux-culs, tantôt, il cite le Coran pour tenter d’argumenter par des exégèses alambiquées et ampoulées, tantôt des mots comoriens arabisés pour impressionner. Il se dit prêt à adhérer à la CRC grâce à son mentor de la saison, Ali Nassor.

L’autre petite frappe pêché par Ali Nassor est Chamsoudine Soulé, l’ancien agent comptable de Comores Télécom, naguère grand militant de l’UDPC. Il se présente comme milliardaire, «le plus jeune milliardaire», fanfaronne-il. Il était aux premiers rangs des chaouchs obséquieux quand le dictateur de Mitsoudjé s’est invité à la demeure de feu Abdou Bakari Boina. Ces deux filous ont grossi le clan d’Ali Nassor et sont présentés à la CRC. Ali Nassor veut se montrer reconnaissant envers le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri.

Il est vrai que la belle-sœur d’Ali Nassor est nommée ministre de la Santé, malgré le score de 1,71% (13ème rang) qu’a obtenu le dinosaure lors des élections primaires de 2016. Les nouveaux venus qui frappent à la porte de la CRC assistent à un spectacle kafkaïen. Personne ne sait qui est l’allié de qui. Quand Chamsoudine Soulé est parti en prison pour ses casseroles à Comores Télécom, le premier à ricaner était… Ali Nassor. Tout le monde tape sur tout le monde. Quelle belle chose que l’amitié «sincère».

D’intrigues en accusations, de complots et conspirations en accusations, les gus de la CRC donnent l’impression qu’ils sont surpris par le retour de leur chef à Bête-Salam, chose impossible à l’issue d’une élection démocratique. Dans ce contexte de foire de trône et de kermesse, le sous-préfet d’Arabie Saoudite s’emploie à réparer la CRC pour préparer les échéances annoncées: la réconciliation de tous les vautours. Rira bien qui rira le dernier.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 27 mars 2018.

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