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Le Radhi sommé de se réconcilier ?

Le Radhi sommé de se réconcilier ?
Le Radhi connaît des bourrasques depuis près de six mois. Le positionnement du parti sur l’échiquier politique national ne fait pas l’unanimité. Entre Houmed Msaidie, qui se réclame toujours de l’opposition, et Aboudou Soefo, qui tente un rapprochement avec le pouvoir, les violons ne s’accordent pas. Il se murmure qu’Azali aurait décidé de siffler la fin de ce mauvais spectacle. Seul un Radhi « uni » intéresserait le chef de l’Etat. Les protagonistes sont-ils prêts à enterrer la hache de guerre ?
Au sein du Radhi, les querelles intestines ne datent pas de la période postélectorale. On se souvient que la nomination de Houmed Msaidie au poste de ministre de l’Intérieur d’Ikililou n’était pas du gout, vraiment pas du tout, de certains caciques du parti qui criaient alors au hold-up. « Cela n’aurait pas dû être lui », entendait-on souvent ici et là.
Il y a eu aussi les tractations autour d’une candidature du Radhi à la présidentielle. Entre le choix de Msaidie et le ralliement à Mohamed Ali Soilihi, il fallait trancher. La sortie de Mihidhoir Sagaf, qui assurait alors l’intérim du secrétaire général du parti, était pour le moins mordante : « Si Msaidie devait se présenter aux élections, ce serait sans le Radhi ».
Il ne sera finalement que « le vice-président » du candidat du régime, Mohamed Ali Soilihi. Un échec patent pour celui qui avait quitté avec fracas la Convention pour le renouveau des Comores (Crc) parce que, justement, il estimait être présidentiable au même titre que l’actuel chef de l’Etat.
Puis est venu le temps de la campagne. Les uns et les autres avaient décidé de mettre sous le tapis leurs griefs et autres amertumes ; il fallait parer au plus urgent. La rivalité s’effacera ou paraitra l’être, durant quelques mois. Et puis la défaite.
Les rivalités d’hier n’ont pas tardé à remonter à la surface. Jusqu’à cette fameuse interview, au cours de laquelle Aboudou Soefo a prêté allégeance au chef de l’Etat. De l’autre côté, Msaidie continuera à se réclamer de l’opposition. Deux courants divergents naitront au sein du même parti.
Seulement voilà. Il semblerait que le chef de l’Etat, dans sa volonté d’ouverture, ne veuille pas d’un Radhi divisé. Des tractations entre les deux factions rivales seraient donc en cours. Msaidie attendait-il d’être reçu au palais présidentiel avant de comprendre, si tant est qu’il ait compris, ce que lui dit depuis plusieurs mois Abdou Soefo, c’est-à-dire l’allégeance au pouvoir ? Qui des deux entrera au nouveau gouvernement que l’on annonce imminent ? Qu’adviendrait-il si Msaidie s’en tenait à son statut d’opposant ? Le Radhi ne risque-t-il pas, dans ce cas de figure, de voler tout simplement en éclats ? Seul l’avenir nous le dira. A moins que le chef de l’Etat ne ménage la chèvre et le chou en les intégrant tous deux dans le prochain gouvernement…
 
Fsy
Source  : Al-watwan N° 3130 du mardi 07 mars 2017

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