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Le très étrange discours d’Ibrahima Mhoumadi Sidi

Le très étrange discours d’Ibrahima Mhoumadi Sidi

En accusant les autres, le crypto-sambiste accuse son propre camp

Par ARM

     Ibrahima Mhoumadi Sidi, le crypto-sambiste qui, alors ministre de son maître Ahmed Sambi, a fait «adopter» la «loi» sur la «citoyenneté économique» par 10 Députés contre 23 (!), une première mondiale, a de bien étranges manières. Refusant d’envisager le caractère négatif du bilan du régime politique d’Ahmed Sambi, dont il était l’un des animateurs les plus zélés et les plus négatifs (si tant est qu’il en est de positifs), il s’attaque à ses adversaires politiques, mais en usant d’une logomachie dénonciatrice qui, normalement, devrait être adressée à sa propre famille politique. Il serait fastidieux de perdre du temps à corriger les innombrables fautes de français de celui qu’on appelle «le Professeur Sidi» et qui se définit en référence à un «équivalent Master 2». La belle affaire. Passons, donc. Passons. Intéressons-nous, par contre, à certaines de ses perles. En effet, emporté par sa «belle plume», «le Professeur» écrit: «On se congratule pour des indignants, des insignifiances, on embrasse les voleurs, on félicite les corrompus et on encourage les malhonnêtes, on décrie les honnêtes gens, on porte au zénith de l’honorabilité et de la célébrité les malfaiteurs et les criminels qu’on accueille en triomphateurs adulés dans nos cités, nos places publiques et nos mosquées». «Le Professeur», devenu académicien, assume parfaitement son rôle parce qu’il vient de créer un mot qu’ignorent même les plus savants des académiciens et les Prix Nobel: «Indignants». Mais, par Dieu, que signifie le mot «indignants», né sous la savante plume du très savant et docte «Professeur Sidi»? Si je le croisais quelque part, j’aurais été honoré de lui poser la question. Cher «Professeur», accordez-moi cet honneur suprême.

     Bon. «Le Professeur» nous dit qu’on «embrasse les voleurs». Voilà qui est intéressant. Seulement, il s’agit de quels voleurs? Et qui les embrasse? Oui, qui sont ces voleurs et qui se rabaisse à embrasser des voleurs? C’est quand même méchant de voir «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi accuser sa propre famille politique d’embrasser des voleurs de cette même famille politique. Mais, cher «Professeur», pourquoi laissez-vous votre propre famille politique commettre de telles vilénies. Ce n’est pas bien. Voilà qui n’est pas bien, cher «Professeur». Ou, allez-vous nous dire que votre famille politique n’a pas de voleurs, que d’autres embrassent? Et comme s’il n’avait pas assez dit, il accuse sa propre famille politique d’une autre vilénie infamante: «On félicite les corrompus et on encourage les malhonnêtes». C’est très grave quand même. Mais, les Comoriens ne comprennent pas pourquoi «le Professeur» laisse sa propre famille politique «féliciter les corrompus et encourager les malhonnêtes». Donc, vous, cher «Professeur», que proposez-vous à votre propre famille politique pour qu’elle arrête ces pratiques maudites? Comme le bon exemple doit venir du «Professeur», les Comoriens comptent sur Ibrahima Mhoumadi Sidi pour sauver leur pays des «corrompus» et des «malhonnêtes». Oui, les Comoriens comptent sur «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi pour assainir le pays.

     Quand «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi affirme qu’«on décrie les honnêtes gens», personne ne contestera ses propos. Mais, qui, aux Comores déteste le plus «les honnêtes gens»? Oui, dans les Comores d’aujourd’hui, quelle est la famille politique qui tourmente le plus les «honnêtes gens»? Naturellement, en disant cela le brave «Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi fustige sévèrement sa propre famille politique. C’est sage de sa part. On peut même qualifier son geste de courageux. Remettre en cause sa propre famille politique tout en y restant, voilà une chose à laquelle ne sont pas habitués les Comoriens. En tout cas, le peuple comorien respire et compte sur Ibrahima Mhoumadi Sidi pour qu’il empêche sa propre famille politique de «décrier les honnêtes gens».

     Mesdames, Messieurs. Faites tout pour ne pas rire parce qu’il ne faut pas donner au bon «Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi le sentiment qu’on se moque de lui. Oui, cette fois, il faut un plus de sérieux parce que le «Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi nous dit doctement qu’«on porte au zénith de l’honorabilité et de la célébrité les malfaiteurs et les criminels». C’est vrai, surtout quand on voit tout le cinéma auquel se livrent les crypto-sambistes pour faire admettre aux Comoriens qu’Ahmed Sambi a été un Président tellement bon, merveilleux, honnête, probe et compétent qu’il faut casser la Constitution et toutes les lois de la République pour lui permettre de vendre les Comoriens eux-mêmes et «le ciel au-dessus des Comores», comme l’a si bien dit cet Imam très sage d’Oussivo. Oui, qui aux Comores, «porte au zénith de l’honorabilité et de la célébrité les malfaiteurs et les criminels»? Les Comoriens le savent, et savent gré au «Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi de le reprocher à sa propre famille politique. Bravo, cher «Professeur».

     Quand «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi dit être tellement écœuré par sa propre famille politique au point de stigmatiser «les malfaiteurs et les criminels qu’on accueille en triomphateurs adulés dans nos cités, nos places publiques et nos mosquées», les Comoriens hochent la tête en signe d’acquiescement. Les Comoriens disent qu’un homme qui dénonce les méfaits de sa propre famille politique est forcément un acteur politique qui est sur son chemin de Damas. Bravo, cher «Professeur», parce que les Comoriens connaissent parfaitement celui qui aime se montrer dans «nos cités, nos places publiques et nos mosquées», au point de provoquer des bagarres et des passages à tabac dans les mosquées le premier jour du Ramadan, mois sacré chez les Musulmans. Une seule personne aux Comores correspond au portrait effrayant et épouvantable dressé par «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi, à savoir: Ahmed Sambi, propriétaire du Parti Bidoche.

     Décidément, «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi est entré en dissidence contre son maître Ahmed Sambi, lui qui dénonce joyeusement «les politiques, les soi-disant cadres qui n’encadrons que nos ventres, les techniciens du vide, oui, qui de nous, dans nos propos, nos discours kilométriques lors des colloques, les séminaires, les conférences, les ateliers dont nous sommes des friands et champions organisateurs, dans le débat politique sur nos places publiques, dans les médias». «Le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi a tout dit à travers son mot «les soi-disant cadres qui n’encadrons que nos ventres». Donc, «le Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi reconnaît qu’il n’encadre que son propre ventre? Voilà qui est courageux. J’ai envie de faire la bise au «Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi. Il est courageux. Oui, il est courageux. Oui, il faut le reconnaître. Quant aux «discours kilométriques», qui est le seul homme qui les prononce aux Comores? Quelle question, alors que la réponse est connue? Ahmed Sambi. Le seul et même Ahmed Sambi. Lui seul.

     On est émerveillé par «l’intellectualité» du «Professeur» Ibrahima Mhoumadi Sidi quand il dit «sinon dites-moi, qui de nous, notamment les “intellectuels (s’il en existe) […]». Tout ça est bien, mais lui, «le Professeur» et «grand intellectuel», puisqu’il se dit «intellectuel», il propose quoi pour relever l’intelligentzia comorienne de la misère intellectuelle et de la médiocrité? Comme il a fait le constat, entièrement fondé sur la misère intellectuelle qui étrangle le pays, et comme il se dit «intellectuel», comme ça serait vraiment beau s’il pouvait tirer l’intelligentzia du pays vers le haut. Et comme il est magnifique, le jour où il pourra corriger ses propres fautes de français et quand il arrivera à comprendra qu’il est toujours souhaitable de faire de phrases courtes et intelligibles quand on ne maîtrise pas une langue (sujet, verbe et complément, et ça suffit), il sauvera l’intelligentzia comorienne. Les Comoriens y comptent.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 19 octobre 2015.

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