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Le village de Mitsoudjé prend en otage les Comores

Le village de Mitsoudjé prend en otage les Comores

Azali Assoumani vomit la Grande-Comore, Anjouan et Mohéli

Par Daïdine Allaoui

      Notre pays est pris en otage par un groupe de personnes du même clan villageois, le clan de Mitsoudjé, qui n’ont pour objectif que leurs intérêts personnels et claniques. Ce sont des personnes à la merci des pays étrangers, qui leurs dictent avec quel pays les Comores doivent avoir des relations, avec quels autres pays elles ne doivent pas en avoir. Comme, je l’ai dit dans mon article précédent, nous constatons encore la domination dans les postes clé des personnes originaire de Ngazidja. On va me dire qu’ils sont de Mitsoudjé mais je vous signale que ce village ne trouve ni à Mohéli, ni à Anjouan. Par contre, j’ai besoin de savoir après Mitsoudjé, quelle ville se trouve en deuxième position, est-ce qu’elle est de Mohéli ou d’Anjouan?

      Sachez qu’il ne peut y avoir de développement pour notre pays sans une rupture avec le népotisme, les méthodes de nominations claniques, de la concentration de tout sur une île surtout l’administration, des sociétés de l’État et de l’Université (les Facultés).

Notre pays est pauvre et, malgré ses 42 années d’indépendance, il est encore jeune. Mes chers compatriotes, le développement ne viendra que de nous. Cette conviction doit gagner tous les Comoriens, sans exception. Il faut que nous menions tous une campagne de sensibilisation contre toute les formes de favoritisme et faire appliquer une rigueur dans la chose publique. Sachez que tout ce qui semble être un sacrifice au début deviendra un acte normal. Cette rigueur, nous devrons l’exiger de ceux qui sont à la tête de l’État, sans avoir peur. À mon sens, il n’est pas normal que tout soit concentré dans une seule île. Il n’est pas normal qu’un fonctionnaire qui soit nommé à un poste politique touche un salaire supérieur à celui qu’il touchait en dehors des indemnités dont il doit justifier l’utilité à chaque mois. Cela doit être pareil pour le chef de l’État, qui nous parle d’«émergence», en augmentant son salaire et celui de ses ministres, et licencie dans les sociétés de l’État en oubliant son slogan «un jeune, un emploi».

Ce Président bénéficie d’un fonds noir dont personne n’est capable de justifier et expliquer l’utilité, alors que pour ses déplacements à l’étranger ou à l’intérieur, le Trésor public débloque des sommes énormes sans aucun contrôle du contribuable comorien.

Aujourd’hui, même les ministres et les Gouverneurs ont des gardes du corps. Je vous laisse en juger vous-même. Imaginez pourquoi tout ce gâchis. La plupart de nos dirigeants montent des projets fantoches pour se faire remplir les poches et non pour le développement du pays et cela au vu et au su d’une population en souffrance.

La lutte contre la corruption (toute forme de détournement de fonds publics, des biens mal acquis) ne devrait pas rester un slogan, mais un acte réel. Au lieu d’organiser des assises pour vouloir s’éterniser au pouvoir au détriment de l’unité de la nation, vous devrez organiser des débats publics ou des émissions radiotélévisées en direct pour que la population puisse vous interpeller et rendre publiques tous les six mois vos actions, qui ne devraient pas se concentrer, encore une fois, sur une seule île comme vos projets actuels. La meilleure façon de lutter contre la corruption et la mauvaise gouvernance est de se soumettre au contrôle permanent du peuple.

Chers compatriotes, arrêtons d’appeler nos autorités à venir inaugurer des réalisons faites par les villageois et qui auraient dû être faites par elles. Les inviter, c’est leur donner un poids politique, les encourager à ne rien faire et à s’enrichir par l’argent du peuple. Ces gens-là partent mendier à l’extérieur en notre nom alors que nous ne voyons pas la couleur de ce qu’on leur a donné. Ils maintiennent le pays dans une dépendance politique et financière sans aucun projet réel de développement.

Exigeons le remboursement des bien et des fonds volés même à défaut de pouvoir jeter en prison les voleurs. Je ne peux pas comprendre que dans notre pays, un voleur de poules soit jeté en prison et torturé alors que ceux qui l’ont poussé à le faire en l’affamant par l’argent de l’État qu’ils ont volé jouissent de leur liberté et sont promus à des fonctions plus importantes, où ils continuent à être incompétents et corrompus.

Par Daïdine Allaoui.

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© www.lemohelien.com – Jeudi 20 juillet 2017.

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