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L’élève titille nounou, maître, maîtresse sur l’émergence

L’élève titille nounou, maître, maîtresse sur l’émergence

Nounou, maître et maîtresse se spécialisent tous en Économie

Par ARM

       Dans les années 1990, sur la publicité, un enfant interrogeait son papa sur le lait. Papa se taisait, et le bambin lui demanda: «Papa, comment fait-on un enfant?». La même chose se passe aujourd’hui dans les écoles maternelles et primaires des Comores: les enfants, à force d’entendre le mot «émergence», torturent nounou, maître et maîtresse: «Madame, c’est quoi l’émergence?». Du coup, nounous, maîtres et maîtresses n’en peuvent plus. Et comme ils ne veulent pas passer pour des tarés incultes devant leurs élèves, ils sont tous devenus des économistes, spécialisés en Économie du Développement, option Émergence économique. Nounous, maîtres, maîtresses et élèves, sur la base du mensonge sur «l’émergence à l’horizon 2030», sont tous devenus des économistes rivalisant avec Adam Smith, David Ricardo, John Maynard Keynes, Joseph Stiglitz… Les Comores sont le seul pays au monde qui produit des Prix Nobel d’Économie dès l’école maternelle. Quelle prouesse mondiale! Cocorico. Merci…

Le mot «émergence» a été galvaudé de la plus horrible des façons par le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Or, il ne sait rien sur l’émergence et sur ses conditions. Parlons vrai. En 1981, l’économiste néerlandais Antoine Van Agtmael de la Société financière internationale (SFI, groupe de la Banque mondiale) a inventé la notion d’«émergence». Celle-ci suppose des taux de croissance élevés, une croissance économique rapide, un niveau de vie et des structures économiques convergeant vers ceux des pays développés, l’amorce d’un processus de modernisation de l’économie, le rattrapage des pays développés, un niveau de vie et des structures économiques convergeant vers ceux des pays développés.

La Thaïlande, les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie et le Viêt Nam sont les Tigres d’Asie, aux côtés des dragons: Singapour (Photo ci-dessus), Corée du Sud, Hong Kong (Photo ci-dessous) et Taiwan. Ces pays bénéficient d’importants investissements directs étrangers et mènent une grande activité industrielle (dont l’industrie automobile) et électronique.

       Ces conditions seront réalisées aux Comores en l’an 100.000. En la matière, Charles Condamines s’est intéressé à trois pays africains, et ses conclusions sont effarantes: «En tout état de cause, le rattrapage des niveaux de vie des pays occidentaux par les pays en voie de développement demandera beaucoup de temps et d’argent. Si l’on extrapole les taux de croissance du revenu par habitant observés entre 1985 et 1994 en Tunisie, au Maroc ou au Mali, il faudra 123 ans aux Tunisiens pour atteindre le niveau de vie actuel des Français, 253 ans pour les Marocains et 456 pour les Maliens. Rappelons que ces derniers disposent d’un revenu annuel 100 fois inférieur à celui des Français»: Charles Condamines: Immigrations, intégration et politique de coopération. Les illusions d’un codéveloppement sans moyens, Le Monde diplomatique, Paris, avril 1998, pp. 14-15.

Les Comores ne fabriquent pas un cure-dents alors que les pays émergents que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud fabriquent des satellites, des engins spatiaux, des bombes atomiques, des sous-marins, des avions, etc. Ces pays placent en orbite des satellites et des engins spatiaux habités. Les Comores sont dans les coupures d’électricité, dans les délestages, dans l’impossibilité de travailler pour le bien-être du pays, dans la situation des fonctionnaires qui ignorent le mois au cours duquel ils seront payés: le 70ème jour du mois? Le 90ème? Le 196,69ème jour du mois? Lors de la Grande Fête de l’Islam, ce mardi 13 août 2019, les fonctionnaires accusaient de 2 mois de retard de salaire, et 1 mois seulement avait été versé. La fête a été apocalyptique pour la population.

Une seule chose est positive: les élèves harcèlent la nounou, la maîtresse, le maître et le professeur de 1.000 questions sur ce mot «émergence», finissant par déclarer perfidement (ils ne sont pas bêtes, les petits) qu’il y a confusion totale entre la définition dans le dictionnaire et la réalité quotidienne de l’émergence aux Comores, disant que le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri s’est trompé de mot: sans doute voulait-il parler d’immersion dans les tréfonds de l’océan pour noyer tous les Comoriens, ne laissant en vie que sa famille et ses maîtresses, au nombre incalculable.

En tout cas, dame Ambari Darouèche dite Makapihi, «La Mère qui ne prépare jamais à manger», sa première épouse, a inventé l’émergence par le feu, les incendies, la pyromanie, l’essence et les allumettes en feu jetées sur la Direction des Impôts, le Trésor public, la Banque de Développement des Comores (BDC) et la Banque fédérale des Comores (BFC). Celle-là incendiera la Banque centrale des Comores (BCC) et dira que les 150 millions d’euros offerts par la France ont brûlé. On parlera alors de l’émergence par le feu et la fumée.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 16 août 2019.

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