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Les assises de la haine tournent déjà au café de commerce

Les assises de la haine tournent déjà au café de commerce

L’Union africaine et l’alliance de l’opposition sonnent l’hallali

Par ARM

      Le pauvre chéri! Ce n’est pas qu’il est à plaindre, mais tout de même. Alors, mon petit, tu veux le biberon tenu par la nounou, ou le lait du sein de maman? Tiens, prends le biberon de la nounou, prends le sein de maman. Tiens, cher bébé Azali Assoumani Boinaheri. Tiens ta tétine. Tiens ton bonbon Pecto. Tiens ton carambar.

Ouf! En quelques jours, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri a vu le ciel lui tomber sur la tête. D’un bout à un autre, il n’a nulle part où cacher sa honte, et se refugie derrière l’inauguration des chrysanthèmes. Pour tout dire, le succédané qu’il a trouvé se limite à des lancements de projets qui ne vont jamais se transformer un jour en réalisations, et Saïd Larifou, son aboyeur servile et camelot émérite, se lance dans des réflexes pavloviens, se répandant dans les hameaux, villages et villes en salamalecs sur une prétendue «émergence» qui, en vérité, se réduit à beaucoup de paroles futiles, à des froufrous et flaflas. Là aussi, on est obligé de dire: le pauvre chéri! Sa dégringolade politique est des plus humiliantes, mais il fait tout pour regarder ailleurs. D’ailleurs, à son égard, les Comoriens sont obligés de paraphraser Géronte dans Les Fourberies de Scapin, du grand Molière: «Que diable allait-il faire dans cette galère? Ah! Maudite galère!».

Soyons bons Princes. Oui, soyons bons Princes et examinons les choses en bons pères et bonnes mères de famille. Le dictateur de Mitsoudjé a dépêché à Addis-Abeba son larbin des errances et errements internationaux, le pittoresque Mohamed Elamine Soeuf, pour plaider sa cause sur les assises de la haine et du mépris auprès de l’Union africaine, qui en a marre et marre et encore marre des pitreries politiciennes et criminelles des dirigeants des Comores.

Et là, les choses n’ont pas tardé à se gâter quand on lit le communiqué publié par l’Union africaine. Il y a de quoi se tordre de rire et de dépit pendant des semaines: «Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a reçu en audience M. Souef Mohamed Elamine, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration de l’Union des Comores à Addis-Abeba, le mercredi 8 novembre 2017. Lors de la rencontre, le Ministre comorien a fait le point sur la situation politique dans son pays, plus particulièrement sur l’organisation, à Moroni, à partir du 12 novembre 2017, d’un Dialogue national. À cet égard, le Ministre a sollicité l’accompagnement et le soutien de l’Union africaine». Ha!

Han! C’est maintenant que la chose commence à devenir intéressante: «Le Président de la Commission a réitéré l’attachement continu de l’Union africaine à la stabilité et au développement des Comores et souligné la nécessité de conserver les acquis obtenus. Dans ce contexte, l’Union africaine suivra de près le déroulement du Dialogue national et dépêchera une délégation pour y participer». Traduit du langage diplomatique, il est demandé au tyran ubuesque Azali Assoumani Boinaheri de ne pas toucher aux «acquis obtenus» que sont, d’une part, la stabilité institutionnelle du pays, et d’autre part, l’alternance politique, le tout étant le résultat de la présidence tournante, que la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé veut jeter dans une poubelle afin d’être éternelle. Par ce langage sibyllin, l’Union africaine vient de désavouer la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé de la manière la plus directe, nonobstant les mots employés. En diplomatie, on évite le mot «indignation».

Il faudra remercier Abidhar Abdallah et ses camarades du FRESUN, qui ont bien fait comprendre à l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU que les assises étaient un facteur de haine, de mépris, de racisme insulaire, d’ostracisme politique et de troubles, qu’elles étaient un instrument de pérennisation indue et anticonstitutionnelle au pouvoir, et qu’elles ne remplissaient pas les conditions d’un consensus national. Or, les organisations internationales communiquent entre elles, et les témoignages recueillis par l’envoyé spécial de l’ONU aux Comores ne vont pas rester dans des fonds de tiroirs à New York.

Plus humiliant encore pour la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé, maintenant, l’alliance de l’opposition a mis à nu toute la stratégie indécente et malsaine de la famille sultanesque de Mitsoudjé. En effet, dans une résolution de l’alliance de l’opposition, le Grand Docteur Youssouf Saïd Soilihi, qui n’est pas n’importe quel acteur politique, signale que cette alliance «décide de retirer ses représentants du comité de pilotage de ces assises nationales, reste ouverte à toutes dispositions qui rendraient à ces assises leur caractère inclusif, leur crédibilité et leur indépendance, se garde le droit de ne pas reconnaître les conclusions de ces assises si elles remettaient en cause l’unité nationale, le caractère démocratique des institutions, les acquis de l’Union des Comores». Encore une fois, «les acquis».

Comme le Grand Docteur Youssouf Saïd Soilihi est un acteur politique sérieux, on imagine qu’il n’a pas signé cette résolution juste pour amuser le tapis. En effet, il reproche au pouvoir politique mafieux en place un certain nombre de choses au regard des assises de la haine et du mépris: «Un format largement contesté par les acteurs clefs de la société civile comorienne», les «représentants de l’alliance de l’opposition choisis pour faire partie du comité de pilotage ont été substitués à d’autres sans l’avis des formations politiques qui les ont désignés», «les déclarations offensives prononcées par des membres du gouvernement et du cabinet du Président de la République», «la mainmise de plus en plus croissante et hégémonique des plus hautes autorités de l’État dans le processus d’organisation et de planification de ces assises», «mainmise regrettable», «les objectifs cachés du régime en place», «méfiance», «le caractère inclusif indispensable de ces assises n’est pas respecté, leur transparence et leur crédibilité n’est pas assurée, la paix, l’unité nationale et la cohésion sociale sont menacées», etc.

N’importe quelle autorité qui a un tant soit peu d’amour pour son pays et connaissant la notion de honte aurait fait une pause sur ces assises et essayé de dialoguer avec toutes les composantes de la société comorienne, mais pas le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri. Aujourd’hui, les Comoriens n’ont pas le choix: ils doivent faire taire les rancœurs que les uns ont envers les autres, et chasser par la force ce dictateur abject. Aucun moyen, y compris le coup d’État et l’assassinat politique, ne doit être négligé pour mettre fin au régime politique clanique de cet individu qui est tellement habité par l’idée de préparer des coups bas qu’il n’a pas le temps de penser aux vrais problèmes des Comoriens.

Chaque jour, il subit des aveux, mais en homme inculte, il est incapable de reconnaître ses torts. Pis, comme qui se ressemble s’assemble, il n’a dans son entourage que des rigolos, le plus emblématique étant Kiki, l’ancien docker de Dunkerque, qui a joué un rôle éminent même dans le trucage des matches de football (deux clubs de Mitsoudjé sont concernés) dans l’unique but de faire chasser de la Fédération comorienne de Football Salim Tourqui, pour le faire remplacer par le «Colonel» Youssoufa Idjihadi dit Youssoufa Mfamanga, que la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé ne veut plus à la tête de l’Armée, malgré ses graves compromissions frauduleuses en avril et mai 2016 en faveur de cette même «Ripoux-blique».

Ces gens-là sont sales et indécents. Comme aux Comores, tous ceux qui ont été ingrats envers la patrie ont toujours la fin qu’ils méritent, les Comoriens s’en remettent à Dieu. Le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri est enivré par un pouvoir qui a été entre d’autres mains, et qui a beaucoup circulé depuis. Il n’a pas un cerveau susceptible de lui dire de faire attention et de cesser de mépriser les Comoriens. La roue de l’Histoire n’a jamais cessé de tourner. Et elle tournera en broyant ceux qui n’ont pas compris comme elle meut.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 12 novembre 2017.

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