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«Les assises divisent les Comores. L’émergence échoue»

«Les assises divisent les Comores. L’émergence échoue»

Interview exclusive de Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah

Président du Parti Comores Alternatives (PCA)

      www.lemohelien.com: Faut-il croire vos ennemis quand ils disent que vous ne portez jamais de cravate à cause de l’influence de l’Iran sur vous et de votre indéfectible fidélité à ce pays?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Je voudrais, tout d’abord, vous remercier, vous et votre équipe qui gérez ce site d’information. Je ne suis sous l’influence d’aucun pays et surtout dans ma manière de m’habiller. Et je ne pense pas que les Comoriens s’intéressent à ma manière de m’habiller et aux raisons qui s’y attachent, même s’il est important pour un leader politique ou étatique d’être un modèle même dans sa façon de s’habiller.

www.lemohelien.com: Vous vous trompez lourdement. Votre habillement fait partie de votre personnalité, et voilà qu’on l’analyse à des fins politiques. Détrompez-vous, donc.

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: C’est grave. Je croyais que les Comoriens voulaient savoir ce que je leur propose contre le chômage en général et surtout celui des jeunes cadres, contre la misère et par quelles solutions. Vous avez un site qui est très lu. Essayez de contribuer au bien-être des Comoriens, en invitant les politiciens comoriens de toutes tendances à exposer leurs idées politiques et leurs projets des sociétés. Le peuple comorien a besoin de solutions positives pour son quotidien, du concret. Il a l’impression qu’on lui balance chaque fois des chantiers sans début de commencement.

www.lemohelien.com: Quelle mauvaise foi! Quel culot! C’est bien vous et votre bande de petits copains qui vous êtes agenouillés devant Azali Assoumani, qui vous soûle avec une «émergence» impossible avant l’an 3030. Alors, ne pleurnichez pas sur mon épaule.

      Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Azali Assoumani a fait le vœu de mettre notre pays sur la voie de l’émergence et du développement économique et social d’ici 2030, tout en sachant que son mandat prend fin en 2021. Nous le soutenons sur cette voie et nous espérons qu’on s’y met en favorisant la création d’entreprises, petites et moyennes. Cela ne peut se faire sans la participation de la Banque centrale dite des Comores. Pour cela, il nous faut mener rapidement une négociation avec la France afin de modifier les statuts de cette Banque pour qu’elle soit en faveur du développement économique et social des Comores et non un frein comme elle est aujourd’hui. L’émergence ne peut pas se faire sans un pays stable et apaisé, en unissant toutes les forces vives comoriennes sous une même bannière. Ce sont des choses et des actions que les Comoriens veulent savoir. Malheureusement, rien ne se fait pour mettre notre pays dans la voie de l’émergence et on nous parle d’autres choses, des assises qui occupent les esprits de tous les Comoriens. Nous craignons fortement, à la manière dont elles sont menées, que ces assisses, au lieu de rassembler, vont diviser les Comoriens.

www.lemohelien.com: Tiens, tiens. Ne vous avais-je pas averti depuis des mois?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Vos moqueries mises à part, peut-on concilier l’émergence de notre pays et les assises? On a l’impression que les assises vont modifier la donne des Comoriens d’aujourd’hui et de demain. On nous murmure que l’État mobilisera plus de 1.200 personnes. Pourquoi autant des personnes, dans quel but et surtout quelles conséquences et légitimité auront ces assises du fait qu’on n’est pas dans un pays en crise et qu’on a des institutions élues, légitimes et stables? Pourquoi ces moyens et mobilisations ne sont pas pour favoriser l’émergence de notre pays par une bonne gestion des deniers publics?

www.lemohelien.com: Ah! Quelle reconnaissance de l’échec! Revenons à vos ennemis. Ils trouvent que vous défendez trop l’Iran et le Chiisme.

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Je défends l’Iran, qui se proclame République islamique, qui a instauré un pouvoir démocratique dont le peuple choisit les dirigeants, y compris le Président de la République, comme dans les démocraties occidentales. Dans cette région, il y a peu de pays à ma connaissance (Turquie et Israël) qui pratiquent ce genre de démocratie, dont le peuple choisit librement ses dirigeants. Si vous connaissez d’autres, vous pouvez m’en parler. Tout homme ou femme politique épris de liberté et de démocratie défend ce genre de pays, malgré l’hypocrisie des certains pays occidentaux et surtout de l’Amérique de Donald Trump, que certains pays musulmans veulent prendre comme Khalife et guide.

Quant au Chiisme, c’est une école islamique comme les quatre courants de l’école sunnite que nous connaissons aujourd’hui, sans oublier qu’il y avait plusieurs autres, dont le Wahhabisme au Moyen-Orient. Il faudra souligner que le Wahhabisme, dont sont issus la plupart de nos oulémas comoriens, n’a rien avoir avec l’école de l’Imam Chafii, celle de la majorité des Comoriens. Le Chiisme fut appelé jadis école Jaanfarite, de l’Imam Jaanfar Al-Sadik, paix à son âme, qui a aussi enseigné certains grands imams sunnites. Permettez-moi de vous parler de l’Imam Jaanfar Al-Sadik Ibn Mohamed Baquir, fondateur de cette école, afin que chacun d’entre nous s’imprègne un peu de la réalité au lieu de se perdre dans l’ignorance et le mensonge, dans notre monde aujourd’hui, où l’âne veut qu’on le considère et l’appelle cheval de courses car il ne porte plus de charges sur son dos.

L’Imam Jaanfar Ibn Mohamed Al-Baquir est l’arrière-petit-fils du Prophète Mohammed, par son père, de l’imam Muhammad Al-Baquir fils Ali Zayn Al Abidin Ibn Hussein fils d’Ali Abi Talib et de Fatima, fille du Prophète. Il est aussi l’arrière-petit-fils du premier Khalife Abou Bakr Suidique, par sa mère, Umm Farwa, fille d’Al-Quassim fils de Muhammad fils d’Abou Bakr Al-Sadik, le premier Khalife de l’Islam. Ibn Taymiyya, un des grands imams sunnites disait de lui: «Quant à l’imam juste, il ne dit et ne suit que la vérité. Celui qui veut suivre ce qui est rapporté de façon sûre du Prophète, de ses successeurs Khalifes, de ses compagnons, des imams parmi ses proches – tels les imams ‘Ali Ibn Husayn Zayn al- Abidin, son fils l’imam Abu Ja’far Muhammad Ibn ‘Ali al-Baqir, et son fils l’imam Abû ‘Abdallah Ja’far Ibn Muhammad as-Sadiq, le maître des savants de la communauté – à l’exemple de Malik Ibn Anas, Thawri et leurs pairs, trouvera tout cela en accord avec les fondements (usûl) de la religion. Il y trouvera aussi ce qui l’éloignera des innovations de beaucoup de personnes parmi ceux qui sont venus après eux, tels les écrits qui contredisent les positions des premiers savants (salaf), dans lesquels les proches du Prophète sont considérés comme des ennemis, dans lesquels on dénie ou diminue leurs droits et on leur porte préjudice, ou bien à l’inverse ceux qui exagèrent plus que de raison sur eux sans argument, et mentent pour cela, portant préjudice par ce faire aux autres, qui les ont précédés».

      Défendre le Chiisme, c’est protéger l’unité de l’Islam et des Musulmans. Les manipulations de certaines puissances occidentales et des ennemis de l’Islam pour semer au sein des Musulmans la discorde sur des détails futiles afin de nous affaiblir doivent être combattues sans réserves, ni passion. Où est le monde musulman aujourd’hui? Où est l’Organisation de la Conférence islamique (OCI)? Qui parle du Yémen, de la Libye, de la Syrie et de la Somalie, qui ont sombré dans des luttes fratricides? Qui profite des malheurs des pays musulmans et de leurs effacements? Qui parle des massacres des Musulmans de Birmanie? Il y a un grand problème au sein du monde musulman, et nous devons trouver une solution d’une manière urgente. Nous sommes tous responsables et coupables de l’inaction.

C’est pourquoi, au sein de notre parti politique, le Parti Comores Alternatives (PCA), nous prônons l’instauration de l’enseignement de l’Islam dans nos établissements publics et privés. L’absence de cet enseignement favorise l’exploitation des uns et des autres contre l’Islam. L’État doit assurer une éducation de l’Islam afin d’éviter que les charlatans ne nous transmettent un Islam calqué sur une culture barbare et intolérante, loin de celui porté par notre Prophète Muhammad Ibn Abdillah, la paix et la bénédiction d’Allah sur lui et sa famille.

www.lemohelien.com: Que direz-vous aux Comoriens face aux accusations portées sur vous par des gens qui ne vous aiment pas et qui disent que malgré votre fidélité à l’Iran, ce pays a préféré miser en 2016 sur Ahmed Sambi, jugé plus sérieux et plus crédible que vous?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Je n’ai jamais dit que j’attendais des soutiens financiers ou autres de l’Iran. Par ailleurs, je ne peux pas vous répondre sur les comportements de l’Iran et de ses choix stratégiques et politiques. Ce pays sait, certainement bien, celui qu’il veut soutenir. En plus, je ne sais pas si l’Iran avait misé sur la personne que vous citez, en sachant pertinemment que sa candidature a été juste une gesticulation perturbatrice. Ceci n’exclut pas que certains pays ont financé certains qui ont pu faire d’abord leur preuve ou réussi à porter un soutien de second plan. Je ne me bats pas en politique en me basant ou espérant les aides de certains pays musulmans comme le font d’autres. Je suis convaincu, par ailleurs, que c’est un combat difficile qui nécessite beaucoup de moyens et peu de gens ou d’États peuvent faire confiance avant la réussite. C’est pourquoi Dieu, qu’Il soit Exalté, enseigne au Prophète Muhammad: «Ne sont pas égaux ceux d’entre vous qui font des largesses avant la victoire et qui combattent, ceux-ci sont grands en grade que ceux qui font des largesses après, tout en combattant» (Coran, Sourate Le fer, verset 10).

www.lemohelien.com: Pourquoi, après la violente et contreproductive rupture des relations diplomatiques entre les Comores et le Qatar, vous avez préféré faire de belles phrases alambiquées qui ont servi à noyer le poisson sans condamner cet acte irréfléchi?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Nous avons dit et je vous le répète que nous regrettons cette rupture des relations diplomatiques avec le Qatar aujourd’hui et avec l’Iran hier. Nous avons dit aussi qu’Azali Assoumani a eu des raisons fondées sur l’intérêt de notre pays et du monde musulman, qui l’ont poussé à prendre cette décision, même si nous les ignorons.

www.lemohelien.com: Vous qui êtes le chantre du souverainisme comorien, comment avez-vous choisi de faire allégeance à un Azali Assoumani devenu le champion du bradage de l’honneur et de la souveraineté nationale des Comores face à l’Arabie Saoudite?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Nous sommes des patriotes et des défenseurs des intérêts de notre pays, de son indépendance économique et monétaire et de son intégrité territoriale. Chacun d’entre nous agit à sa façon selon niveau social, intellectuel et politique. Il n’y a pas de bradage de notre souveraineté, à ma connaissance, à l’Arabie Saoudite. Par contre, vous analysez cette action en faveur de notre ancien colonisateur, qui occupe une partie de notre territoire et nous impose sa monnaie coloniale, qui bloque tout développement économique et sociale. Cela ne date pas d’aujourd’hui et vous ne voudriez pas qu’on en parle, en prenant les Comoriens comme des incapables à gérer leur propre monnaie, donc leur destin national.

www.lemohelien.com: Croyez-vous? Je suis qui, moi?

      Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Vous dirigez un média électronique très connu et avez de l’influence sur les gens. Évitons l’hypocrisie. Par ailleurs, on ne peut que constater qu’Azali Assoumani a fait le choix d’une continuité de la politique extérieure initiée par vos amis Ikililou Dhoinine et Mohamed Ali Soilihi, qui ont d’abord rompu avec fracas avec l’Iran, pour des raisons jusqu’alors inexpliquées, sauf le dictat de l’Arabie Saoudite.

www.lemohelien.com: Qui vous dit et où avez-vous vu qu’Ikililou Dhoinine est mon ami?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Il est votre ami d’enfance à Djoiezi. Par ailleurs, cette politique extérieure ne nous a apporté jusqu’alors que des liquidités financières que le peuple comorien ignore, hier et aujourd’hui. Azali Assoumani, depuis son arrivée, n’a pas changé même un ambassadeur. C’est un fait très rare dans les annales de notre diplomatie après un changement de régime. C’est son choix de vouloir continuer dans cette même voie.

www.lemohelien.com: Il a changé le Mohélien qui est Ambassadeur des Comores à Paris, et qui a été un très bon représentant des Comores. Passons. Comment ça se fait que vous, le farouche défenseur de l’unité des Comores, soutenez un gouvernement qui, à travers les assises de la Grande-Comore contre une présidence tournante chère à Mohéli et à Anjouan, va faire imploser la République des Comores?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Ces assises sont nationales et comoriennes et non insulaires.

www.lemohelien.com: Arrêtez votre char! Mohéli et Anjouan n’en veulent pas!

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Nous souhaitons des assises au niveau de chaque île. C’est la synthèse issue de celles des îles qui va inspirer celles de l’Union afin de faire impliquer tout le monde. Il faudra que ces assises ne supplantent pas nos institutions, qui ont une certaine légitimité populaire. Vous devez arrêter de monter des Comoriens contre d’autres Comoriens.

www.lemohelien.com: Ce sont votre chef Azali Assoumani et ses vieux morts-vivants grands-comoriens qui divisent les Comoriens, en méprisant les Mohéliens et les Anjouanais.

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Vous avez un moyen de communication, une puissance d’écriture et des capacités intellectuelles, et vous devez favoriser l’unité de notre pays.

www.lemohelien.com: Je ne fais que ça, face à des autorités incompétentes, malhonnêtes et criminelles, que vous idolâtrez, tout en pleurnichant. Vous êtes tous des criminels!

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Ce genre de message ou de comportement est un crime lourd contre notre jeune nation. Essayez de vous retenir et de mesurer vos mots. Il ne s’agit pas de jeu mais de l’avenir de notre jeune nation, qu’on doit consolider par nos actions, nos paroles et nos décisions sociales et politiques. D’où la nécessité de la participation de tous, et j’invite les Gouverneurs des îles à prendre une part très active à ces assises afin de leur donner une chance de réussite et d’acceptation par tous. Nous espérons vivement que ces assises ne soient pas faites dans l’unique but de changer la Constitution, une Constitution que nous devons améliorer, certes, mais pas changer, surtout sur la présidence tournante. Le premier mal qui a affaibli notre pays depuis l’indépendance et l’a empêché de se développer est l’instabilité politique. L’unique remède qui a guéri cette maladie est la présidence tournante, qui permet aux Comoriens de toutes les îles d’espérer diriger le pays un jour.

Remettre en cause la présidence tournante nous fait reculer en 2002, va favoriser encore une autre crise et va freiner pour longtemps l’espoir de développer notre pays. Nous ne devons pas perdre de vue que nous avons des ennemis qui espèrent faire imploser notre jeune nation pour créer une confédération de micro-États. Azali Assoumani est-il conscient de ce danger? Il ne peut, surtout pas, comme, il l’a déjà dit, tuer son enfant, la présidence tournante. Rien n’est honorable dans la vie que d’apprécier la pérennisation de son œuvre. Ce qui différencie la Constitution de 2002 et des autres textes que les Comores ont connus depuis l’indépendance, le 6 juillet 1975, est l’instauration d’une présidence tournante. Ceci est dû au fait qu’on peut tout changer mais les îles restent là où elles sont. Chacune doit avoir son tour. Cela empêche toute personne de dépasser la date limite de son mandat. Chaque île exige d’avoir son tour et on ne peut pas appartenir aux quatre îles en même temps. Elle a même motivé et motive encore nos frères de Mayotte de nous rejoindre afin de profiter de leur tour. L’alternance démocratique et la stabilité ont permis aux pays occidentaux et à l’île Maurice voisine de se développer. Cela doit nous servir de modèle à suivre.

La question du pouvoir n’est pas liée au temps qu’on passe au sommet de l’État mais à l’action menée. L’Histoire ne juge pas le temps mais l’action, quoique minime pour marquer de façon indélébile pour l’éternité. L’Afrique nous a donné un enfant imprégné d’intelligence, un homme qui fut un grand combattant de la dignité africaine, qui a laissé le pouvoir après un seul mandat, un mandat de justice à son peuple, un État stable et uni comme un arc-en-ciel: Nelson Mandela. Pas loin de son pays, l’Afrique du Sud, il y a un autre ancien combattant, mais qui a tout détruit: Robert Mugabe.

www.lemohelien.com: Ai-je tort en ayant le sentiment que vous n’avez pas entendu les avertissements de la classe politique mohélienne par les communiqués incendiaires du Mouvement du 17-Février et du Front patriotique des Comores (FPC), qui regroupent les vrais acteurs politiques de l’île? Refusez-vous d’entendre le cri des Anjouanais contre l’hégémonisme de la partie la plus méprisante et la plus haineuse de la Grande-Comore?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Je peux vous assurer qu’il n’y a pas en Grande-Comore et sur les autres îles ces gens-là. Vous imaginez des choses puantes et de la manière la plus abjecte. C’est très grave venant d’une personne de votre posture.

www.lemohelien.com: Démagogie! Vous qui êtes dans la mendicité à l’égard d’Azali Assoumani, quand allez-vous vous réveiller et admettre que cet homme se moque de vous?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Il ne nous a rien demandé, Azali Assoumani. Nous sommes allés vers lui, en lui annonçant notre soutien à sa volonté de mettre le pays au niveau des pays émergents. Il n’y a pas lieu de moquerie sur ce point et nous continuons à y croire. Nous le soutiendrons aussi à mieux organiser les assises nationales. Nous le soutenons d’une manière objective afin de faire avancer notre pays vers la voie de l’émergence économique.

www.lemohelien.com: La tarte à la crème! Continuez! N’y a-t-il pas contradiction entre la limitation des partis politiques à 6 et la prétention des autorités, pour qui 20 partis politiques, sans doute d’origine extraterrestre, soutiennent les assises de la Grande-Comore?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Cette loi est morte à la naissance. La preuve: Azali Assoumani a reçu au Palais présidentiel des partis politiques qui n’ont pas légalité et ne remplissent pas les critères requis. Une autre preuve: le Parti Comores Alternatives continue à travailler sans aucune contrainte, aux Comores et ailleurs.

      www.lemohelien.com: Comment, vous le chef des souverainistes comoriens, jugez les propos de ministre Moussa Mahoma sur un État Comorien réduit à trois îles, surtout au regard de la carte géographique et politique des Comores utilisée par l’ORTC reconnaissant le statut français de Mayotte?

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: La question de l’occupation française d’une partie de notre territoire national est très complexe et délicate. Il y a des hommes et des femmes politiques aux Comores, malheureusement, qui ne croient plus au retour de Mayotte au sein de son giron national et historique.

www.lemohelien.com: Je ne suis pas un politicien, mais je fais partie de ces sceptiques.

Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah: Ce n’est pas bien de votre part. Nous ne devrons pas y perdre l’espoir. Tout acte en faveur de l’occupation française de notre île est coupable et condamnable. J’espère que les dirigeants de l’ORTC vont vérifier la carte et la modifier pour ne pas susciter certaines interprétations. Mayotte est et reste un territoire comorien. Son retour ne tardera pas à se faire si on s’y met tous, en prenant d’abord notre indépendance économique et monétaire.

Propos recueillis par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 17 août 2017.

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