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LES CANDIDATS DU POUVOIR ET LE FIASCO ELECTORAL

Les candidats de l’opposition ont perdu d’avance, les élections présidentielles et des gouverneurs de cette année, 2016 par leur laxisme, face aux actes de vols des candidats du régime. Des irrégularités commencent avant même l’ouverture de la campagne électorale. Des vols de haut niveau, en bande organisée, pire que ceux d’Omar Tamou sous Djohar.
Des manipulations qui se résument en trois points essentiels. D’abord, même si les candidats de l’opposition demeurent laxistes face à ce danger, les médias indépendants, animés par des hommes libres ne doivent pas redoubler de vigilance. Certes, la liberté aux Comores est menacée par le régime en place. Des sanctions dans l’administration commencent à être infligées à des personnes qui ne soutiennent pas les candidats du pouvoir en place. Tout comme les recrutements et les promesses de précampagne, donc utilisation de l’appareil de l’Etat, en l’occurrence la fonction publique transformée en agence d’intérim.
Toujours en poste pour le cafouillage
Premièrement, les candidats du régime en lice aux présidentielles et aux gouvernorats sont toujours en poste. Plus grave encore, le ministre de l’intérieur, autorité chargée d’organiser les élections, Houmed Msaidié, colistier du candidat Mamadou, se maintient encore à son poste. Nourdine Bourhane, VP à l’aménagement et Mamadou, VP chargé des finances de même. Tous ces hommes, à l’instar du gouverneur de Ngazidja, aussi candidat aux présidentielles, abusent de leurs pouvoirs qu’ils devraient quitter depuis la publication de la liste définitive des candidats retenus par la cour. Une manière de faire peur aux fonctionnaires et dilapider l’argent public. Sans doute, cela n’échappe pas aux candidats de l’opposition, mais bouche cousue.
CENI, grande ennemie du peuple comorien
Ensuite, il y a longtemps, des nombreux comoriens parlaient sous leurs barbes d’une somme dérobée à la CENI, dont le responsable idéal est le président de cette institution, bien soutenu par le pouvoir et le procureur général. Cela est l’un des points qui constituent le début des vols électoraux. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Cette CENI qui est toute sauf indépendante est donc une forêt truffée de pièges contre les Comores. Car, complice, comme la Cour constitutionnelle, elle risque de nous imposer les mauvais hommes.
Ainsi, comme tout le monde le constate, la campagne électorale est malicieusement ouverte. Comment peut-on considérer des tournées, en allure de meeting, en réunions de précampagne or, tout est déclaré conforme ? Une loi donc violée. Qui ne se rappelle pas des opérations Sambi et pouvoir en place: l’interdiction de ses réunions publiques ? Depuis Bambao Mtsanga, Anjouan en 2013, jusque chez Maman Doudou, domaine du Prince Said Ibrahim, en 2015, par le pouvoir en place. Et les voitures de service, des sociétés d’Etat, transportant les participants, des billets de voyage tirés des fonds de l’Etat sont payés aux personnes voulant assister à des réunions de l’UPDC et de leurs candidats.
Les médias aux mains du pouvoir
Il y a enfin, les médias d’Etat qui sont confisqués par le pouvoir. Ceux-ci diffusent intégralement les meetings de campagne pour ne pas dire autrement. Pourtant les autres candidats n’y ont aucun accès. Une dictature en germe avec douceur, mais implantée quand même. En tout cas, en matière de scrutins, les candidats du régime sont perdants. Mais avec l’injustice et les aspérités que ce pouvoir commettent,  comment ne pas chanter victoire avant la guerre du coté du pouvoir, qui est tout seul sur le terrain ? Laxistes, les candidats de l’opposition nourrissent ce trafic électoral de par leur silence. Agir tardivement, c’est une bombe à retardement. Alors il faut que les candidats de l’opposition se mobilisent pour contester et manifester contre ces irrégularités, et ainsi venir en aide au peuple.

SAID YASSINE Said Ahmed
source (sans la photo) : COMORESplus

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