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Les Comores à la croisée des chemins: le développement est-il possible sans retour réel aux fondamentaux ?

Les Comores à la croisée des chemins: le développement est-il possible sans retour réel aux fondamentaux ?

Est-il vrai qu’il n’y a pas de développement possible tant que les Comores seront gouvernées par des étrangers?

Dans ce contexte comment peut-on définir un citoyen comorien ? Est-ce que c’est l’individu mélanoderme  qui possède la nationalité comorienne ou bien celui  qui est dépositaire et garant de la tradition comorienne? Est-il celui du paradigme comorien ? En effet, avant d’esquisser un début de réponse, il est évident de rappeler que cette question est tellement vaste, qu’elle mérite tout le sérieux des sociologues, ethnologues et des anciens gardiens de la mémoire.
 
Comores sont situées au sud-est de l’océan indien entre l’Afrique et la grande île. C’est un petit archipel de 4 iles dont Mohéli, Mayotte, Anjouan et Ngazidja dans lesquelles vit un peuple bantou, venu d’Afrique. Ce peuple nomade se déplaçait en fonction des eaux. Mais pourquoi depuis plus de 40 ans d’indépendance, la vie politique comorienne a connu des périodes très agitées ce qui, in fine, rend quasi-impossible tout développement socioéconomique. Face à ces blocages, les Comoriens croupissent dans une pauvreté totale : une véritable carence au niveau de l’éducation, au niveau sanitaire, une pauvreté réelle surtout au niveau alimentaire. Bref, rien ne va au pays des îles 
-parfums. Ils vivent depuis 40 ans dans un désespoir total. Mais pourquoi alors cette constipation au développement?
 
Pays pauvre très endetté 
 
Ainsi, ayant vécu depuis des décennies dans un Etat léthargique, un Etat en Etat cliniquement mort, nous avons pris le temps un instant de nous interroger  sur le comment ce pays traîne toujours à décoller sur le plan du développement  socioéconomique? Tous les pays pauvres très endettés sont dans un début de développement? Sauf les Comores! C’est le lieu de poser le diagnostic réel qui fait que nous sommes toujours dans un Etat de paupérisation absolue. Un constant simple : comment développer un pays avec des citoyens pétris par une éducation et spiritualité venues de l’extérieur ? Les Comoriens, le peuple noir sont les seuls au monde à croire que leur évolution sociétale, spirituelle viendrait de valeur d’autrui. Et pourtant ils sont les initiateurs de la civilisation de l’humanité, à  en croire les scientifiques. 
 
Pour commencer, il faut savoir qu’à chaque  naissance de tout Comorien, il embrasse différentes cultures notamment arabo-musulmane et occidentale au travers des écoles coraniques et primaires. Plus tard, il poursuit son cursus universitaire en Arabie ou en Occident. En réalité à la fin de son cursus universitaire, Il finit par acquérir un paradigme occidental ou arabe et bien entendu dans une totale ignorance des fondamentaux de la tradition originelle des Comores, le pays qui a vu naître leurs ancêtres. 
 
Aliénation 
 
C’est un paradoxe d’être le peuple qui valorise l’éducation et la spiritualité des autres au détriment des siennes. A ce stade, la colonisation et l’aliénation mentale ont atteint un degré de non retour. Nous sommes devenus des Arabes et des Occidentaux qui habitent ce véhicule (corps) à la peau mélano dermique. Mais alors, comment peut-on prétendre diriger un pays dont nous ignorons sa cosmogonie, dont on est étranger? Cela est impossible car on devient l’agent double, le préfet de ses grandes puissances qui, l’intérêt et la suprématie de leur civilisation, est une nécessité absolue. Le chercheur Yves Desalay, un sociologue, parle de ceux-ci comment des ambassadeurs dans leurs propres pays qui dans un appel d’offre, ils privilégieront les entreprises de leurs nationalités secondaires. L’exemple sur la gestion de la question de Mayotte qui se fait au gré des intérêts personnels d’Azali est très probant. 
 
Le plan religieux 
 
Sur le plan religieux, le même Azali a sacrifié les intérêts des Comores qui étaient apportés par la république Islamique d’Iran et le Qatar au profit de siens et de l’hégémonie Saoudienne. Alors comment peut-on espérer un changement qui serait porté par ces hommes ? C’est un écran de fumées. Car on sait que l’Arabophone, qui lui passe son temps à discourir sur des proverbes religieux, une façon d’abroutir le peuple dans l’intérêt de la religion  et celui formaté à l’occidentale passe le clair de son temps à s’évertuer  sur des philosophes gréco-romains comme si les Africains n’étaient pas les premiers hommes sur l’univers. Déplus, ils ont importé l’administration de l’ancien colon et du conquérant arabo-musulman. De même que la majorité d’entre ces hommes qui nous gouvernent, ils ont laissé en France des femmes et enfants. C’est d’ailleurs leur point d’encrage lorsque les choses gâtent aux Comores.
 
Le piège se referme 
 
Dans cette prison mentale où nous sommes enfermés, il n’y a plus de place pour comprendre la réalité de leurs citoyens encore moins leur imaginaire commun. D’une manière générale, cela nécessite d’abord une connaissance profonde de notre histoire, de nos origines et de la spiritualité négro-africaine à laquelle les Comores sont issues et puisent leur source. On ne peut pas débarquer dans un pays où tu ignore l’imaginaire collectif et les rites prétendent vouloir les faire évoluer. Cela n’est pas du tout raisonnable et relève de l’utopie. Ce n’est pas étonnant si le président actuel se dit être Marocain avant d’être Comorien. Ce sont les conséquences de cette aliénation mentale et de des actes d’un ambassadeur de l’Occident chez eux. 
 
De plus, vous avez importé dans ce pays le virus de la corruption car dans la société traditionnelle personne n’osait outrepasser le pacte moral revêtu de nombreux vertus : solidarité, paix et de respect. Chez les arabes et les occidentaux, Comoriens dixit à la peau noir, devront savoir que la charte des droits de l’homme a été rédigée au 13 eme siècle par l’empereur mandingue. Cela dit, la démocratie et la spiritualité ont existé bien avant les razzias conduites en Afrique par ces deux puissances. D’ailleurs à cette époque où l’Occident et l’Arabie menaient des guerres tribales, l’Afrique était organisée. Et ce n’est pas étonnant lorsque vous vous battez pour une constitution dont vous-même vous ne respectez pas encore moins la comprendre. Car vous avez fait du copier-coller. Tout relève du domaine de la singerie.
 
Alors le développement des Comores ne se fera que lorsqu’on prendra conscience de notre patrimoine culturel, économique et spirituel. Cela nécessitera un développement de soi-même d’abord, c’est-à-dire par un traitement anti-virus arabo-européen.
 
Mbadakome
 
Sachez que c’est le épisode d’une qui va traiter la culture comorienne. L’article 845 de la loi sur propriété intellectuelle interdit tout plagia, toute copie et toute reproduction.
 
 
 

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