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Les Comores à l'heure du bilan ou l'incontournable droit d'inventaire

IL y a quelques mois, de nombreux États d’Afrique Francophone et autres, ont célébrés en grande pompe, dans la joie le 50èmè anniversaire de leur indépendance !
Il faut savoir que beaucoup de Pays du Continent affichent un taux de croissance à deux chiffres fait rare de nos jours, même dans les Pays dits riches !
Il faut constater que beaucoup de places financières subissent des assauts incessants de pertes et on peut dire sans se tromper que la baisse de la croissance chinoise vient de nouveau d’en faire la démonstration.
Certains esprits avisés n’hésitent pas à déclarer haut et fort que le siècle qui se profile sera Africain ! Mais la réalité est moins positive, en effet, si beaucoup de Pays du Continent s’en sortent très bien d’autres sont non seulement à la traine mais la pauvreté augment, c’est le cas de notre Pays : l’Union des Comores, qui se trouve à un niveau de développement qui frise le ZERO,, impossible de s’élever vers l’avant, en constantes régressions, condamnées à demeurer le petit poucet du Continent, pas dans la forme mais dans le résultat !
Quarante années se sont déjà écoulées depuis ce fameux 6 juillet 1975 ,date à laquelle d’une manière unilatérale les Comores accèdent à leur souveraineté nationale.
Espoir, enthousiasme, furent les sentiments de toute la population, très rapidement l’arrivée du Président ALI SOILIHI MTSACHIWA, donna un but, un cadre de gouvernance, qui permit au Pays de trouver sa voie. Le développement économique basée sur l’agriculture, puis la mise en place d’infrastructures telles que routes, énergie électrique, le rythme du nouveau régime était époustouflant et beaucoup de Pays de la Communauté Internationale étaient en extase devant cette avancée prodigieuse !
Des chantiers titanesques sont inaugurés, la reconstruction sur toute l’étendue du territoire national
Je me permets de vous redire ce jour cette phrase qu’il aimait dire : « réformer, c’est se défaire des illusions des mots pour s’attacher à la réalité de l’action » .Son projet économique a été élaboré sous la forme classique d’un plan quinquennal qui recueille l’approbation et l’appréciation de la communauté économique qui n’hésite pas à le qualifier d’un véritable prodige , audacieux , volontariste, réaliste et totalement en parfaite harmonie avec les besoins réels du Pays. 
En 29 mois de pouvoir, on peut considérer qu’il a enregistré plus de résultats que tous les farfelus qui l’ont remplacés !
A la chute du régime, le pays a été dévié de sa trajectoire de développement socio/ économique pour être précipité dans une zone de haute turbulence politique .Se trouvant ainsi placé dans l ‘œil du cyclone , son quotidien sera fait de faits divers scabreux , de remous incessants et, d’instabilité Puis vint cette fameuse tournante, nous nous sommes embarqués dans une aventure périlleuse hasardeuse et complètement irréaliste .
C’est une farce en trois temps ,dont à tour de rôle chaque ile composante de l’archipel devient le dindon de la farce endossant le mauvais rôle qui se résume en fait, à se dire : je vais pouvoir m’enrichir ainsi que mes proches et mes amis, de temps en temps je sèmerais un peu d’argent à mon peuple pour lui montrer ma générosité et tout se passera le mieux possible.
Le relais était constitutionnel et même institutionnel, donc légal !
Figurez-vous que plusieurs comoriens de tous les âges se sont aperçus de cette monstruosité , alors ensemble on vous dit STOP !
Nous nous nous insurgeons contre ce système cynique, hideux et budgétivore qui ne laisse aucune marge de manœuvre pour mener une quelconque politique de développement dans notre pays .La tournante est un cauchemar qui doit cesser ici et maintenant. La table ronde que nous appelons de toute nos forces doit offrir un cadre idéal pour débattre de toutes ces questions épineuses qui se révèlent être des obstacles majeurs obstruant toutes volontés de développement de notre pays.
Cette table ronde doit faire le constat objectif de la confiscation par un clan du processus démocratique et permettre à sa réhabilitation en créant les conditions subjectives favorisant et garantissant la tenue d’élections libres démocratiques et transparentes dans le Pays. 
Et enfin elle doit s’assurer que le développement économique et social des Comores est prioritaire.
La réconciliation nationale initiée à travers la table ronde de Fomboni en 2001 qui a été mise aux oubliettes, il faut maintenant pardonner, unir et favoriser ce qui est la base d’une Nation : le PATRIOTISME ! 
LE CHANGEMENT EST EN MARCHE 
L’HISTOIRE EST SEULE JUGE 
KAMAL ABDALLAH,                                                                                                                      VICE PRESIDENT DU F P S ET PORTE PAROLE INTERNATIONAL

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