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LES COMORES DANS LA TOURMENTE DU CYCLONE ÉLECTORAL

A quelques mois de la campagne électorale, la montée de la fièvre fait irruption avec des symptômes. On met sur table moins ou presque pas, des propositions et de bilans. Rien, ni du côté des candidats ni de leurs soutiens. Que des promesses chimériques. Et pourtant, moins sont ceux qui sont neufs sur la scène politique comorienne. Toutefois, ces politiques ont pu léguer à leurs prochains électeurs une hostilité qui se marque par les impudences des uns et des autres. Cette forme de campagne qui laisse présager, justifie sans doute que ces générations ont bien échoué depuis deux décennies. Les alliances mystérieuses et pas logiques, les trahisons, les incohérences… une politique de la faim s’instaurent au pays de l’honneur.

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Et si l’on parle de cette date ?

Le mois d’octobre 1992, une tentative de coup d’Etat, orchestré par le parti UDZIMA et quelques opposants au régime de l’époque pour renverser S.M Djohar. Parmi les conspirateurs, le feu Ahmed Abdallah, alias Apache, Paix à son âme. Celui-ci fut tué, selon les uns, suite à des échanges de tirs entre quelques éléments de l’armée loyale et certains insurgés. Tout le monde le sait très bien que feu Apache a été l’un des bulldozers du camp Taki, paix à leur âme.

Il faut noter que durant le régime Taki, Mr Azali Assoumani était mis à l’écart de l’armée nationale, donc sans protection juridique. Mais admettons que cela s’avère vrai, Apache tombait sous ses balles. Qu’est-ce qui aurait empêché Mohamed Taki, alors président de l’époque… de traduire le commandant de « l’opération Apache » en justice pour que l’on sache la vérité sur cette affaire ? Alors sans aucune démarche, ces accusations doivent être reformulées d’une autre manière. Sinon, les comoriens ont tendance de croire ce qui est raconté par des étrangers que par un des leurs.

Y en a marre de la politique d’esquive et des ragots. Passons au bilan et au concret… surtout de ceux qui prétendent retourner au pouvoir après quelques règnes de pillages et de désordres. Parlons du bon ou du mauvais bilan de nos autorités et arrêtons la dissimulation des empreintes. Les amis d’Azali, donc doivent à leur tour demander à leur chef de se débarrasser de cette patate chaude… donc se confronter à la justice pour cette affaire.

Il était une fois des coupables.

A cette date de la mort de feu Apache, certaines figures, dont Mohamed Ali Soilih (Mamadou) Said Ahmed Said Ali(Charif) son beau frère Charafaïne, Mohamed Adamo et Omar Tamou, ont embrassé le sol du cachot, suite à ce coup d’État raté contre Said Mohamed Djohar. Donc ceux-ci ont des casiers judiciaires positifs, comme le positif d’une analyse médicale. Après un procès, ils ont été déclarés coupables puis mis en taule. Et dans un pays où le casier judiciaire n’a pas d’importance, tout est possible et n’importe qui peut être éligible.

Un peu sur le pouvoir en place

Un point que je qualifie de positif, le culot. Cinq mois d’arriérés de salaire. Un mandat qui a commencé et qui s’achève sans électricité, ni eau. Sans route, ni santé, ni emplois… Donc paupérisation généralisée. Un désespoir qui amplifie l’égarement des jeunes et cause de la prolifération des ouvriers sexuels… à bas âge, aux îles de Merveille. Mais cela n’empêche aux hommes du pouvoir actuel de continuer à cracher sur le peuple avec des promesses illusoires.

Enfin, quelques événements comme le vrai faux coup d’État du 20 avril 2013, dont nombreux comoriens et étrangers sont victimes et passent leurs vies en taules, Il y a sur le tableau de bord, la mort de Dr Youssouf Djamani, un officier de l’armée, mort dans son bureau de travail, et aucune suite. Le député Salami est mort, une autorité, un député qui est mort subitement…’ enteré sans aucune enquête ni autopsie. Un silence mystérieux… ainsi que la lettre morte sur le fusillade du jeune de Mitsamiouli par le garde du corps du Vice-président en charge de finance, Mr Mamadou. Pour fermer la page de ce qui est du pouvoir actuel, il y a enfin le dégât qui s’est produit à Pvanambwa dont le ministre de l’intérieur actuel n’est pas dédouané.

D’autres morts qu’il ne faut pas oublier.

Pour ne pas saturer la liste, on la clôt par le régime Sambi, dont une grande perte d’hommes est enregistrée. Le dossier Yémenia Airways qui se traduit par 154 victimes, presque tous des comoriens, la mort de Mohamed Farouk à Le Moroni II, alias Dawedju… la mort du Dr Assad Said Omar, la mort du colonel Combo, moment où Ibrahim Mhoumadi Sidi fut ministre de la défense… tous ces atrocités demeurent inexpliquées et inexplicables.

Avant de passer aux urnes, avant de mettre le bulletin, ces questions doivent être mises sur planche, car les Comores ne peuvent pas continuer de vivre de la barbarie perpétrée par ses autorités.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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