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Les Comores exigent la suppression du visa et la libre circulation des biens et des personnes

“Il n’y a pas que le visa Balladur… Il faut que la libre circulation des biens et des personnes soit garantie.” Souef Mohamed El-Amine.

Dans une interview accordée à Alwatwan, le chef de la diplomatie comorienne Souef Mohamed El-Amine déplore “la situation qui prévaut actuellement à Kaweni, qui n’honore pas le gouvernement français”. ” Les Mahorais n’ont rien obtenu de la France jusqu’à maintenant”, ajoute t-il.

“Nous avons besoin d’une solution pérenne parce que l’insécurité à Mayotte nuit à la sécurité du reste de trois îles de l’archipel.”

Dans cette interview, le ministre des Affaires étrangères ne mâche pas ses mots: ” Mayotte est devenue un centre de déstabilisation….” signale t-il. Plus loin, Souef Mohamed El-Amine admet amèrement qu’il y a des présidents qui ont été assassinés à partir de Mayotte.

Face à cette situation, il estime qu’on ne peut pas concevoir un développement dans le reste de l’archipel tant que la situation de Mayotte continue à être telle qu’elle est aujourd’hui. Selon lui, Il y a beaucoup des choses qui peuvent être considérées comme préalable dans les pourparlers avec la France .

À la questions sur les préoccupations urgentes à régler dans le cadre de négociations avec la partie française, Souef précise qu’il n’y a pas que le visa Balladur… Il faut que la libre circulation des biens et des personnes soit garantie.”

Dans une interview qu’il a accordée ce soir à Mayotte 1er, le ministre des Affaires étrangères demande à ceux qui ont un discours de la haine de cesser. Car, dit-il , ” nous sommes tous frères ” en faisant allusion au député Mansour Kamardine. Il réitère son opposition sur le fait de considérer la reconduit des “refoulés de Mayotte” comme solution. “Il faut une solution pérenne”, insiste t-il.

Depuis plusieurs semaines, Mayotte règne un climat d’insécurité, de violence et de haine fratricide. Épuisés par cette situation, les habitants ont déclenché une grève appelant la France à agir tout en mobilisant un répertoire d’actions extrémistes contre les Comoriens des autres îles sœurs. La sécurité de ces derniers étaient en danger. Ce qui a déclenché une réaction de la partie comorienne, qui, par la voix du ministre des Affaires étrangères avait demandé à la France de ” rendre les clés… Si la gendarmerie n’est pas capable d’assurer la sécurité aux gens qui habitent à Mayotte.”

Le 21 mars, une circulaire signée par le secrétaire d’État chargé des transports Soulaimana Kaambi interdisant « aux compagnies maritimes et aériennes d’embarquer à destination des autres îles sœurs, toute personne considérée par les autorités qui administrent Mayotte comme étant en situation irrégulière et ce jusqu’à nouvel ordre »

Côté français, le 28 mars, le Quai d’Orsay a suspendu provisoirement la délivrance des visas pour les titulaires des passeports diplomatiques et de service.

Dans ce contexte particulier, les élus comoriens ont apporté le 29 mars leur soutien au gouvernement. Dans un mémorandum, ils ont demandé ainsi au gouvernement d’inscrire la question de Mayotte à l’ordre du jour dans les débats des Nations-Unies, et de solliciter l’Union Africaine de s’en ressaisir et de réactiver le Comité de sept, mis en place en 1976 et composé de l’Algérie, du Cameroun, de Madagascar, du Mozambique, du Sénégal et des Comores.

La diaspora avait exprimé sa solidarité à la diplomatie comorienne. Une manifestation de soutien a été organisée le 2 avril 2018 devant l’ambassade des Comores à Paris sous la présence du président de la diaspora Mohamed Saïd.

Msa Ali Djamal

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