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Les Comores nient aux jeunes mahorais leur jeunesse

Les Comores nient aux jeunes mahorais leur jeunesse

Une stupidité muée en malédiction ayant démoli les Comores

Par ARM

     Il y a exactement 6 ans, le 11 août 2015, la délégation sportive des Comores était reçue Place de l’Indépendance, à Moroni, par tous les politiciens ratés de Grande-Comore, dans un pays à vau-l’eau. Ces politiciens ayant définitivement échoué crurent qu’il était temps pour eux de se répandre en discours démagogiques et haineux contre Mayotte du fait que, quelques heures auparavant, la délégation sportive comorienne quittait dans la confusion et la honte les Jeux des Îles de l’océan Indien au prétexte que les jeunes athlètes mahorais défilaient sous le drapeau français. Or, c’est le drapeau français qui flotte partout et exclusivement à Mayotte, où il est considéré comme un gage et un symbole de liberté.

Nous voici donc au 11 août 2015, Place de l’Indépendance («indépendance du drapeau», ironisait l’ancien Président tanzanien Julius K. Nyerere). Les politiciens ratés se livrèrent à ce qu’ils savent faire «de mieux»: des discours vides et haineux. Le clou du spectacle honteux a été le détestable discours démagogique d’Ali Bazi Selim, félicitant les athlètes comoriens d’avoir quitté les Jeux des Îles car des jeunes athlètes de Mayotte avaient défilé sous drapeau français. Et, sans crier gare, et carrément hors-sujet, Ali Bazi Selim, faisant semblant d’oublier qu’il avait été ministre de l’Intérieur quand les mercenaires de son régime politique torturaient et tuaient des Comoriens innocents, et qui n’a jamais présenté des excuses aux Comoriens, divagua et exigea «un bilan pour les 40 ans de l’indépendance des Comores».

Il parlait de quel bilan quand tout le monde sait que celui de l’indépendance des Comores est totalement et irrémédiablement négatif? Une certaine tendance à l’exagération avait incité Ali Bazi Selim, qui n’était mandaté par personne, à lier anticonstitutionnellement la tenue de l’élection présidentielle de 2016 à celle de ses Assises de la haine pour le bilan d’une indépendance de pacotille ayant débouché sur un État mort-né, une nation impossible à créer et une misère noire vécue dans le noir d’une obscurité qui s’épaissit chaque nuit, chaque jour. Alors, les démagogues haineux réunis Place de l’Indépendance décidèrent de la création d’une nouvelle foutaise politique, le M-11 août, réclamant maladroitement leurs «Assises». Ikililou Dhoinine, agissant comme un âne rouge de Mohéli, s’en moquait et les laissait se ridiculiser.

Les artisans de la disparition des Comores

Le 4 juin 2017, le dictateur Assoumani Azali Boinaheri, éliminé dès le 1er tour du scrutin et à qui les Mohéliens de Bête-Salam avaient remis honteusement le pouvoir à «104%» le 26 mai 2016, reçut le M-11 août et se dit prêt à organiser ses «Assises» de la haine et du mépris. Le 15 octobre 2017, il annonça au vieil Ali Bazi Selim qu’il allait se saisir des «Assises» pour détruire la Constitution et toutes les institutions publiques du pays afin de devenir dictateur à mort. Ayant compris qu’il avait provoqué la mort des Comores, Ali Bazi Selim, rongé par la honte et les remords, fit un accident vasculaire cérébral (AVC) qui entraîna sa mort quelques mois plus tard. Ses compagnons, dont Idriss Mohamed Chanfi (encore lui!), Kamal Abdallah Salim (hum…) et la veuve de l’ancien Premier ministre Abbas Djoussouf, quittèrent le navire en pleine tempête. Mais, la machine de la mort était déjà lancée.

Architectes de la mort des Comores. “Idriss” est présent, présent…

En février 2018, dans la contestation, oppression, répression et mort, le dictateur Assoumani Azali Boinaheri organisa ses «Assises» en prélude à destruction de la Constitution et de toutes les institutions, s’appropriant toutes les institutions, dont les pouvoirs législatif, exécutif, judiciaire et économique. Les Comores sont encore dans le chaos destructeur et mortel qui a résulté de la transformation d’un spectacle pitoyable du 11 août 2015 en religion.

Voilà les résultats de la haine envers Mayotte. Il est bête d’empêcher des jeunes de profiter de leur jeunesse. Les adultes peuvent régler leurs problèmes politiques sans priver les jeunes du droit à la jeunesse. Les parents des jeunes athlètes mahorais étaient des enfants lors du référendum d’autodétermination des Comores le 22 décembre 1974. Sans démagogie, je l’affirme dès à présent: quand je serai élu Président des Comores pour le tour de Mohéli, je vais me réjouir en public en voyant les jeunes de Mayotte participer aux Jeux des Îles de l’océan Indien et défiler sous le drapeau de la France. Il est temps d’en finir avec le fanatisme borné et le zèle haineux et stérile. La jeunesse est un droit pour les jeunes, et empêcher les jeunes de Mayotte de jouir de leur jeunesse est un crime.

D’ailleurs, il faudra que les «bons et vrais Comoriens» s’expliquent sur le fait que, dans l’incapacité de former une équipe nationale de football, la sélection comorienne recrute des jeunes de Mayotte. Alors, pourquoi certains jeunes Mahorais auraient droit à leur jeunesse et d’autres non? Est-ce que, pour pouvoir jouir de sa jeunesse, le jeune Mahorais doit obligatoirement aller à Moroni?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 11 août 2021.

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