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Les comoriens attendent de pied ferme Msaidié pour lui signifier sa fausse virilité…

Dans un avenir proche, Msaidié redeviendra simple citoyen comme les autres, sauf s’il reste puissant ministre gesticulateur de l’intérieur candidat. Mais comme il n’a jamais dit dans quelle école il y a eu son bac+60 pour reprendre l’expression de l’ancien ministre Sidi, il est permis de douter de sa capacité à intégrer la notion de responsabilité évoquée dans le communiqué de l’UA dont il fait mention ici. Il n’est donc pas inutile de lui rappeler que le sens de responsabilité ajoutée à celui de l’élégance politique et du principe d’équité à la base de notre loi électorale lui recommande de remettre sa démission du poste qu’il occupe actuellement pour mieux se consacrer à son rendez-vous avec les comoriens en tant que candidat à la présidence ou à la vice-présidence de l’Union des Comores.
La notion de responsabilité ne peut être à sens unique. La préservation de la paix et de la stabilité dans notre pays est l’affaire de tous. A chacun sa contribution selon la posture qui est la sienne. L’opposition a vocation à (re) conquérir le pouvoir dans le respect des règles démocratiques et institutionnelles établies. Le pouvoir a aussi vocation à se maintenir en se soumettant aux mêmes règles. Les comoriens dépositaires du pouvoir ne laisseront pas un groupe d’hommes déroger à cette lecture. Msaidié a échoué par le passé à ramener la stabilité et de la paix et pour l’immense majorité des comoriens sa posture actuelle de défenseur acharnée de ces valeurs est usurpée et insincère.
 ©habarizacomores.com
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Dans un pays à vocation démocratique, on ne construit pas ces valeurs avec le bâton. C’est une méthode du passé digne d’une dictature ! Difficile de croire que l’UA s’est rangée derrière cette école entretenue par Msaidié ! La paix et la stabilité retrouvées aux Comores grâce au débarquement militaire du 25 mars 2008 auquel Msaidié et ses amis étaient farouchement opposées prospéreront à la faveur des règles claires, apaisées et sereines partagées par tous. LA FAUSSE VIRILITE DE MSAIDIE SAVAMMENT ET REGULIEREMENT MISE EN SCENE N’EST PAS DE CELLES-LA. Il n’y a pas de paix et de stabilité possibles en dehors du respect strict des règles de la démocratie, de l’Etat de droit. Il est en effet indigne d’un ministre de l’intérieur de croire qu’agiter, utiliser la force publique pour mater l’expression des comoriens, et ignorer allègrement celle-ci suffisent à promouvoir la paix et la stabilité.
Nommé au prix de viles courbettes, de reniements personnels et de contradictions sans représentativité populaire par Iki qui n’a jamais intégré la fonction présidentielle, Msaidié ne peut apprécier à sa juste valeur l’appel au sens de responsabilité de l’UA en faveur de la paix et de la stabilité. L’exigence de responsabilité en faveur de la paix et de la stabilité n’aurait aucun sens et perdrait en efficacité sans une dimension collective qui s’impose à tous sans exclusive. Msaidié aura du mal à faire croire que cette exigence à un destinataire unique.
On peut aisément imaginer que l’opposition a eu le temps d’expliquer à la mission de l’UA, loin de la version gouvernementale accusatoire, comment il fait sien ce sens de la responsabilité en faveur la paix et de la stabilité qui implique pour elle le respect des règles démocratiques, celles de l’Etat de droit, l’attachement à la norme du droit sur la question de la tournante. Et les faits historiques parlent en faveur en sa faveur. Difficile d’imaginer que l’UA opère en gendarme « comorien » et ignore la sensibilité de l’opposition incontestablement majoritaire dans le pays
Le pouvoir ne peut donc de son côté se soustraire à la dimension de responsabilité collective en faveur de la paix et de la stabilité. Cette dernière passe par une prise de conscience que sa lecture des choses du pouvoir est une chose, mais n’a ni vocation à se substituer ni à s‘imposer à d’autres lectures possibles. Le choix du gouvernement de la politique du fait accompli est une fuite en avant et ne manquera pas de conduire devant une impasse. Il est impératif de construire, consolider la paix et la stabilité par une volonté sincère, commune et partagée.
Msaidié échouera à vouloir imposer la paix et la stabilité telle qu’il l’entend par la menace et la force militaire. L’histoire a démontré qu’il en a été incapable et les moyens politiques lui font défaut dans cette entreprise qui doit se conduire de façon apaisée, démocratique, respectueuse des règles de l’Etat de droit. La responsabilité première pour le pouvoir pour favoriser la paix et la stabilité est de garantir, protéger l’expression de la volonté du peuple par le respect de la loi, l’écoute, la négociation et la concertation. Difficile de croire que l’UA ait encouragé une marche solitaire, forcée et non concertée en faveur de la paix et la stabilité ; l’adhésion commune et partagée à un objectif est plus efficace que le fouet. Pour l’heure, les comoriens ne savent pas de quelle stabilité, de quelle paix Msaidié, critique puis partisan d’un pouvoir corrompu et défaillant leur parle-t-il.

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Le sens de responsabilité pour le pouvoir est aussi de tirer les conséquences de sa faillite dans tous les domaines : la régression économique, sociale, politique et morale n’est plus à démontrer. Le pouvoir de Msaidié et de Boléro ne peut évacuer, sous prétexte de calendrier électoral et à coup de menaces, le cri détresse des comoriens qui s’exprime à travers ce mouvement des Assises, une véritable lame de fond qui traverse le pays. Il est clair que le pouvoir contourne les lois de la république, installe un coup d’Etat qui ne dit pas son nom et cherche à se maintenir par tout moyen, d’abord en éliminant le candidat A.A.M.Sambi, et puis en procédant à une mascarade électorale. Une candidature est moins susceptible de compromettre la paix et la stabilité dans l’esprit de la mission de l’UA que cette volonté du pouvoir de vouloir annihiler l’expression des comoriens et se maintenir au pouvoir malgré elle. Difficile d’imaginer que l’UA donne un label de bonne conduite aux autorités actuelle au point d’imaginer que l’appel au sens de responsabilité ne les concerne guère…
Plutôt que de verser dans la désinformation permanente, dans une politique d’intimidation, le pouvoir ferait mieux d’affuter ses arguments politiques. Le rendez-vous avec les comoriens est imparable ! Mamadou, Nourdine Bourhane, Msaidié, Anisse, Boléro tous ces petits bandits qui ont usurpé la confiance des comoriens sont attendus patiemment au tournant, ne peuvent plus compter sur la roublardise, sur la manipulation et l’intimidation de la population. Livrés à eux-mêmes, ils vont devoir affronter les comoriens dans les îles, villes, villages, quartiers. Le travail s’annonce ardu… De ministre indigne dans le mélange des genres au statut de simple citoyen candidat quémandant le suffrage universel avec le lourd passif d’un passé au pouvoir défaillant, on verra bien qui est le plus fort… Dores et déjà, j’encourage Msaidié à placer des militaires à chaque coin de la rue, derrière chaque comorien pour pouvoir parler à la place des comoriens comme il a l’habitude de le faire de manière usurpée.