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Les Comoriens prient pour la mort d’Azali Assoumani

Les Comoriens prient pour la mort d’Azali Assoumani

Chaque jour, à la mosquée, des prières spéciales pour sa mort

Par ARM

      Tout est dans le Coran, mais pour celui qui sait le lire. Et, dans le Livre Sacré, nous retrouvons les versets hautement instructifs suivants:

«Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra»

(XCIX, Le Tremblement de terre, 7-8).

      Comme le «saigneur» Azali Assoumani, le pâtissier de Beït-Salam, a décidé de vivre dans le Mal, il est toujours utile de lui rappeler des vérités fondamentales, lui qui, en parfait mécréant, a décrété qu’en ayant à juger tous les Chinois et tous les États-Uniens, Dieu mettra des millénaires avant d’arriver à le juger. Ce sont des propos blasphématoires que son âme damnée, le fugitif international, pornographe et pédophile Hamada Madi Boléro, ne reniera jamais et ne lui demandera jamais de corriger. Pourtant, à un moment où les Comoriens ont décidé de ne jamais lui pardonner son aveuglement haineux, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani aurait gagné à demander pardon à Dieu. Le mal qu’il commet au quotidien envers les Comoriens est tellement profond que l’affaire n’est plus du domaine de la politique, mais de celui de Dieu. Oui, aujourd’hui, seul Dieu peut trouver la sanction à appliquer au malfaiteur Azali Assoumani.

      Les Mohéliens pleurent. Les Anjouanais se lamentent. Les Grands-Comoriens maudissent. L’île de Mohéli est étranglée par le portefeuille. L’île d’Anjouan est étranglée par l’estomac. L’île de la Grande-Comore est étranglée par le portefeuille et l’estomac, et le prestige en prend un coup. Chaque insulaire se demande qui est le plus grand perdant de l’usurpation du «saigneur» Azali Assoumani, chacun se disant être plus lésé que les autres.

      Les premiers à avoir compris la malédiction de la situation sont les Mohéliens qui, dans une grinçante ironie, disent: «Pourquoi s’acharner à juger les actions d’un dirigeant qui n’a pas été élu et qui n’a même pas présenté de programme aux Comoriens, mais qui a fait usage de la force, de la terreur et de la fraude pour s’installer au pouvoir?». Pour tout dire, Mohéli s’interroge aujourd’hui, après avoir constaté que son Gouverneur, Mohamed Saïd Fazul, est resté un demi-sel. Les Mohéliens, toujours très inventifs quand il s’agit de lancer des vannes mortelles contre des autorités incompétentes et corrompues, disent: «Le Gouverneur Mohamed Saïd Fazul est affecté à Moroni». L’homme de Boingoma a sans doute oublié qu’en 1982, les Mohéliens ont enterré politiquement son oncle Mohamed Fazul quand ils ont constaté que leur élu ne séjournait plus sur leur île depuis son élection. Mais, par Dieu, existe-t-il quelqu’un dans ce monde capable de dire aux autres ce que cet individu fait à Moroni?

      En attendant, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani tue les Mohéliens et asphyxie leur île. Il a licencié plus de 1.200 Mohéliens par pure haine. Les Mohéliens sont allés voir leur «Vice-président» Abdallah Saïd Sarouma dit Chabouhane, dit Baguiri, dit Gris-gris, dit Coach, dit Lionel Messi (…). Ils l’ont trouvé en larmes de sang, mais des larmes de crocodile. Son chef l’humilie. Chaque fois qu’il veut procéder à une nomination, le pâtissier de Beït-Salam lui impose un homme à lui. Pour preuve, Baguiri voulait nommer Dhoifir Mroivili dit Rémy n°2 de l’Aéroport de Hahaya. Rémy a été l’un des élèves les plus brillants que j’avais enseignés au Collège de Fomboni il y a de cela des siècles. On lui reconnaît de la compétence et une farouche volonté de travailler pour son pays. Il est du même quartier que Gris-gris. Pourtant, Gris-gris a été rappelé à l’ordre par son pâtissier de chef, qui ne voulait pas de Rémy. Alors, Mesdames et Messieurs, entre un «Vice-président» juste autorisé à sourire comme une grenouille quand son chef fait des singeries et un «Gouverneur» exilé à Moroni, en cas de problèmes – et ils existent –, les Mohéliens vont s’adresser à qui? Que faire des jeunes Mohéliens que le pâtissier de Beït-Salam a licenciés, pendant que les autorités mohéliennes égorgent des moutons et des chèvres pour se goinfrer chaque fin de journée?

      Pourtant, les Mohéliens n’ont pas volé les malheurs qui leur tombent sur la tête. J’arrivais à Mohéli le 4 mai 2016, à quelques jours de la reprise des élections à Anjouan. Je ne trouvais sur l’île personne à qui je pouvais parler. Les Mohéliens semblaient avoir bu on ne sait quoi. Ils couraient comme Karl Lewis. «Mais, qu’est-ce qui vous arrive, les amis?». «Ah! Écoute! Nous partons à Anjouan, où nous devons soutenir Azali Assoumani. Nous n’avons pas le temps de discuter comme d’habitude». Très bien. En quelques jours, Mohéli se vida. Les Mohéliens de Beït-Salam ont acheté des billets d’avion pour des Anjouanais inscrits frauduleusement sur les listes électorales d’Anjouan en faveur du putschiste Azali Assoumani. Les Mohéliens de Beït-Salam ont remis entre les mains du «pouvoiriste» Azali Assoumani la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI), la Cour constitutionnelle, l’Armée nationale de Développement, le journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-Wawa, l’Office de Radiotélévision des Comores (ORTC)… Les Mohéliens de Beït-Salam n’ont reculé devant aucune honte pour ramener au pouvoir un voleur qui a volé aux Comoriens 20 milliards de francs comoriens, selon l’enquête de Thierry Vircoulon.

      Aujourd’hui, en dehors du pornographe et pédophile Hamada Madi Boléro, tous les Mohéliens de Beït-Salam sont en larmes de sang, et ce n’est qu’un début. Ahmed Mohamed Djaza, le Président de la CÉNI, croupit dans une cellule de prison où l’ont placé les gens qu’il a intronisés. Pourtant, on lui avait dit de se contenter de faire proprement son travail. De nombreux proches de l’ancien couple présidentiel sont tombés du tomatier, les uns étant licenciés, d’autres jetés en prison. À Mohéli, personne ne pleure leurs malheurs, et on dit que «c’est la corde à laquelle est attaché le bœuf, et ils n’ont pas encore vu le bœuf». Parole qui équivaut à la pire des malédictions à Mohéli. Aujourd’hui, on nous dit que les Mohéliens de Beït-Salam sont sujets à des regrets et à des remords. Qu’ils crèvent avec leurs regrets et leurs remords! Qu’est-ce qu’ils veulent que les Comoriens en fassent?

      À la Grande-Comore, on entre dans les mosquées et on prie pour la mort brutale et très prochaine du «saigneur» Azali Assoumani. Oui, les Comoriens souhaitent la mort la plus violente et la plus rapide à l’homme qui est en train de tirer leur pays vers le bas. Le mardi 17 mai 2016, au cours d’un voyage à l’intérieur de la Grande-Comore, j’ai entendu certains des membres de la crème de la notabilité de l’île dire: «C’est bien Azali Assoumani qui a fait deux “Hitma” à Moroni pour demander la mort sur ceux qui allaient organiser la fraude électorale. Aujourd’hui, nous voyons que c’est lui qui a organisé la fraude. Nous attendons donc sa mort, et le plus tôt sera le mieux». C’est la première fois que les Comoriens prient pour que leur «dirigeant» soit victime de la mort dans les meilleurs délais. En plus, les gens disent que si sa mort est annoncée, ils ne feront même pas semblant d’être tristes. En tout cas, la mort de cet individu ne devra pas être un triste événement. Mais, c’est Dieu qui décide. Que les gens ne se croient capables de précipiter les événements, malgré les impatiences. Cette femme vivant à côté de Mitsamiouli est catégorique: «Les malédictions sortant chaque jour de la bouche des Comoriens est le pire des poisons que peut ingurgiter Azali Assoumani».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 6 novembre 2016.

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