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Les crâneries d’Azali Assoumani sont malsaines

Les crâneries d’Azali Assoumani sont malsaines

«Élu» par la fraude, qu’il ne se trompe pas de scrutin

Par ARM

     Une fois de plus, le «saigneur» Azali Assoumani se trompe. Cette fois, il croit que c’est lui qui est élu aux États-Unis ce mardi 8 novembre 2016. Il croit que l’élection présidentielle états-unienne le légitime, le rend plus fréquentable et efface la honte hideuse dans laquelle les sinistres Mohéliens de Beït-Salam l’ont conduit au pouvoir en dehors de toute règle démocratique. Le scrutin présidentiel états-unien du mardi 8 novembre 2016 va rester à jamais dans les annales électorales, politiques et diplomatiques, compte tenu de ses implications nationales et internationales. Le dictateur comorien doit fournir l’effort de redescendre sur terre parce que les États-Unis ont fait un choix, bon ou mauvais, en toute liberté, dans un climat de démocratie et de transparence, et à la Maison-Blanche, il n’y a pas d’équivalent des Mohéliens de Beït-Salam, pouvant, en toute liberté et impunité, pervertir le choix d’un peuple souverain. La plus grande leçon qu’on pourra tirer de cette élection états-unienne se retrouve dans le fameux sarcasme de Karl Marx (1818-1883): «Saint Suffrage, priez pour nous!». Karl Marx se moquait du suffrage universel, estimant qu’il ne pourrait constituer la panacée universelle dans l’absolu puisqu’un peuple souverain peut toujours faire un usage controversé de sa liberté de choisir de mauvais dirigeants.

     Retournons sur nos terres africaines. Parlant de «dictateurs africains sortis des urnes», deux observateurs expliquent que «les changements institutionnels survenus en Afrique depuis le début des années 1990 s’inscrivent davantage dans une logique de réaménagement du système existant que dans une perspective de remise en cause véritable des régimes de parti unique, même s’il serait prématuré de condamner les démocratisations en cours. Les élections ont souvent été perçues par les dirigeants comme un moyen de garder le pouvoir afin d’assurer à leur profit le contrôle des richesses nationales, tout en instaurant un clientélisme sur des bases régionales et tribales»: Martine-Renée Galloy et Marc-Éric Gruenais: Errements des démocraties balbutiantes. Des dictateurs africains sortis des urnes, Le Monde diplomatique, Paris, novembre 1997.

     Deux mois plus tard, compte tenu de la mascarade que sont devenues les élections présidentielles en Afrique, un autre spécialiste se prononçait en faveur leur «suppression» pure et simple: «À l’échec de la greffe de l’État en Afrique subsaharienne l’élection du président de la République au suffrage universel a largement contribué. Adopté au lendemain des indépendances par la plupart des Constitutions, ce mode de désignation du chef de l’État, longtemps apprécié pour la “stabilité” qu’il semblait conférer aux institutions, doit être réévalué, et ses effets profondément délétères dénoncés»: Thierry Michalon: Le suffrage universel détourné par les clans et les intérêts privés. Pour la suppression de l’élection présidentielle en Afrique, Le Monde diplomatique, Paris, janvier 1998.

     Seulement, si aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour dire que le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani est un dictateur, force est de constater qu’il n’est pas «sorti des urnes», mais qu’il est «entré dans les urnes» pour manipuler tout ce qui s’y passe, en 2002 comme en 2016. Chaque fois qu’il plonge dans les urnes pour les dévergonder, les Mohéliens de Beït-Salam sont à ses côtés pour favoriser ses funestes desseins. En 2002 comme en 2016, il est aidé par le lugubre Hamada Madi Boléro, inégalable fugitif international, premier producteur de films pornographiques aux Comores, qui reconnaît lui-même dans son livre sa pédophilie sur ses élèves de collège. En 2016, c’est toute la «présidence mohélienne» qui était à son service avant que Dieu ne fasse tomber sur elle des regrets et des remords, compte tenu des malheurs que son poulain, le «saigneur» Azali Assoumani, a fait abattre sur ses proches.

     Pourtant, l’usurpateur Azali Assoumani n’a pas cessé de crâner devant ses séides depuis la matinée du mercredi 9 novembre 2016, arguant du fait que «maintenant, je vais pouvoir respirer un peu puisqu’un autre Président controversé vient de faire son apparition». Ce que le dictateur de village comorien omet de dire à ses séides, c’est que l’homme dont il évoque l’avènement a été élu démocratiquement, même si des interrogations subsistent sur sa personnalité sulfureuse. En plus, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani ne sait pas que «lorsque Lord Bryce écrivit à la fin du XIXème siècle son remarquable ouvrage sur La République américaine, il y inséra un curieux chapitre intitulé: “Pourquoi les grands hommes ne sont pas choisis Présidents” (Traduction française, 1912-1913, Tome I, Chapitre VIII), ce qui laissait entendre que les Présidents de son temps étaient des Américains bien moyens»: Marcel Prélot et Jean Boulouis: Institutions politiques et Droit constitutionnel, 9ème édition, Dalloz, Paris, 1984, p. 94.

     Les Présidents «moyens» dont parlait Lord James Bryce ne sont pas l’apanage de son époque et des États-Unis. C’est un phénomène mondial, qui ne s’arrête pas au XIXème siècle et au début du XXème siècle. Déjà en son temps, le Cardinal de Retz (1613-1679) disait: «L’homme public ne monte jamais si haut que s’il ne sait pas où il va». Or, personne ne sait où va le putschiste Azali Assoumani. Pis, lui-même ne le sait pas. Plus grave encore pour lui, il ne sait pas que si on croit être «monté si haut», on peut également «tomber si bas».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 9 novembre 2016.

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