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Les crypto-sambistes tentés par le «réalisme prospectif»?

Les crypto-sambistes tentés par le «réalisme prospectif»?

L’«apatrîle» français Ahmed Sambi veut redevenir Anjouanais

Par ARM

De nouveau, le Tout-Moroni susurre, murmure et chuchote. Et ce qui se dit fait rire à mort. Et comment les Comoriens ne seraient-ils pas morts de rire quand ils apprennent que l’entêté Ahmed Sambi, qui s’est découvert une âme de natif de Batsa-Itsandra, a décidé de jeter l’éponge et de redevenir Anjouanais, après avoir constaté que son aventure de ngazidjatisation tournait au vaudeville politique et au café de commerce? Oui, la chose fait rire parce que, quand les crypto-sambistes sont allés faire leur petit cinéma du côté de la Cour constitutionnelle pour essayer de savoir si leur irascible maître pourrait se présenter à l’élection présidentielle de 2016, le ministre Houmed Msaïdié avait perfidement parlé de démarche «républicaine» et «juridique», et on sait ce que cela signifie quand le ministre de l’Intérieur use de ces vocables pour parler de ses ennemis. Or, la réalité est beaucoup plus prosaïque: Ahmed Sambi et ses charmants enfants crypto-sambistes ont compris sous le manteau ce qu’ils ne veulent pas admettre publiquement depuis quelques mois: l’«apatrîle» français Ahmed Sambi ne pourra pas être candidat au scrutin présidentiel de 2016. Pour eux, il ne fait pas de doute que la Cour constitutionnelle va déclarer l’irrecevabilité de la candidature d’Ahmed Sambi à l’élection présidentielle de 2016. Point à la ligne. Que faire alors, étant entendu que le Comorien le plus têtu et le plus obsédé de pouvoir refusait tout «Plan B»? La mort dans l’âme, il était bien obligé de revoir ses ambitions présidentielles à la baisse, en décidant de porter un boubou de colistier à Anjouan de son candidat grand-comorien, le boubou de candidat à la magistrature suprême lui étant impossible sur le plan constitutionnel. Ah?

Donc, Ahmed Sambi veut redevenir Anjouanais et se présenter modestement comme un «simple» colistier de l’un de ses fidèles Grands-Comoriens. Comme on sait, le bon Caporal Bourhane Hamidou a déjà déclaré sa candidature, se faisant injurier copieusement par une aile du crypto-sambisme qui a un béguin pour la candidature de Fahmi Saïd Ibrahim. On sait qu’Ahmed Sambi a un faible pour la candidature du fidèle Caporal Bourhane Hamidou, mais il y a ceux parmi les siens qui ne veulent pas en entendre parler. «Trop faible pour la charge», disent méchamment certains crypto-sambistes. Donc, pour ne pas perdre la face au moment du dépôt des dossiers et de leur validation, il a été décidé de trouver une porte de sortie «honorable», en obtenant tout de suite l’affirmation de l’irrecevabilité de la candidature maudite et impossible et voir venir. Comme ça, le Batséen pourra toujours essayer de garder la tête haute tout en adoptant un profil bas. C’est une démarche qu’Ahmed Sambi envisage avec la joie de celui qui est obligé de prendre un poison foudroyant de type cyanure.

Pourtant, le scénario envisagé pour sortir de l’imbroglio dans lequel se sont jetés Ahmed Sambi et ses crypto-sambistes ne va pas être sans douleurs, parce que Fahmi Saïd Ibrahim s’y voit déjà et s’est déjà installé dans la posture de celui qui va porter les couleurs du crypto-sambisme, mais sans faire l’unanimité dans les rangs des partisans de l’homme le plus entêté des Comores. Dès lors, dans le microcosme politique comorien, on se demande si le courant crypto-sambiste va survivre aux craquements internes qui vont suivre le choix définitif du Président du Parti de l’Entente comorienne (PEC) comme candidat officiel du crypto-sambisme.

Dans l’affaire, il est un paramètre dont il faut tenir compte: la qualification de l’élection présidentielle de 2016 d’«élection de la mort». Oui, l’élection présidentielle de 2016 est ainsi qualifiée parce que les crypto-sambistes en ont fait un enjeu de mort, estimant que celui qui l’emportera va mettre à mort celui qui la perdra. Cette qualification est morbide et manque de caractère politique, républicain et démocratique. Faire d’une élection démocratique un enjeu de mort n’est pas une méthode intelligente, mais quand on est en présence des crypto-sambistes, il faut toujours envisager le pire. Pour autant, les autres familles politiques ne conçoivent pas du tout cette élection comme un facteur de mort, mais comme un vecteur normal et constitutionnel de transition politique dans un pays se réclamant de l’État de Droit et de la démocratie. Dès lors, la classe politique comorienne devra prouver sa maturité et son sérieux.

En même temps, il faut faire attention. Cette élection ne se fera pas sans mort d’homme. Le pire devra être envisagé, et les basses manœuvres ont déjà commencé. Des acteurs politiques font tout pour compromettre leurs ennemis dans des coups sordides. Il s’agit de méthodes d’une rare bassesse, destinées à faire discréditer les empêcheurs de tourner en rond, les ennemis. Pour l’instant, on peut parler de «paranoïa». Pourtant, il faudra faire preuve de précaution parce que même le «Plan B» finalement adopté par les crypto-sambistes ne signifie pas la fin du climat politique pourri qui règne actuellement aux Comores.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 18 octobre 2015.

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