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Les fautes de français et l’ignorance de Saïd Larifou

Les fautes de français et l’ignorance de Saïd Larifou

Comment un avocat formé en France est aussi médiocre?

Par ARM

       Saïd Larifou, «ministre “des tasˮ» du «gouvernement errant et d’errance de transition en vagabondage international» doit arrêter son char. Même son traitement de texte est foireux et cauchemardesque. Quand il fait celui-ci, il devra afficher le signe ¶, situé en haut de l’écran de son ordinateur, qui lui permettra de ne pas laisser plus d’un espace entre deux mots. Il doit savoir en plus que les parenthèses doivent être collées au mot suivant leur ouverture et celui précédant leur fermeture, au lieu de l’espace après la parenthèse d’ouverture et avant celle de fermeture. Il doit également savoir que la virgule est toujours collée au mot qui la précède.

Sa lettre du mercredi 4 août 2021, adressée au Président du Mozambique en tant que Président en exercice de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) est un placenta de chienne. On y retrouve notamment les inexactitudes et fautes suivantes:

1.- «Dans la perspective du prochain sommet de la SADC à Malawi du 9 au 18 août 2021, dont notre pays est membre». Il aurait dû écrire: «Dans la perspective du prochain sommet au Malawi, du 9 au 18 août 2021, de la SADC, dont notre pays est membre…».

2.- Il a écrit «l’hommee» au lieu de «l’Homme».

3.- Il a écrit «responsible» au lieu de «responsable».

4.- Il a écrit «l’indiqent» au lieu de «l’indiquent».

5.- Il a écrit «l’union des Comores» au lieu de «l’Union des Comores».

6.- Il a écrit «exigent aux États» au lieu de «exigent des États».

7.- Il a écrit «et s’abstenir à ne pas accorder la moindre légitimité à un régime» au lieu de «et s’abstenir d’accorder…». Par sa formule, il demande bel et bien à la SADC d’accorder de la légitimité au dictateur Assoumani Azali Boinaheri, dont il conteste la «légitimité constitutionnelle, politique et internationale». Seigneur Dieu! Et où a-t-il vu qu’un régime politique a besoin d’une «légitimité internationale» en plus de celle «constitutionnelle et politique», inhérente à la souveraineté nationale? Il confond stupidement «légitimité internationale» et «reconnaissance internationale». C’est nullissime, gravissime et honteux.

8.- Il a écrit «manitien» au lieu de «maintien».

9.- Il a écrit «les actions de la police politique, disposant d’un pouvoir exceptionnel et agissant en dehors de tout cadre légal, inquiète» au lieu de «les actions […] inquiètent». Les «actions» sont un sujet à la troisième personne du pluriel et non du singulier. Qu’on se le dise et qu’on le lui dise!

10.- Pourquoi parle-t-il «des plaintes au cabinet du Doyen des juges d’instruction Près du Tribunal judiciaire de Paris» pour des crimes commis aux Comores, par des Comoriens, sur des Comoriens? Que fait-il de la territorialité des lois, qui limite l’application de ces dernières au pays où elles ont été émises et violées, sauf dans le cas exceptionnel où l’universalité d’une juridiction étrangère peut être invoquée, sans être le cas ici? Ce n’est pas bien.

11.- Il a écrit «l’espoir de voir les États membres de la SADC à se pencher» au lieu de «l’espoir de voir les États membres de la SADC se pencher». Allons bon!

12.- Il a écrit «l’union Africaine» au lieu de «l’Union africaine». Le pauvre chéri…

13.- Pourquoi signe-t-il son chiffon par «Ancien candidat à l’élection présidentielle de l’Union des Comores – Ministre d’État, Ministre des affaires étrangères»? Écrit-il son torchon en tant que «ministre d’État, ministre des Affaires étrangères» ou en tant qu’«ancien candidat à l’élection présidentielle de l’Union des Comores»? Qu’il le dise pour que la chose soit claire dans les esprits.

14.- Il a écrit «Ministre des affaires étrangères» au lieu de «ministre des Affaires étrangères».

Parlons un peu de Droit international public. Saïd Larifou doit savoir que depuis l’arrêt rendu le 5 avril 1933 par la Cour permanente de Justice internationale (CPJI) sur Le statut juridique du Groenland oriental (CPJI: Statut juridique du Groenland oriental, arrêt du 5 avril 1933, Série A/B, n°53), le chef d’État ou de gouvernement et le ministre des Affaires étrangères engagent l’État qu’ils représentent par leurs actes et leurs paroles même relevant de la sphère privée, et qu’ils ne sauraient parler, en ce qui concerne le gouvernement, d’«acte entièrement privé qui n’exercera pas d’influence sur sa politique». Dès lors, l’ignorance de Saïd Larifou engage son «gouvernement de vagabondage international» et discrédite totalement Tonton Moustoifa Saïd Cheikh, son «Président». Les étrangers qui liront son chiffon feront des rires gras sur les Comoriens dans leur totalité. Merci.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 6 août 2021.

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